Voici un "journal de confinement" qui est le contraire d'un journal de confinement : il est cheminement d'un poème, en dialogue avec "La Divine Comédie" de Dante, produisant des échos parmi les personnes avec lesquelles l'auteur correspond et partage son chant le long de la pandémie. On y croise Michel Houellebecq, Nancy Houston et Bruno Latour. Il s'agit bien d'une quête de la parole, en un temps où tout porte à l'étouffer, et d'une tentative de communion autour de l'écriture poétique. Grâce aux échanges d'e-mails avec un public qui n'est pas celui, habituel, des amateurs de poésie, ces poèmes ont dû apprendre à parler à de nouveaux lecteurs, souvent peu au fait de la création poétique contemporaine. D'où un retour à des formes traditionnelles (l'alexandrin, le sonnet), aisément reconnaissables par le plus grand nombre. Il s'en est suivi une forme de "révolution poétique" . Pour mieux dire un monde qui s'en va, et peut-être se préparer à un monde qui n'est pas encore arrivé.
Nombre de pages
128
Date de parution
21/04/2022
Poids
130g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782491517168
Titre
La Divine Pandémie
ISBN
2491517167
Auteur
Delouze Marc
Editeur
AETHALIDES
Largeur
118
Poids
130
Date de parution
20220421
Nombre de pages
128,00 €
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1963 : le narrateur, jeune communiste encore adolescent, fait l'expérience d'un voyage aux USA qui l'ouvre à l'âge adulteâ??; il découvre le sexe, le consumérisme, la ségrégation. Soixante ans plus tard, en poète accompli, il entreprend sur les traces de son initiation un voyage de mémoire, fait de strates d'autres voyages et d'une vie dédiée à l'humanisme et à l'art."Les mots transportent dans tes veines les blessures de la mémoire. (Il arrive que les corps blessés cicatrisent. La mémoire - jamais.) Tu mâches dans ta bouche un tas de paroles accumulées que tu n'as pas dites. Pour ne pas étouffer, tu ouvres en toi la fenêtre de ton récit. Au-dehors, pendant ce temps, d'autres récits se sont écrits. En cet automne 2023, tu écris un livre à l'intérieur d'un livre." Avec Le vieux nègre est toujours là, le poète Marc Delouze, fondateur des Parvis poétiques, entraîne son lecteur dans un dédale d'échos et de souvenirs, qui est autant poème que témoignage d'une génération qui rêva d'un monde solidaire et sans discrimination. Si l'histoire semble lui donner tort, doit-on cesser de rêver et d'aimer pour autantâ??...
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En cent douze sonnets, Laurent Robert compose la chronique de ses jours ? y intégrant hommages, fantasmes, coups de coeur et coups de gueule ? et livre une poésie ciselée et vibrante, soumise aux contraintes classiques, mais aussi émancipée par l'évocation d'un matériau contemporain mêlant humour et sensualité, mélancolie et satire. Le poète ne s'interdit rien : Homère y est fatigué, Briséis avec ou sans culotte dans un bar bruxellois, Eden Hazard et Jeff Bezos peuvent se croiser au détour d'une strophe ? tous comptent beaucoup moins que la beauté des femmes, d'hier et d'aujourd'hui. Une postface de l'auteur, "Du Sonnet en 14 fragments", complète l'ouvrage. Laurent Robert est professeur de littérature en Belgique. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, dont "Protocole du seul" (Ed. Unimuse, 1994), "Guerres" (Le Chasseur abstrait, 2017) et "Gorgonzola" (Le Chasseur abstrait, 2018).
2145 : la libération animale a eu lieu un siècle plus tôt, et l'humanité s'évertue désormais à transformer le génome afin d'éliminer la prédation et le conflit. A la suite de la résistance animaliste du siècle précédent, un nouveau mouvement éthique et frugivore, le Flower Power, accuse les véganes d'être les infâmes prédateurs des plantes innocentes. Le paradis sur Terre est, pour celles-ci, un enfer. Malgré son indifférence à la cause végétale, un jeune étudiant, Dan, intègre le mouvement pour se rapprocher de l'envoûtante Alice. Parviendra-t-il à se faire aimer d'elle ? Sa quête sera d'autant plus difficile qu'un autre groupuscule, plus radical, visant à délivrer tous les êtres vivants de la souffrance et de la mort, s'oppose à la réalisation de ses projets amoureux. Du véganisme au transhumanisme, le réel réussira-t-il enfin à se transformer pour tous en véritable paradis ? Dans la lignée de son dernier ouvrage, Dieu-Denis ou k divin poulet, Alexis Legayet explore la question de l'antispécisme poussé jusqu'à ses ultimes conséquences en proposant une fiction loufoque et philosophique. Il nous invite ici, en nous souhaitant la Bienvenue au paradis, à sonder notre ingénuité, à travers une fable mordante au ton candide et iconoclaste.
Un quartier tranquille. On se croise sans se voir, sans jamais se rencontrer. On s'observe, parfois. Il ne se passe rien d'habitude, ou alors pas grand-chose. Jusqu'au jour où un enfant disparaît. Qui sont-ils vraiment ceux qui habitent là? ? Qui ont vu quelque chose mais ne le diront pas ou bien qui n'ont rien vu alors qu'ils auraient dû, qui disent n'importe quoi pourvu qu'on les écoute. Il y a la vieille qui passe sa journée à la fenêtre, en face, et le voisin reclus ? ; il y a le garçon qui ne dit jamais rien et le livreur qui passe... Qui sont-ils ceux qui cherchent à comprendre, à retrouver l'enfant ?? Les flics, les journalistes, qui posent des questions parce que c'est leur travail, mais qui ne trouvent rien - qui pensent à autre chose, parfois... Leur seul point commun, à tous, c'est l'enfant disparu. Quel est son nom, déjà? ? Un seul est le coupable, c'est vrai, les autres sont innocents. Mais le sont-ils vraiment ?
Elle est la plus belle femme du monde. Mais elle est prisonnière des hommes. De leur orgueil. De leur avidité. De leur ignorance. Ecartelée entre deux mondes, elle est la source d'un conflit qui depuis dix années se déploie à ses pieds, dans la plaine, au bas des murailles qui la maintiennent recluse. Pour sortir de son enfermement, pour conjurer l'hostilité des femmes comme la violence des hommes, elle use de sa voix et d'un art ancien : elle dessine des signes sur une tablette d'argile - mémoire fragmentée d'une liberté éteinte. Ne doutez pas de ses crocs : la chienne porte la vengeance, elle déchaîne la mort. Ils ne pensent pas vraiment à nous. Pourtant certains se montrent gentils. Certains se montrent même intelligents, fins, spirituels. Cela ne change rien. Même pour ceux-là, nous devenons des chiennes si nous les imitons, si nous nous montrons intelligentes, fines, spirituelles. Les hommes ont comme un oeil crevé, et c'est cet oeil qui nous regarde.