Si les entreprises contribuent très largement à la réalisation des droits humains (en fournissant, par exemple, des emplois, des médicaments ou encore, des moyens de transport), elles peuvent également être associées à leur violation. Ce phénomène, certes ancien, a pris un relief particulier dans le contexte de la mondialisation. Cette dernière a entraîné un déplacement des frontières de l'entreprise, laquelle se déploie et évolue désormais, par l'intermédiaire du groupe de sociétés et de sa chaîne d'activités, sur l'ensemble de la planète. Or, il y a là une réalité économique que le Droit peine encore à appréhender. C'est donc à ce défi juridique, la protection de la personne humaine au sein de l'entreprise mondialisée mais envisagée sous un angle singulier, celui de la dignité humaine, que cette thèse s'intéresse. L'esclavage moderne au sein des chaînes d'approvisionnement, les actes de torture et autres exactions commises par les agents de sécurité employés par l'entreprise ou encore, l'utilisation de ses biens (armes, voitures, etc.) et de ses services (prêts d'argent, entreprises de sécurité privées, etc.) par certains Etats ou groupes rebelles pour commettre des crimes internationaux, sont autant de problématiques qui y sont envisagées. Peut-on prévenir ces atteintes à la dignité humaine ? Peut-on y remédier ? Le cas échéant, comment ? C'est par un voyage au travers des disciplines juridiques (droit des affaires, droit du travail, droit civil, droit pénal, etc.), des ordres juridiques (Pays-Bas, Etats-Unis, Canada, etc.) et du temps (traite des esclaves, Révolution industrielle, Shoah, Apartheid, notamment) que ces interrogations sont abordées.
Nombre de pages
992
Date de parution
09/10/2025
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782386001505
Titre
Entreprise et dignité humaine
Auteur
Depinieux Marie
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20251009
Nombre de pages
992,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Consacré à l'analyse d'initiatives concrètes de formation d'adultes en contexte d'interculturalité, cet ouvrage rend compte d'innovations belges, canadiennes, françaises et suisses. Sont abordés : la médiation sociale et culturelle en tant qu'émergence d'un métier, l'articulation entre recherche et formation en travail social. Voici un outil d'aide à l'évaluation des actions locales d'intégration.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).