Hitchcock, le maître enchanteur. Doubles et troubles, défunts et malins
Decobert Lydie
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782140492433
Les ressorts de la peur déclinés par Alfred Hitchcock, la maison isolée (The Birds), la pièce interdite (Notorious), la clef enchantée (Dial M for Murder), le miroir omniscient (Vertigo) ou le portrait maléfique (Rebecca), ravivent nos terreurs enfantines. Doubles et troubles, les tueurs charment leurs victimes. Selon Hitchcock, « les contes pour enfants nous mettent en garde contre les fausses apparences » : l'avenante belle-mère qui empoisonne sa bru (Notorious) n'est-elle pas une sorcière comme la charmante petite vieille aux pommes dans Blanche-Neige et les Sept Nains ? Défunts et malins hantent leur entourage, ourdissant des plans démoniques dans un contexte où horreur et merveilleux sont appariés. Par quels prodiges le quotidien bascule-t-il dans la féérie ? Comment le cinéaste confère-t-il aux images un pouvoir d'envoûtement comparable à celui des mots ...
Nombre de pages
230
Date de parution
21/08/2023
Poids
286g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140492433
Titre
Hitchcock, le maître enchanteur. Doubles et troubles, défunts et malins
Auteur
Decobert Lydie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
286
Date de parution
20230821
Nombre de pages
230,00 €
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S'il est réducteur de cataloguer Alfred Hitchcock comme Maître du suspense au regard de la richesse et de la complexité de ses films, il faut bien reconnaître que c'est un élément architectural "suspendu" qu'il utilise et manipule comme ressort de l'action : l'escalier. Celui-ci est-il réductible à un moyen de transport vers des extrémités non sécurisées ? Déployé dans l'espace filmique, où chacun des degrés rythme le rapprochement d'un moment redouté, n'est-il qu'un instrument de mesure du temps ...
Ce texte reprend en miroir le ton malicieux adopté par l'historien d'art Daniel Arasse dans On n'y voit rien, pour décrire La Leçon de musique de Vermeer : si l'écran des références occulte l'éclat de la peinture, il entraîne aussi la surdité... et on n'y entend rien de ce que la peinture laisse entendre ! Le propos de ce livre, "avoir l'oreille aussi éveillée que les yeux", permet d'être attentif au sous-entendu et/ou à la double entente, de repérer la manifestation inouïe de la musique dans les tableaux.
Comment pourrait-on considérer comme simple moyen d'accès et d'articulation un élément architectural aussi paradoxal et fascinant que l'escalier ? Incontournable dans nos lieux d'existence comme dans les espaces plastiques, cinématographiques ou littéraires, l'escalier cristallise à lui seul toutes les directions imaginables! Mais ce "conduit" par lequel s'écoulent le flux et le reflux humain, symboliquement assimilé à un processus d'ascension vers la perfection ou de descente vers la décrépitude, n'est-il pas susceptible de fuir ? L'escalier nous transporte vers d'insoupçonnées destinations.