Sociologie de la magistrature. Genèse, morphologie sociale et conditions de travail d'un corps
Demoli Yoann ; Willemez Laurent
ARMAND COLIN
26,10 €
Epuisé
EAN :9782200634308
Qui sont ces femmes et ces hommes qui ont pour mandat de poursuivre et de juger leurs concitoyens ? Fonctionnaires atypiques, les magistrat.es sont au coeur de nombreux débats, au sein d’une société en demande perpétuelle de justice mais connaissant très mal ceux et celles qui en sont les acteurs principaux. Craints par les citoyens comme par les élites – politiques ou économiques –, ils sont omniprésents dans la fiction comme dans l’espace médiatique, mais n’en restent pas moins l’objet de malentendus et d’incompréhensions.L’intérêt de cet ouvrage est de proposer de manière inédite une analyse du corps de la magistrature et de sa morphologie dans son ensemble. Comment la magistrature s’est-elle construite au XXe siècle pour former le corps que l’on connaît aujourd’hui ? Qui sont les magistrat.es et quelles sont leurs origines ? Comment se différencient leurs carrières ? Dans quelles conditions se déroulentleurs activités au quotidien ? L’ouvrage permet de revenir sur des débats récurrents qui agitent la profession, et bien au-delà : la question de l’origine sociale et de la formation des membres du corps, l’enjeu de sa féminisation, les conditions de travail vécues, les perceptions du « corporatisme » des magistrats.Cette enquête fouillée croise de multiples sources et s’appuie sur une bibliographie exhaustive des études sur la justice et la haute fonction publique, ainsi que sur une connaissance fine de l’histoire du corps et de son fonctionnement contemporain.
Nombre de pages
228
Date de parution
08/03/2023
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782200634308
Titre
Sociologie de la magistrature. Genèse, morphologie sociale et conditions de travail d'un corps
Auteur
Demoli Yoann ; Willemez Laurent
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
160
Poids
370
Date de parution
20230308
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Changement climatique, pollutions et dégradation de la biodiversité sont devenus les plus grandes menaces qui pèsent sur l’humanité, et constituent les défis parmi les plus décisifs que doivent relever les sociétés humaines. Si ces phénomènes impliquent des mécanismes biophysiques et géochimiques, ils sont la conséquence des activités humaines, des modes de production et des modes de consommation des sociétés. Face à ces changements qui interrogent la place de l’homme dans la nature, il est nécessaire de repenser conjointement les relations des hommes entre eux, des hommes aux autres vivants et des hommes aux biens matériels : c’est justement l’enjeu de la sociologie de l’environnement que de proposer des analyses qui permettent d’éclairer l’ensemble de ces relations.Riche d’une tradition interrogeant la modernité, la sociologie permet de mieux comprendre de nombreuses dimensions des problèmes environnementaux dans des sociétés où le partage des fruits de la croissance fait place au partage du fardeau écologique : qu’ont à nous dire à leur sujet les sociologues classiques et contemporains ? Comment les problèmes environnementaux se constituent-ils en enjeux sociaux ? S’il n’y a qu’une terre, les sociologues ont montré que tous les hommes ne sont pas égaux face aux enjeux écologiques, dans la mesure où les inégalités face à l’environnement sont multiples, redoublant les autres formes d’inégalités sociales. La sociologie de l’environnement pose enfin des enjeux proprement politiques : forte de sa connaissance des mouvements sociaux, la sociologie éclaire tant les processus de mise à l’agenda des problèmes environnements que la construction et les effets de l’action publique environnementale.
L'automobile ne cesse d'exciter les passions et de susciter les controverses. Choisie et utilisée avec soin, présentée comme un symbole de réussite et d'autonomie, elle est aussi fustigée comme la cause de nombreux fléaux environnementaux, urbanistiques et sanitaires du monde contemporain. Si la voiture est l'objet de jugements si paradoxaux, c'est parce qu'elle n'est pas seulement un objet matériel, mais un fait social à part entière. Sur la base d'une synthèse inédite de travaux tant français qu'étrangers, cet ouvrage montre que le phénomène automobile peut se comprendre à partir des divisions et des enjeux de domination entre les groupes sociaux. Il examine, dans cette perspective, la diffusion historique de l'automobile, la massification de son usage - autant que son timide reflux -, la diversité des cultures et des identités dont elle est le véhicule, sans oublier ses externalités négatives, qui suivent les lignes de structuration du monde social. Le regard sociologique offre ainsi des clés de décryptage du monde automobile, à la fois originales et éclairantes dans les débats sur son avenir.
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A partir des données d'une enquête menée auprès d'un échantillon représentatif de la population française en 2017, ce livre analyse les dimensions sociales et politiques de la transition écologique. Il souligne la diffusion large mais inégale des préoccupations environnementales. Il montre que la prise de conscience des enjeux ne s'accompagne pas nécessairement de l'adoption de pratiques orientées vers la sobriété et la préservation de l'environnement. Quatre configurations idéal-typiques ressortent de cette articulation problématique des attitudes et des pratiques : "consumérisme assumé" , "éco-consumérisme" , "éco-cosmopolitisme" et "frugalité sans intention" . Cette typologie suggère la complexité des arbitrages associés aux politiques de la transition écologique, qui articulent des enjeux de justice sociale et d'efficacité environnementale. Ces arbitrages, qui mobilisent l'incitation ou la contrainte, n'opèrent pas de simples choix techniques. Ils s'inscrivent dans le cadre des fractures sociales, économiques, culturelles et territoriales qui traversent la société française et mettent en jeu des intérêts divergents qui en illustrent la dimension proprement politique.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
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