Il n'y a pas à guérir la crise d'adolescence, ni à la raccourcir, mais plutôt à l'accompagner et, si on savait comment, à l'exploiter pour que le sujet en tire ce qu'il peut de mieux" (Octave Mannoni, 1984). Tel est le défi que relève ici Patrick Delaroche, avec la conviction que l'approche analytique de l'adolescence recèle un potentiel encore insuffisamment exploité. Il y a un grand risque, trop facilement encouru par les temps qui courent, à oublier que tout un processus inconscient se joue dans la " charnière " adolescente. Conclusion des promesses ?dipiennes, révélation de la vérité de la sexuation symbolique, déplacement de l'amour pour les parents sur des figures extérieures idéalisées, puis sur un objet d'élection: autant de tâches psychiques qui remettent en cause le narcissisme vital. Les avatars sont nombreux: conduite à risques, bouffée délirante, phobies, TOC et autres syndromes dont la psychiatrisation fréquente se révèle parfois franchement antinomique avec une reprise en main de son destin par le sujet. Une écoute authentiquement analytique, quitte à ce qu'elle emprunte des formes peu "classiques" (jeu de rôle, entretien isolé, psychodrame individuel, face-à-face...), offre dans bien des cas une alternative ou un appoint précieux. Ce livre teinté d'optimisme ouvre des perspectives qui, au-delà des milieux analytiques, retiendront l'attention de tous ceux qui, dans leurs études ou leur pratique, sont confrontés aux énigmes de l'adolescence et à ses souffrances.
Nombre de pages
195
Date de parution
26/10/2005
Poids
296g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782200268954
Titre
Psychanalyse de l'adolescent
Auteur
Delaroche Patrick
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
150
Poids
296
Date de parution
20051026
Nombre de pages
195,00 €
Disponibilité
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Sur le plan médical, l'idée de guérir suscite souvent de l'ambivalence chez le malade. La souffrance, en effet, n'a pas que des inconvénients car elle éveille l'attention de l'autre et offre un statut. De plus, elle a cette vertu d'atténuer le sentiment inconscient de culpabilité dont parle Freud. Sur le plan psychique, si les symptômes qui traduisent une interdiction de vivre, d'être heureux, de jouir, peuvent être très douloureux, ils instaurent un équilibre : souffrir permet aussi de payer sa dette. C'est pourquoi la psychanalyse fait peur. Et une fois la démarche engagée, il est difficile d'avancer : la culpabilité et le masochisme nourrissent les résistances. A l'aide de cas cliniques très parlants, Patrick Delaroche explique comment le patient peut prendre conscience, non sans lutter, de ses déterminismes en les réactivant dans le transfert sur l'analyste, et se débarrasser de ses symptômes. En d'autres termes, il montre comment la psychanalyse guérit.
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