Les poèmes et les petits textes en prose de Carla Demierre reposent sur une économie minimaliste et s'apparentent au mouvement de l'art concret et de la poésie visuelle. Cette poétique relève de principes formels très affirmés, tels que les jeux de permutation, la répétition, le détournement typographique. L'équilibre du poème ne tient souvent que par quelques éléments. Si le point de départ du " vers " minimaliste est conceptuel, l'abstraction ou l'absence du sujet est néanmoins chaleureuse et vivante, quotidienne. Par l'esprit, Carla Demierre est proche d'Emmet Williams et des artistes Fluxus. Les éditions Héros-Limite ont publié des traductions d'Eugen Gomringer, Robert Lax, Simon Cutts, Ulises Carrion, qui s'inscrivent tous dans cette lignée.
Nombre de pages
118
Date de parution
20/09/2019
Poids
162g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782889550180
Titre
Autoradio
Auteur
Demierre Carla
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
150
Poids
162
Date de parution
20190920
Nombre de pages
118,00 €
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Ce travail critique ne va pas sans une remise en cause radicale de l'usage de la langue, ainsi qu'en témoigne le titre programmatique du livre. Le programme consiste, précisément, à revisiter la terminologie de la relation amoureuse telle qu'elle s'exprime dans des productions littéraires qui vont du récit intimiste (fictionnel ou non) du type « Journal de Bridget Jones », jusqu'à la rubrique « Courrier des lectrices » des magazines féminins. Alors que Madame de La Fayette déployait toutes les nuances de la parole amoureuse à travers l'usage quasi-exclusif du plus-que-parfait du subjonctif, Carla Demierre choisit d'en assurer un remontage décapant qui procède d'accélérations subites, de zappings échevelés, d'emboîtements cocasses. Au résultat : la dévastation joyeuse et féroce de cette rhétorique préfabriquée de l'affect qui aligne l'authenticité sur la reconduction ad libitum des stéréotypes les plus fatigués.
L'Ours Blanc publie des textes brefs et singuliers, en leur consacrant un numéro entier. Le sommaire de la revue s'écrit donc au fur et à mesure des livraisons. Cette volonté d'ouverture témoigne de l'envie d'aborder le champ littéraire comme un espace dont les limites n'ont rien de définitif ni de contraignant. Les vivants à l'abri de Carla Demierre est le sixième numéro de L'Ours blanc
Une cabane au milieu de la forêt. Un enregistreur, un cahier, une boîte de craies, un bandana violet. Deux soeurs, Arole et Bleuet, viennent de quitter la maison.
Avec ce livre qui fonctionne un peu comme un roman d'aventure, Carla Demierre nous entraîne dans les univers parallèles d'Élise Müller, et signe une contre-histoire de la plus célèbre des médiumes.
Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.