2145 : la libération animale a eu lieu un siècle plus tôt, et l'humanité s'évertue désormais à transformer le génome afin d'éliminer la prédation et le conflit. A la suite de la résistance animaliste du siècle précédent, un nouveau mouvement éthique et frugivore, le Flower Power, accuse les véganes d'être les infâmes prédateurs des plantes innocentes. Le paradis sur Terre est, pour celles-ci, un enfer. Malgré son indifférence à la cause végétale, un jeune étudiant, Dan, intègre le mouvement pour se rapprocher de l'envoûtante Alice. Parviendra-t-il à se faire aimer d'elle ? Sa quête sera d'autant plus difficile qu'un autre groupuscule, plus radical, visant à délivrer tous les êtres vivants de la souffrance et de la mort, s'oppose à la réalisation de ses projets amoureux. Du véganisme au transhumanisme, le réel réussira-t-il enfin à se transformer pour tous en véritable paradis ? Dans la lignée de son dernier ouvrage, Dieu-Denis ou k divin poulet, Alexis Legayet explore la question de l'antispécisme poussé jusqu'à ses ultimes conséquences en proposant une fiction loufoque et philosophique. Il nous invite ici, en nous souhaitant la Bienvenue au paradis, à sonder notre ingénuité, à travers une fable mordante au ton candide et iconoclaste.
Nombre de pages
192
Date de parution
24/09/2020
Poids
197g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782491517052
Titre
Bienvenue au paradis
Auteur
Legayet Alexis
Editeur
AETHALIDES
Largeur
118
Poids
197
Date de parution
20200924
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
France 2029. Alain Barfol, professeur de philosophie et militant de gauche, commet sans le vouloir un acte sacrilège que la société désormais dirigée par les valeurs d'un féminisme militant ne lui pardonne pas. Il est alors interné dans un centre de rééducation où on lui impose de se défaire de ses stéréotypes machistes, sous peine de ne pouvoir réintégrer ses fonctions. Alain Barfol parviendra-t-il à se réinsérer dans la nouvelle société féministe ou bien devra-t-il rompre avec elle en s'affiliant aux rebelles masculinistes ? Comédie romanesque posant la question du devenir du masculin, sous l'hypothèse devenue classique d'une féminisation du monde occidental, ce livre est aussi une réflexion sur la permanence des enjeux de pouvoir (le pervers n'est jamais celui ou celle que l'on imagine) et sur l'érosion de l'assomption de notre nature. Alexis Legayet continue avec cette fable l'exploration d'un thème entamé dans ses précédents ouvrages : le transhumanisme est-il un humanisme ?
Sidonie Tournesol, vous connaissez ? Non, évidemment... Malgré sa lutte et ses cris, la soeur du célèbre professeur n'a jamais trouvé d'existence sociale. Si injustement mise en scène par le célèbre Hergé, elle s'incarne ici dans le monde du réel et révèle la vérité sur son frère aimé : Tryphon Tournesol n'est pas un "zouave".
D'aucuns, parmi de grands poètes, l'ont aussi nomme l'Idole, l'Oeillet, et, argotiques ou non, les mots ne manquent pas pour évoquer l'anus. L'Astre noir est l'une de ses intrigantes appellations, mystérieuse boutonnière siégeant en un pudique mais néanmoins central repli de notre corps, plus prosaïquement appelé trou dm cul ou trou d'balle dans l'imaginaire populaire. Lieu de fonction et d'évacuation, mais aussi lieu de l'interdit et de la transgression fantasmatique et orgastique, abîme sans fond dont Alexis Legalret, professeur de philosophie en lycée, s'emploie dans cet ouvrage, tout autant heuristique que cocasse, à faire une "anal-yse" réjouissante de l'insondable...
Dieu est scandalisé. Les hommes, loin d'avoir compris et appliqué le message de paix et de fraternité qu'il a prodigué il y a deux mille ans, torturent et exterminent plus que jamais les animaux de la planète. Déterminé à mettre fin à ce massacre, Dieu décide de revenir sur la Terre et de se réincarner en... poulet, l'animal le plus ignominieusement exploité. Comment réussira-t-il cette nouvelle mission ? Sera-t-il entendu ? Et quelles conséquences aura ce second passage sur Terre ? Dans cette fable à la Voltaire, c'est toute la question de notre rapport aux animaux qui est traitée, de manière à la fois humoristique et provocante, pour permettre de mieux réfléchir à l'un des sujets essentiels de notre époque.
En cent douze sonnets, Laurent Robert compose la chronique de ses jours ? y intégrant hommages, fantasmes, coups de coeur et coups de gueule ? et livre une poésie ciselée et vibrante, soumise aux contraintes classiques, mais aussi émancipée par l'évocation d'un matériau contemporain mêlant humour et sensualité, mélancolie et satire. Le poète ne s'interdit rien : Homère y est fatigué, Briséis avec ou sans culotte dans un bar bruxellois, Eden Hazard et Jeff Bezos peuvent se croiser au détour d'une strophe ? tous comptent beaucoup moins que la beauté des femmes, d'hier et d'aujourd'hui. Une postface de l'auteur, "Du Sonnet en 14 fragments", complète l'ouvrage. Laurent Robert est professeur de littérature en Belgique. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, dont "Protocole du seul" (Ed. Unimuse, 1994), "Guerres" (Le Chasseur abstrait, 2017) et "Gorgonzola" (Le Chasseur abstrait, 2018).
Un quartier tranquille. On se croise sans se voir, sans jamais se rencontrer. On s'observe, parfois. Il ne se passe rien d'habitude, ou alors pas grand-chose. Jusqu'au jour où un enfant disparaît. Qui sont-ils vraiment ceux qui habitent là? ? Qui ont vu quelque chose mais ne le diront pas ou bien qui n'ont rien vu alors qu'ils auraient dû, qui disent n'importe quoi pourvu qu'on les écoute. Il y a la vieille qui passe sa journée à la fenêtre, en face, et le voisin reclus ? ; il y a le garçon qui ne dit jamais rien et le livreur qui passe... Qui sont-ils ceux qui cherchent à comprendre, à retrouver l'enfant ?? Les flics, les journalistes, qui posent des questions parce que c'est leur travail, mais qui ne trouvent rien - qui pensent à autre chose, parfois... Leur seul point commun, à tous, c'est l'enfant disparu. Quel est son nom, déjà? ? Un seul est le coupable, c'est vrai, les autres sont innocents. Mais le sont-ils vraiment ?
Elle est la plus belle femme du monde. Mais elle est prisonnière des hommes. De leur orgueil. De leur avidité. De leur ignorance. Ecartelée entre deux mondes, elle est la source d'un conflit qui depuis dix années se déploie à ses pieds, dans la plaine, au bas des murailles qui la maintiennent recluse. Pour sortir de son enfermement, pour conjurer l'hostilité des femmes comme la violence des hommes, elle use de sa voix et d'un art ancien : elle dessine des signes sur une tablette d'argile - mémoire fragmentée d'une liberté éteinte. Ne doutez pas de ses crocs : la chienne porte la vengeance, elle déchaîne la mort. Ils ne pensent pas vraiment à nous. Pourtant certains se montrent gentils. Certains se montrent même intelligents, fins, spirituels. Cela ne change rien. Même pour ceux-là, nous devenons des chiennes si nous les imitons, si nous nous montrons intelligentes, fines, spirituelles. Les hommes ont comme un oeil crevé, et c'est cet oeil qui nous regarde.
Récit de combat d'un écrivain confronté depuis plus de vingt ans à la dysphorie, Lettre au recours chimique frappe autant par sa poésie que par son authenticité. Avec l'héritage assumé d'Antonin Artaud et de Sarah Kane, Christophe Esnault revendique le face-à-face avec le psychiatre et affirme que vivre est aujourd'hui une pathologie. Loin d'être une attaque frontale contre l'industrie pharmaceutique et le pouvoir psychiatrique, ce récit explosif, inventif, toujours en mouvement, est une tentative de pensée salvatrice parce que tout en auto-dérision. Un récit qui se veut à la fois porte-parole des millions de consommateurs de neuroleptiques et un appel aux psychiatres pour que leur institution assure le premier geste d'urgence : l'écoute.