
LE SILENCE DES MOINES. Les trappistes au XIXème siècle, France, Algérie, Syrie
Instituée par décision canonique de Pie VI en 1794, la Trappe est née d'une double volonté: résister à la Révolution et poursuivre la réforme introduite dans le monde cistercien par l'abbé de Rancé. Cette origine historique donne aux trappistes, tout au long de " leur " siècle, un prestige qui pousse vers leurs maisons, masculines ou féminines, une foule de postulants, attirés par l'ascétisme extrême qui règle la vie des trappes françaises, leur critique radicale du monde, leur intransigeance vis-à-vis de l'état ou de l'église-institution. Les " moines blancs ", tourmentés par la quête éperdue des origines, tournés vers une utopie autant religieuse que sociale, fascinent leurs contemporains, simples visiteurs, écrivains (de Chateaubriand à L. Bloy), personnalités engagées dans un processus de fondation ou de mission (comme Charles de Foucault). En 1899, sur intervention directe du Saint-Siège, la Trappe s'éloigne du monachisme radical pour devenir un Ordre réformé et contrôlé depuis Rome. A cette occasion, Léon XIII salue les " cisterciens réformés " du titre de " phalange avancée du christianisme ", soulignant ainsi la dette contractée envers les ex-trappistes, tant en France qu'en pays de mission, par la chrétienté du XIXe siècle. La connaissance du christianisme contemporain, dans ses aspects les plus cachés et les plus silencieux, passe par celle de la Trappe. C'est ce que découvre L. Massignon à l'aube du XIXe siècle. Et c'est ce que la présente étude aspire à confirmer.
| Nombre de pages | 612 |
|---|---|
| Date de parution | 20/03/1998 |
| Poids | 970g |
| Largeur | 157mm |
| EAN | 9782701013473 |
|---|---|
| Titre | LE SILENCE DES MOINES. Les trappistes au XIXème siècle, France, Algérie, Syrie |
| Auteur | Delpal Bernard |
| Editeur | BEAUCHESNE |
| Largeur | 157 |
| Poids | 970 |
| Date de parution | 19980320 |
| Nombre de pages | 612,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Religion et enfermements (XVIIe-XXe siècles)
Faure Olivier ; Delpal BernardBiographie de l'auteur Bernard Delpal, spécialiste d'histoire religieuse, et Olivier FAURE (Lyon III), spécialiste d'histoire de la médecine, ont été les animateurs du programme pluridisciplinaire " Enfermements, marges et société " (1996-2002). Ils sont depuis 2003 tous. deux membres du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (UMR 5190).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

3000 accords mets & vins
Delpal Jacques-LouisPlus de 3 000 accords pour 500 plats de l'entrée au dessert. Un classement par grands thèmes (entrées, légumes, boeuf, volaille, etc.), puis par plats, avec pour chacun une présentation succincte de ses saveurs. Pour chaque plat, la liste des meilleurs accords, avec un classement des appellations par couleur pour plus de clarté. Un index des vins et un index des plats, pour trouver immédiatement quel plat faire pour tel vin, et inversement.EpuiséVOIR PRODUIT9,50 € -

Economie du luxe
Delpal Franck ; Jacomet DominiqueLe luxe est une valeur refuge en temps de crise. En 2012, LVMH (Louis Vuitton, Bulgari, Céline, etc.) annonçait un bond de 28 % de son bénéfice net et un CA en progression de 26 %. PPR (Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, etc.) a fait état d'une croissance de 17 % de son pôle Luxe. Parallèlement, de nombreuses marques indépendantes font le pari d'un positionnement très haut de gamme.Cet ouvrage sur le luxe présente le marché, ses acteurs, l'évolution de leurs business models, les tendances de consommation, de communication, de distribution, etc. Il prend en compte les dernières tendances en termes de communication (marketing digital, etc.) et décrit les stratégies d'internationalisation des entreprises dans les pays émergents.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,45 € -

Hautes-Vosges Haute-Alsace. Altitude Fermes - Auberges
Delpal Jacques-LouisPlein ciel, pleine nature, une autre Alsace. Celle des Hautes-Vosges du Haut-Rhin, ici impressionnantes par leurs escarpements, là doucement montueuses. Celle des Ballons et des hautes-chaumes, d'une immense forêt, des sentiers de randonnée et des transhumances. Une Haute-Alsace qui a double vue, à l'est sur l'univers rhénan, à l'ouest sur les Vosges lorraines où ses troupeaux trouvèrent longtemps pâture. Les lignes bleues de son lointain? celles de la Forêt-Noire, des Alpes suisses, du Jura. Ce livre imagé, documenté, fait découvrir ou redécouvrir les Vosges granitiques du "68", de la Liepvrette, de la Weiss, de la Fecht, de la Thur et de la Doller, des eaux vives et des lacs, des crêtes et des vallons. Elles ont des particularités géologiques et géographiques marquées, mais aussi humaines. Ce sont celles des Fermes-Auberges tout à fait paysannes et tout à fait accueillantes, qui s'imposent une charte contraignante et la revendiquent. Les fermes d'éleveurs de montagne, pour la plupart "trayeurs" (ce que signifie "marcaire"), pour la plupart fromagers et faisant redécouvrir le munster, valorisant leurs produits et ceux de leurs voisins, leur crème, leur fromage blanc, parfois leurs fruits. Et, toujours, une viande succulente, bovine avant tout, celle aussi des porcs nourris au petit lait près de l'étable. Des éleveurs cueilleurs de myrtilles en leur saison, qui ont affiné leurs dons pour une cuisine typée, toujours généreuse. Jacques-Louis Delpal terminait ce livre, textes et photos, au moment où la très sélective association des Fermiers-Aubergistes du Haut-Rhin fêtait ses quarante ans. Cet album des saveurs et de tous les verts montre des paysages divers, de Sainte-Marie-aux-Mines à l'approche du Sundgau, évoque moraines et prairies d'estive, est peuplé de vaches vosgiennes aussi symboliques que les cigognes, de troupeaux, développe les panoramas. Surtout, il donne aux gens la place d'honneur: les éleveurs, les agricultrices chez qui on s'attable et qui régalent sont tous des paysans de montagne à qui cette montagne doit beaucoup. Delpal conte l'histoire ancestrale et le présent des marcaires et des agriculteurs qui ont Fait le paysage et le maintiennent, aiment un beau pays où la vie est rude. Evitant les poncifs, ne multipliant les anecdotes que fondées, il s'est entretenu avec eux, pendant la traite, à l'auberge après le service, parfois dans la cuisine ou dans la fromagerie, dans les chaumes, à la "ferme d'en bas". Cet auteur "très géographe et bon gastronome" dont l'illustre Germain Muller relut et préfaça les premières enquêtes touristiques, prouve à nouveau qu'il est fin connaisseur des univers de toute l'Alsace, traditionnelle et réelle, à laquelle il a consacré des ouvrages de référence, d'innombrables articles "papier" et "internet". Pour en savoir plus sur lui et sa bibliographie, pas seulement alsacienne, il suffit d'interroger le webEpuiséVOIR PRODUIT28,01 €
Du même éditeur
-

Les fondements charismatiques de la bureaucratie. La référence à l'Esprit dans l'ecclésiologie médié
Fontbonne AlexisDans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER44,00 € -

Littérature et pensée scolastique (XIIIe-XVe siècles)
Fasseur Valérie ; Valette Jean-RenéScolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER44,00 € -

Recherches dans la foi. Trois études sur Origène, Saint Anselme et la philosophie chrétienne
Lubac Henri deUne exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,00 € -

Aux origines de la congrégation du Saint-Esprit
Michel JosephEn octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 €
