À 80 km de Monterey, on aborde la côte la plus sauvage de la Californie : Big Sur, où a vécu Henry Miller. Une destination qui est moins un lieu que l'état d'esprit contemplatif avec lequel le poète saisit la beauté du voyage auquel il nous convie, en 44 poèmes qui sont autant d'étapes inattendues : on y croise un violoniste tsigane à l'Hôtel Astoria de Budapest; des bisons sauvages dans la forêt de Bialowieza; une professeur de fitness à Boston; des faussaires à Los Angeles; une boulangère juive millionnaire à Prague; ou encore un révérend concupiscent à Glasgow. Chaque poème a ici fonction de « certificat d'existence », à la manière des calendriers d'hiver des Indiens des Plaines où étaient consignés les événements d'une année. Guillaume Decourt, né en 1985, a publié dix ouvrages et collabore à de nombreuses revues. Ses poèmes ont été traduits en une dizaine de langues. Il donne des lectures dans des festivals en France et à l'étranger. Il partage son temps entre Paris et Athènes.
Nombre de pages
54
Date de parution
20/05/2021
Poids
74g
Largeur
118mm
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EAN
9782491517106
Titre
À 80 km de Monterey
ISBN
2491517108
Auteur
Decourt Guillaume
Editeur
AETHALIDES
Largeur
118
Poids
74
Date de parution
20210520
Nombre de pages
54,00 €
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En cent douze sonnets, Laurent Robert compose la chronique de ses jours ? y intégrant hommages, fantasmes, coups de coeur et coups de gueule ? et livre une poésie ciselée et vibrante, soumise aux contraintes classiques, mais aussi émancipée par l'évocation d'un matériau contemporain mêlant humour et sensualité, mélancolie et satire. Le poète ne s'interdit rien : Homère y est fatigué, Briséis avec ou sans culotte dans un bar bruxellois, Eden Hazard et Jeff Bezos peuvent se croiser au détour d'une strophe ? tous comptent beaucoup moins que la beauté des femmes, d'hier et d'aujourd'hui. Une postface de l'auteur, "Du Sonnet en 14 fragments", complète l'ouvrage. Laurent Robert est professeur de littérature en Belgique. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, dont "Protocole du seul" (Ed. Unimuse, 1994), "Guerres" (Le Chasseur abstrait, 2017) et "Gorgonzola" (Le Chasseur abstrait, 2018).
2145 : la libération animale a eu lieu un siècle plus tôt, et l'humanité s'évertue désormais à transformer le génome afin d'éliminer la prédation et le conflit. A la suite de la résistance animaliste du siècle précédent, un nouveau mouvement éthique et frugivore, le Flower Power, accuse les véganes d'être les infâmes prédateurs des plantes innocentes. Le paradis sur Terre est, pour celles-ci, un enfer. Malgré son indifférence à la cause végétale, un jeune étudiant, Dan, intègre le mouvement pour se rapprocher de l'envoûtante Alice. Parviendra-t-il à se faire aimer d'elle ? Sa quête sera d'autant plus difficile qu'un autre groupuscule, plus radical, visant à délivrer tous les êtres vivants de la souffrance et de la mort, s'oppose à la réalisation de ses projets amoureux. Du véganisme au transhumanisme, le réel réussira-t-il enfin à se transformer pour tous en véritable paradis ? Dans la lignée de son dernier ouvrage, Dieu-Denis ou k divin poulet, Alexis Legayet explore la question de l'antispécisme poussé jusqu'à ses ultimes conséquences en proposant une fiction loufoque et philosophique. Il nous invite ici, en nous souhaitant la Bienvenue au paradis, à sonder notre ingénuité, à travers une fable mordante au ton candide et iconoclaste.
Un quartier tranquille. On se croise sans se voir, sans jamais se rencontrer. On s'observe, parfois. Il ne se passe rien d'habitude, ou alors pas grand-chose. Jusqu'au jour où un enfant disparaît. Qui sont-ils vraiment ceux qui habitent là? ? Qui ont vu quelque chose mais ne le diront pas ou bien qui n'ont rien vu alors qu'ils auraient dû, qui disent n'importe quoi pourvu qu'on les écoute. Il y a la vieille qui passe sa journée à la fenêtre, en face, et le voisin reclus ? ; il y a le garçon qui ne dit jamais rien et le livreur qui passe... Qui sont-ils ceux qui cherchent à comprendre, à retrouver l'enfant ?? Les flics, les journalistes, qui posent des questions parce que c'est leur travail, mais qui ne trouvent rien - qui pensent à autre chose, parfois... Leur seul point commun, à tous, c'est l'enfant disparu. Quel est son nom, déjà? ? Un seul est le coupable, c'est vrai, les autres sont innocents. Mais le sont-ils vraiment ?
Elle est la plus belle femme du monde. Mais elle est prisonnière des hommes. De leur orgueil. De leur avidité. De leur ignorance. Ecartelée entre deux mondes, elle est la source d'un conflit qui depuis dix années se déploie à ses pieds, dans la plaine, au bas des murailles qui la maintiennent recluse. Pour sortir de son enfermement, pour conjurer l'hostilité des femmes comme la violence des hommes, elle use de sa voix et d'un art ancien : elle dessine des signes sur une tablette d'argile - mémoire fragmentée d'une liberté éteinte. Ne doutez pas de ses crocs : la chienne porte la vengeance, elle déchaîne la mort. Ils ne pensent pas vraiment à nous. Pourtant certains se montrent gentils. Certains se montrent même intelligents, fins, spirituels. Cela ne change rien. Même pour ceux-là, nous devenons des chiennes si nous les imitons, si nous nous montrons intelligentes, fines, spirituelles. Les hommes ont comme un oeil crevé, et c'est cet oeil qui nous regarde.