
Le philosophe et le tyran. Histoire d'une illusion
Les philosophes, disait Robert Musil, sont des êtres violents qui, faute d'avoir une armée à leur disposition, se soumettent le monde en l'enfermant dans un système. Il peut aussi leur arriver de vouloir atteindre leurs objectifs en devenant les conseillers d'un prince. Ils s'exposent, en ce cas, à de pénibles frustrations, car le prince (" bon " roi ou " méchant " tyran) n'a que faire des conseils d'un naïf philosophe. Si je reviens ici sur les temps forts de cette histoire (Platon et Denys, Descartes et Christine, Voltaire et Frédéric, Heidegger et Hitler, etc.), ce n'est pas pour inviter les philosophes à s'éloigner de la politique. C'est, au contraire, pour tenter d'instituer, entre le pouvoir et la pensée, un véritable dialogue. Encore faut-il, pour que celui-ci soit possible, que soit reconnue la nature paranoïaque de la démarche philosophique. C. D.
| Nombre de pages | 246 |
|---|---|
| Date de parution | 17/10/2000 |
| Poids | 295g |
| Largeur | 137mm |
| EAN | 9782130511168 |
|---|---|
| Titre | Le philosophe et le tyran. Histoire d'une illusion |
| Auteur | Delacampagne Christian |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 137 |
| Poids | 295 |
| Date de parution | 20001017 |
| Nombre de pages | 246,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Islam et Occident : Les raisons d'un conflit
Delacampagne ChristianEntre Islam et Occident, le conflit existe. Il est profond. Et il n'a pas débuté le 11 septembre 2001 car - sans remonter aux Croisades - il oppose deux civilisations dont les valeurs, depuis des siècles, ne sont guère compatibles. Les orientalistes qui le nient se bercent d'illusions. Les partisans de Huntington, qui croient à la mission salvatrice de l'Occident, font tout autant fausse route. Situation d'autant plus grave que, depuis la guerre des Six jours, le conflit en question a pris une forme aiguë, caractérisée d'abord par l'essor du mouvement islamiste, puis par celle d'un terrorisme international dont Al-Qaïda n'est qu'un relais parmi d'autres. Face à ces dangers (dont l'Europe aujourd'hui s'obstine à ignorer l'ampleur), la seule stratégie réaliste me semble consister, pour l'Occident, à opposer un front uni à l'islamisme, tout en laissant celui-ci faire la dure expérience de la réalité dans les pays qui souhaitent le porter au pouvoir car s'il peut être vaincu, ce ne sera pas par la force des armes ni par celle de la rhétorique, mais seulement par l'usure du temps. Ne nous y trompons pas : cette stratégie sera malaisée à mettre en ?uvre, car elle devra, d'abord, affronter la passion antiaméricaine, antisioniste et tiers-mondiste qui, chez nous, inspire une grande partie de l'opinion actuelle. Autrement dit, cette maladie que Nietzsche, il y a un siècle déjà, baptisait nihilisme - et dans laquelle il percevait, non sans raison, un écho assourdi de l'antisémitisme chrétien. Comme si la vieille Europe, fatiguée d'avoir trop vécu, était désormais proche d'abdiquer les valeurs des lumières sur lesquelles sa propre culture s'était non sans peine édifiée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,22 € -

Antipsychiatrie. Les voies du sacré
Delacampagne ChristianSi le combat pour les lumières est toujours à reprendre, c'est que les ténèbres, elles aussi, se déplacent. L'obscurantisme, aujourd'hui, n'est plus du côté de la folie, mais de la raison. Ou de ce qu'on prend faussement pour " la " raison : simplement l'une de ses figures historiques, d'autant plus redoutable qu'elle demeure méconnue. Contre ce dogmatisme, on ne peut refuser à l'antipsychiatrie le privilège d'avoir été la première réaction de libération. D'avoir, dans l'insensé, reconnu le travail d'un sens, le cheminement d'une vérité. Travail obscur, cheminement souterrain qu'un philosophe poursuit ici.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER25,15 € -

La Louve baroque
Delacampagne ChristianPourquoi ce titre ? Parce que, au centre du livre, se trouve une réflexion sur les rapports de la puissance romaine - que symbolise la Louve - et de l'art baroque dont la floraison, aux alentours de 1630, a si profondément marqué jusqu'au visage actuel de Rome. Rome n'est pas une ville comme les autres, mais sans doute {la} ville par excellence. Elle est bien, en effet, le berceau d'une civilisation - la nôtre. En portant témoignage non seulement le réseau mystique de ses fontaines, de ses églises et de ses obélisques, mais aussi la culture des Romains, toujours vivante, le savoir-faire de ses artisans, la richesse de son cinéma et tant d'autres visages présentés de façon exclusivement concrète : anecdotes, rencontres, promenades ou faits divers... Pourtant, cette civilisation que Rome a modelée pendant plus de deux millénaires s'est aujourd'hui emballée comme un cheval fou : c'est en plein centre de la ville que les "autonomes" défilent, que la police tire, que les terroristes opèrent et que l'on retrouve le corps d'Aldo Moro. Symptômes d'une mutation dans les formes de pouvoir inventées, précisément, à Rome ? Peut-être, mais d'une mutation dans laquelle Rome, aussi, risque de s'engloutir : la vérité de Rome, ne serait-ce pas les ruines ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,85 € -

Le philosophe et le Tyran. Histoire d'une illusion
Delacampagne ChristianLes philosophes, disait robert Musil, sont des êtres violents qui, faute d'avoir une armée à leur disposition, se soumettent le monde en l'enfermant dans un système. il peut aussi leur arriver de vouloir atteindre leurs objectifs en devenant les conseillers d'un prince. ils s'exposent, en ce cas, à de pénibles frustrations car le prince (« bon » roi ou « méchant » tyran) n'a que faire des conseils d'un naïf philosophe. si je reviens ici sur les temps forts de cette histoire (Platon et Denys, Descartes et Christine, Voltaire et Frédéric, Heidegger et Hitler, etc.), ce n'est pas pour inviter les philosophes à s'éloigner de la politique. C'est, au contraire, pour tenter d'instituer, entre le pouvoir et la pensée, un véritable dialogue. encore faut-il, pour que celui-ci soit possible, que soit reconnue la nature paranoïaque de la démarche philosophique. C. D.EpuiséVOIR PRODUIT7,40 €
Du même éditeur
-

Droit des aides publiques aux entreprises
Cartier-Bresson Anémone ; Labrusse-Riou CatherineApproche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entrepriseSur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,00 € -

Les crises du logement
Driant Jean-Claude ; Madec PierreLe marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,50 € -

L'engagement rationaliste
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem GePour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Actuel Marx N° 68, deuxième semestre 2020 : Nation(s)
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 €
De la même catégorie
-

La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque
Agamben Giorgio ; Raiola Marilène118pages. 18x11x1cm. Broché.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

Homo Sacer. L'intégrale 1997-2015
Agamben Giorgio ; Raiola MarilèneCe n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,00 € -

L'idée du communisme. Volume 2, conférence de Berlin 2010
Badiou Alain ; Zizek SlavojLa deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

L'héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité
Lilti AntoineLes Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 €
