Le génocide des Tutsi et les Eglises rwandaises. Entre deuil et deni
Denis Philippe
KARTHALA
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EAN :9782384091928
Pourquoi certains secteurs des Eglises rwandaises ont-ils adopté une attitude ambiguë face au génocide des Tutsi en 1994 qui a coûté la vie à près d'un million de personnes ? Quelle part de responsabilité portent-elles dans ce gigantesque et effroyable massacre ? Comment ont-elles géré ensuite la mémoire du génocide ? En explorant ces questions pour la première fois en profondeur, ce livre révèle plus de diversité au sein des Eglises qu'on ne le reconnait généralement. Certains chrétiens ont pris des risques pour sauver des vies ; d'autres ont adopté sans réserve le point de vue du gouvernement intérimaire selon lequel les Tutsi étaient des ennemis du peuple, certains prêtres fournissant même une assistance aux assassins. Philippe Denis examine l'attitude de l'Eglise catholique, la plus importante et la plus complexe, et de l'Eglise presbytérienne, qui demandèrent publiquement pardon en décembre 1996 pour son silence durant le génocide. L'auteur propose une étude de cas sur le prêtre catholique français Gabriel Maindron, curé d'une paroisse de l'ouest du Rwanda, que les rescapés du génocide ont accusé ne pas avoir utilisé l'autorité morale dont il bénéficiait auprès des responsables et de certains des tueurs pour tenter d'arrêter les massacres. Les relations entre l'Eglise et l'Etat, très tendues sans qu'on puisse cependant parler de persécution, se sont progressivement apaisées, surtout après le synode de l'Eglise catholique préparatoire à la célébration du Jubilé de l'an 2000. Il reste que la mémoire du génocide des Tutsi demeure douloureuse et controversée dans les Eglises comme dans le reste de la société rwandaise.
Nombre de pages
324
Date de parution
25/04/2024
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782384091928
Auteur
Denis Philippe
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20240425
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324,00 €
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Philippe Denis, poète et traducteur, est né en 1947. Ses premiers livres paraissent au Mercure de France: Cahier d'ombres (1974), Eglogues (1986), Divertimenti (1991). II édite parallèlement des livres d'artiste illustrés par Miro, Gisèle Celan Lestrange, Tal Coat, Jacques Capdeville. Demozay... Depuis Notes lentes, paru en 1996, ses principaux recueils sont publiés par les éditions La Dogana: Nugae, avant-propos de Yves Bonnefoy, en 2003, Alimentation générale, suivi de Maintenance, et Sur une hauteur obstinée, en 2010.
Dans ce petit livre, Philippe Denis a réuni les poèmes que lui ont inspiré sa fréquentation, depuis les années 70 des poètes japonais réunis dans les quatre volumes de la célèbre anthologie de Haiku publiée en 1949-52 aux Etats-Unis par R. H. Blyth. N'ayant pas accès à la langue d'origine, l'auteur avoue humblement que "traduire une traduction c'est à peu près emprunter la canne d'un aveugle pour saisir ce qu'il ne peut voir" , d'où le titre, Inventions, qui dit à quel point ces textes - qui sont à l'origine des haiku de Matsuo Nachô, de Yosa Buson, de Kobaiashi Issa, et, pour les Notes sur des pivoines de Masoka Shiki -, ont été réinventés par Philippe Denis avec tout l'art qui est né de sa pratique personnelle de la poésie. Les poètes japonais du Haïku sont des maîtres dans l'art de "la saisie de l'instant dans son intégralité et dans son imperceptibilité, sans aucune fioriture" . C'est donc bien parce que, comme l'écrit Florian Rodari, Philippe Denis n'a lui-même jamais cessé de recueillir au vol et sans impatience les innombrables aspects du réel pour les distiller ensuite dans le confinement de la chambre "comme une eau qui soit enfin de vie" , qu'il a pu ainsi acquérir la précision du regard et la concision verbale qui lui permettent de nous offrir aujourd'hui, par delà l'ignorance de la langue de départ, ces poèmes de ses auteurs de chevet, comme autant de "pures merveilles" : Allume la bougie, je te montrerai pure merveille, une poignée de neige !
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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