Les processus de formation et d apprentissage sont dans une étroite relation avec la compréhension que les individus ont de l histoire de leur vie et du sens qu ils donnent à leurs expériences. Réunissant des contributions brésiliennes et européennes, ce premier titre de la collection illustre le rôle central de la dimension biographique dans les processus de formation: qu il s agisse des formes instituées de formation ou des modes d apprentissage informel liées aux situations de l existence individuelle et de la vie sociale, aucun des domaines de l expérience humaine n échappe au travail de mise en forme de soi et du monde autour de soi. Biographie et formation renvoient l une à l autre comme les deux faces d une même entreprise: celle qui fait de l acteur biographique un continuel apprenti et formateur de soi-même. Seront intéressés tous ceux qui ont, à quelque niveau que ce soit (y compris parental), un rôle d éducation ou de formation.L éducation concerne aujourd hui tous les individus d une société, durant toute leur existence, elle englobe, à côté des savoirs fondamentaux et des disciplines enseignés à l école et à l université, les savoirfaire professionnels aussi bien que les compétences comportementales: elle est donc, politiquement et socialement, l affaire de tous. Mais elle est de plus en plus, dans les injonctions collectives, dans les représentations individuelles et dans la réalité des trajets de formation, l affaire de chacun. La collection « (Auto)biographie 8 Éducation » se propose de documenter et d analyser comment les individus « travaillent » et s incorporent biographiquement les épisodes et les expériences d apprentissage et de formation tout au long de la vie et comment les parcours éducatifs contemporains, marqués par la pluralité et la diversité des expériences sociales et professionnelles, se singularisent dans des histoires individuelles. Conçue pour réunir des collaborations internationales, la collection accueille des ouvrages (témoignages, essais, travaux de recherche individuels collectifs) ouverts à la diversité des approches et des points de vue.
Nombre de pages
138
Date de parution
23/02/2009
Poids
170g
Largeur
140mm
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EAN
9782912868633
Titre
Parcours de vie, apprentissage biographique et formation
Comment habiter "hors de chez-soi" ? Comment habiter "hors de soi" ? Un numéro qui interroge les conditions matérielles, psychiques, mais aussi sociales et politiques d'un habiter marqué par le transit, l'entre-deux, la marginalité, un habiter "en étranger". Comment "trouver lieu" et comment "trouver son lieu" lorsque - réfugié, sans-papiers, prostitué(e), handicapé, malade mental, prisonnier - on appartient à une catégorie de population mise à l'écart de l'espace commun ...
Le recherche biographique se donne pour projet d'explorer les configurations qui permettent à l'individu de donner forme et sens à son expérience dans les registres pluriels de son existence. Dans le domaine de l'éducation, elle s'attache à mieux comprendre la manière dont les acteurs font signifier leurs expériences de formation et d'apprentissage, le rôle que jouent les institutions éducatives et formatives dans les constructions biographiques individuelles et dans les processus de socialisation.
Le travail d'un chercheur s'inscrit dans un champ de connaissances qui a ses conventions, ses règles, ses références obligées. Les voies de la recherche doivent obéir à des canons, suivre des codes, émettre des signaux attendus et répertoriés. Mais il est d'autres voies, plus buissonnières ou plus souterraines, qui irriguent le travail du chercheur. Ces voies, souvent il les trouve dans quelque affinité avec des manières de faire et d'être où il éprouve le sentiment d'une plus grande congruence à soi-même. Frayer ces voies offre à son métier de chercheur les ressources inattendues d'un ailleurs, d'un autrement. Voies de traverse qui éloignent et qui relient, qui vont voir là-bas pour mieux éclairer ici. Voies de traverse parce qu'elles mènent à pratiquer d'autres formes d'agir, de penser, de créer et, avec elles, à éprouver d'autres formes de vie, à écrire autrement la vie. Pour l'universitaire et la chercheure que je suis, la littérature et la photographie sont les univers de forme qui m'ont conduite sur ces chemins de traverse. Les textes rassemblés dans cet ouvrage sont le reflet de cette double polarité littéraire et photographique. Sous le triple signe du récit (mythos), de l'image (eikon) et de la méthode (methodos), ils proposent des modes différenciés de médiation et d'action et signent une certaine manière d'être dans le rapport à soi et au monde.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le
La culture Koongo s'organise autour de la palabre : contes, proverbes... Cet ouvrage inaugure une collection, Les enfants écrivains de la brousse, qui entend recueillir les traditions orales pour les enfants et par les enfants. Ce livre est le résultat d'un travail d'équipe - enfants et adultes, néophytes et spécialistes, Congolais et Français - en amitié. Il s'adresse principalement aux collégiens congolais, de la 6e à la 3e, et à leurs maîtres, mais intéressera sous toutes les latitudes.