L'arc d'Alfred Hitchcock, un jeu de cordes. Poétique de l'objet
Decobert Lydie
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782336290713
Les flèches décochées par Alfred Hitchcock suivent une trajectoire continue et viennent toucher en plein coeur les proies désignées à l'écran et dans la salle de cinéma. Le Maître dispose pour son Arc de tout un jeu de cordes ! La "corde poétique" s'exprime à travers les usages inédits d'objets on ne peut plus ordinaires. Multifonctions, en dysfonctionnement, utilisés à contre-emploi, démarqués ou détournés, pervertis, les objets du quotidien se voient investis d'un pouvoir terrifiant : leur mise en scène vise à assujettir et desservir les personnages dont ils déjouent les plans, annexant toute possibilité de repérage rationnel. Comment Hitchcock procède-t-il pour charger de sens et investir d'une puissante subjectivité des objets neutres tels un briquet, une clé, un couteau ou un sac ? Comment parvient-il à travers eux et avec eux, l'expression est de Jean-Luc Godard, à "prendre le contrôle de l'univers" ...
Nombre de pages
226
Date de parution
13/12/2012
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336290713
Titre
L'arc d'Alfred Hitchcock, un jeu de cordes. Poétique de l'objet
Auteur
Decobert Lydie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20121213
Nombre de pages
226,00 €
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Les ressorts de la peur déclinés par Alfred Hitchcock, la maison isolée (The Birds), la pièce interdite (Notorious), la clef enchantée (Dial M for Murder), le miroir omniscient (Vertigo) ou le portrait maléfique (Rebecca), ravivent nos terreurs enfantines. Doubles et troubles, les tueurs charment leurs victimes. Selon Hitchcock, « les contes pour enfants nous mettent en garde contre les fausses apparences » : l'avenante belle-mère qui empoisonne sa bru (Notorious) n'est-elle pas une sorcière comme la charmante petite vieille aux pommes dans Blanche-Neige et les Sept Nains ? Défunts et malins hantent leur entourage, ourdissant des plans démoniques dans un contexte où horreur et merveilleux sont appariés. Par quels prodiges le quotidien bascule-t-il dans la féérie ? Comment le cinéaste confère-t-il aux images un pouvoir d'envoûtement comparable à celui des mots ...
S'il est réducteur de cataloguer Alfred Hitchcock comme Maître du suspense au regard de la richesse et de la complexité de ses films, il faut bien reconnaître que c'est un élément architectural "suspendu" qu'il utilise et manipule comme ressort de l'action : l'escalier. Celui-ci est-il réductible à un moyen de transport vers des extrémités non sécurisées ? Déployé dans l'espace filmique, où chacun des degrés rythme le rapprochement d'un moment redouté, n'est-il qu'un instrument de mesure du temps ...
Ce texte reprend en miroir le ton malicieux adopté par l'historien d'art Daniel Arasse dans On n'y voit rien, pour décrire La Leçon de musique de Vermeer : si l'écran des références occulte l'éclat de la peinture, il entraîne aussi la surdité... et on n'y entend rien de ce que la peinture laisse entendre ! Le propos de ce livre, "avoir l'oreille aussi éveillée que les yeux", permet d'être attentif au sous-entendu et/ou à la double entente, de repérer la manifestation inouïe de la musique dans les tableaux.
Comment pourrait-on considérer comme simple moyen d'accès et d'articulation un élément architectural aussi paradoxal et fascinant que l'escalier ? Incontournable dans nos lieux d'existence comme dans les espaces plastiques, cinématographiques ou littéraires, l'escalier cristallise à lui seul toutes les directions imaginables! Mais ce "conduit" par lequel s'écoulent le flux et le reflux humain, symboliquement assimilé à un processus d'ascension vers la perfection ou de descente vers la décrépitude, n'est-il pas susceptible de fuir ? L'escalier nous transporte vers d'insoupçonnées destinations.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...