L'épidémie du Sida en Afrique subsaharienne. Regards historiens
Denis Philippe ; Becker Charles
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782845867833
L'épidémie du sida constitue un des défis majeurs de l'afrique contemporaine. Des millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont déjà été emportés par cette maladie et, si aucun traitement n'est mis à la disposition des populations, le bilan risque d'être plus lourd encore dans les années à venir. Le sida est un phénomène qui intéresse non seulement les médecins, les virologistes et les épidémiologistes, mais aussi les spécialistes des sciences humaines, attentifs aux aspects politiques, économiques, sociaux et culturels de l'épidémie. Diagnostiqué pour la première fois en 1981, le sida est également un objet d'histoire. Quand et comment a commencé l'épidémie ? Pourquoi le sida touche-t-il davantage l'Afrique que les autres parties du monde ? Comment expliquer les variations des taux de séroprévalence au sein du continent africain lui-même ? Que savons-nous des facteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui favorisent la diffusion du virus ? Quelles raisons donner au recul du sida dans un pays comme l'Ouganda ou à son relatif non-développement au Sénégal ? C'est à ces questions que les auteurs du présent volume tentent de répondre. Originaires d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord, ils apportent une contribution originale à l'étude de l'histoire du sida en Afrique subsaharienne. Certains sont historiens de métier. Les autres, épidémiologistes, anthropologues, sociologues et spécialistes du développement, ont accepté de réexaminer les thèmes qui leur sont familiers dans une perspective spécifiquement historique.
Nombre de pages
427
Date de parution
01/09/2006
Poids
500g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867833
Auteur
Denis Philippe ; Becker Charles
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20060901
Nombre de pages
427,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pourquoi certains secteurs des Eglises rwandaises ont-ils adopté une attitude ambiguë face au génocide des Tutsi en 1994 qui a coûté la vie à près d'un million de personnes ? Quelle part de responsabilité portent-elles dans ce gigantesque et effroyable massacre ? Comment ont-elles géré ensuite la mémoire du génocide ? En explorant ces questions pour la première fois en profondeur, ce livre révèle plus de diversité au sein des Eglises qu'on ne le reconnait généralement. Certains chrétiens ont pris des risques pour sauver des vies ; d'autres ont adopté sans réserve le point de vue du gouvernement intérimaire selon lequel les Tutsi étaient des ennemis du peuple, certains prêtres fournissant même une assistance aux assassins. Philippe Denis examine l'attitude de l'Eglise catholique, la plus importante et la plus complexe, et de l'Eglise presbytérienne, qui demandèrent publiquement pardon en décembre 1996 pour son silence durant le génocide. L'auteur propose une étude de cas sur le prêtre catholique français Gabriel Maindron, curé d'une paroisse de l'ouest du Rwanda, que les rescapés du génocide ont accusé ne pas avoir utilisé l'autorité morale dont il bénéficiait auprès des responsables et de certains des tueurs pour tenter d'arrêter les massacres. Les relations entre l'Eglise et l'Etat, très tendues sans qu'on puisse cependant parler de persécution, se sont progressivement apaisées, surtout après le synode de l'Eglise catholique préparatoire à la célébration du Jubilé de l'an 2000. Il reste que la mémoire du génocide des Tutsi demeure douloureuse et controversée dans les Eglises comme dans le reste de la société rwandaise.
Philippe Denis, poète et traducteur, est né en 1947. Ses premiers livres paraissent au Mercure de France: Cahier d'ombres (1974), Eglogues (1986), Divertimenti (1991). II édite parallèlement des livres d'artiste illustrés par Miro, Gisèle Celan Lestrange, Tal Coat, Jacques Capdeville. Demozay... Depuis Notes lentes, paru en 1996, ses principaux recueils sont publiés par les éditions La Dogana: Nugae, avant-propos de Yves Bonnefoy, en 2003, Alimentation générale, suivi de Maintenance, et Sur une hauteur obstinée, en 2010.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.