Qu'est-ce que l'économie ? Une science naturelle dont les experts seraient les seuls capables de comprendre l'infinie complexité ? L'observation toujours plus fine des lois intangibles du marché qui auraient seules le pouvoir de faire le bien des humains sur la planète entière ? A force de discours sentencieux qui ont l'apparence de l'évidence, nous voici sommés de croire en une série de dogmes : l'homme n'est mu que par l'intérêt individuel, le travail est un coût et le capital une valeur intouchable, le profit est le but final de l'entreprise, l'efficacité prime sur la justice, la croissance fait le bonheur et si les pauvres n'ont pas d'emplois c'est qu'ils le veulent bien... Ce livre renverse ces pseudo certitudes et démontrent qu'elles sont fondées sur une vision partisane et partielle de l'économie. En dix leçons magistrales, Hervé Defalvard déconstruit méthodiquement les postulats dominants. Il les replace dans leur contexte historique, celle d'une conception rétrécie de l'économie à qui les grands prêtres du néolibéralisme ont depuis trente ans ôté toute dimension humaine et morale trahissant ainsi, sans oser l'avouer, les pères du libéralisme comme Adam Smith et Turgot. Loin de se limiter à cette critique, cet ouvrage montre que l'économie peut être à la fois sociale, solidaire et efficace. Le temps est en effet venu de dépasser les logiques infirmes du marché. L'alternative ne consiste pas à déléguer à l'Etat le soin de tout gérer, elle est de travailler à la construction de biens communs qui bénéficient à tous.
Nombre de pages
192
Date de parution
24/09/2015
Poids
280g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782708243293
Titre
La révolution de l'économie (en dix leçons)
Auteur
Defalvard Hervé
Editeur
ATELIER
Largeur
155
Poids
280
Date de parution
20150924
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quels sont les liens entre culture et économie sociale et solidaire ? Quels enjeux cela représente-t-il pour les acteurs cultuels d'une part, et ceux de l'ESS, d'autre part ... Si les acteurs culturels sont restés jusqu'à présent très étrangers au monde coopératif et l'ESS s'est peu appuyée sur le secteur culturel, il n'en reste pas moins que de nombreux exemples concrets se sont déployés ces dernières années. Cet ouvrage en dresse un état des lieux à travers les thèmes des territoires (ruraux, urbains), de la gouvernance et de l'international. Pour cela, il procède d'abord par l'exemple pour ensuite monter en généralité. Ainsi, il met en avant de nouvelles perspectives pour ces deux mondes à la recherche d'émancipation et de bien vivre.
En prenant appui sur la psychanalyse, l'auteur, économiste, propose une nouvelle lecture de la mondialisation libérale. Se référant aux registres lacaniens de l'Imaginaire, du Symbolique et du Réel, au tableau de la sexuation et à l'écriture des discours, il soutient que les transformations de la société française, aussi radicales que récentes, mêlent étroitement, jusqu'à les confondre, libre marché du travail et libre marché des capitaux. Ceux-ci constituent pourtant deux formes très différentes de lien social, notamment en ce qui concerne leurs effets sur la construction de la subjectivité. Conjuguant l'appropriation de leur corps par les femmes et la péremption du Maître colonial, la seconde moitié du XXe siècle aura vu s'inaugurer en France le libre marché du travail. En l'espace d'une génération, le lien social a abandonné sa grammaire ancestrale et guerrière pour celle du libre marché mondial du travail, où chacun fait un avec tous les autres, non sans susciter de très nombreux points de résistance. Le "discours du capitaliste" tel que Lacan l'a formalisé autorise pourtant de repérer une autre ligne d'évolution dans les faits actuels: celle où chacun ne vaut plus que sur un registre comptable et dont l'espace est celui du libre marché mondial des capitaux. L'auteur esquisse alors un nouvel abord du marché en vue d'être au rendez-vous - jusqu'ici manqué - de ce qui fait l'humus humain et les lois du langage qu'il implique. Ce faisant, il jette les bases d'une possible refondation du discours de la gauche qui, croisant libéralisme et féminisme, nous met sur la voie de la désoccidentalisation du monde Biographie: Hervé Defalvard est économiste, il est maître de conférences à l'université de Paris-Est, chercheur associé au Centre d'études de l'emploi et membre d'ALEF (Association de lectures et d'études freudiennes)
En adoptant une perspective historique privilégiant l'?uvre de R.-A. Turgot (1769), l'ouvrage offre une présentation originale de la microéconomie associant étroitement ses deux faces, idéologique et mathématique, dans l'étude des structures élémentaires du marché. Loin de réduire la microéconomie à une technique, ce manuel l'aborde en développant, dans une première partie, le modèle mythologique de l'échange naturel de Robinson Crusoé et, dans une seconde partie, le modèle idéaliste de la concurrence parfaite une fois remise sur ses pieds culturels. Il s'accompagne également des outils nécessaires à une première découverte de la microéconomie et à l'autoévaluation : encadrés, résumés, mots clés, exercices et questions, avec leur corrigé disponible en ligne. Fondements de la microéconomie s'adresse aux étudiants de Licence d'Economie et de Gestion en constituant un cours d'introduction approfondie à la microéconomie. Il intéressera également tout lecteur curieux de découvrir les coulisses intellectuelles du discours dominant sur les marchés.
Comment sortir d'un modèle de consommation et de production intoxiqué par le capitalisme financier et réinventer l'Etat social abîmé par l'Etat néolibéral ? Création de monnaies locales, épiceries coopératives, parcs éoliens citoyens... Hervé Defalvard analyse ces changements dans nos pratiques quotidiennes comme autant de réponses face à la crise du sens et de nos relations aux vivants. Encore fragmentée mais véhiculant un nouveau mode de vie, ces alternatives permettent d'entrevoir une société du commun. Translocale, la société du commun dessine des liens entre les territoires, à différentes échelles, pour une gouvernance collective et polycentrique des biens communs. C'est pourquoi une large place est faite dans ce livre aux initiatives locales et aux acteurs qui construisent, sur les territoires, des solidarités relatives à l'emploi, l'habitat, la santé, la culture, pour une société inclusive et durable. La transition écologique et sociale est urgente : pour la faire advenir, de nouvelles institutions sont à inventer.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.