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Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexi
Deck Marsault Elsa
FABRIQUE
13,00 €
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EAN :9782358722636
Que faire, concrètement, face à l'ampleur des violences sexistes, sexuelles et autres, qui sévissent dans nos sociétés ?? Comment gérer les conflits et les abus sans rejouer les mécanismes d'un système pénal qui occupe une place centrale dans la production de la violence à travers le monde ?? Ces questions traversent depuis de longues années les mouvements militants en général, et LGBTQI+ tout particulièrement, d'autant plus ardemment depuis que la déflagration MeToo les a placées au centre des discussions politiques. Sur fond de reflux généralisé, les milieux progressistes voient aussi surgir d'innombrables dénonciations des violences qui se produisent en leur sein, et qui appellent à des réponses pratiques, qui mettent en vie des relations de camaraderie, des amitiés, des organisations et des principes politiques. Ecrit par une "? militante gouine ? " impliquée dans des collectifs de gestions des violences sexistes et sexuelles, ce livre part du souci affiché de se passer de la police et des tribunaux pour en analyser les écueils dans la pratique tout en en prolongeant le geste et la réflexion. Comment en est-on arrivé au paradoxe d'un militantisme abolitionniste punitif ?? Comment les militant·es pour la justice sociale et pour l'abolitionnisme pénal en sont-iels venu·es à faire parfois pire que la police en termes de violence à l'intérieur de leurs communautés ?? Et comment sortir de cette impasse ?? La question est d'autant plus difficile qu'elle surgit au moment où les forces réactionnaires mènent une large offensive contre le wokisme accusé de tous les maux, pour mieux protéger ceux qui organisent les violences dans nos sociétés. A rebours des illusions du développement personnel et sans céder à l'injonction à la pureté militante, elle propose une critique fine du moralisme progressiste qui isole les faits de violence de la société qui les produit et justifie les pratiques punitives dans les milieux progressistes. En se saisissant d'exemples concrets rencontrés au gré de son militantisme et en discutant précisément avec les théories abolitionnistes, Elsa Deck Marsaut dessine ici des pistes pratiques pour élaborer une justice transformative inventive, capable de prendre soin des victimes et de transformer les individus afin d'endiguer enfin le cycle des violences qui jalonne nos vies.
Nombre de pages
170
Date de parution
08/09/2023
Poids
138g
Largeur
112mm
Plus d'informations
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EAN
9782358722636
Titre
Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexi
Auteur
Deck Marsault Elsa
Editeur
FABRIQUE
Largeur
112
Poids
138
Date de parution
20230908
Nombre de pages
170,00 €
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Dans cet essai incisif, Elsa Deck Marsault retrace la généalogie d'un féminisme toujours plus punitif et carcéral. Elle montre comment la politisation radicale des années 1960 a été reformulée en discours sur la protection des femmes - ancré dans le récit victimaire et, en fin de compte, adressé à un Etat répressif. Depuis MeToo, l'"éveil" des consciences tant célébré a également masqué une individualisation et une dépolitisation croissantes de la violence. S'appuyant sur son expérience de la justice transformatrice, Elsa Deck Marsault propose une autre voie : celle qui conçoit la violence et la réparation comme des processus collectifs, résistant à la domestication de la lutte féministe. Ce livre appelle à une réappropriation douloureuse mais vitale de l'ambivalence et du conflit - matières premières de toute relation, qu'elle soit intime ou collective.
Dans ce puissant récit autobiographique, couronné par le prix Médicis, Julia Deck explore l'énigme de la filiation. Issue d'une famille ouvrière anglaise, la jeune Ann s'affranchit de ses origines grâce à la littérature. Venue se réinventer à Paris, elle entretient avec ses deux pays un rapport complexe. Sa fille Julia soupçonne un secret, comme un point aveugle dans le récit familial. Mais au moment où la vie vacille, de services médicaux débordés en tribulations administratives, leur relation se recompose et la lumière apparaît. "Un lumineux hommage à l'écriture, à la littérature. Qui révèlent l'impensable". Télérama Née à Paris d'un père français et d'une mère britannique, Julia Deck a précédemment publié cinq romans dont Viviane Elisabeth Fauville (2012), Propriété privée (2019) et Monument national (2022), traduits en plusieurs langues.
4e de couverture : Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en beaux matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers. Notre choix s'est porté sur une petite commune en pleine essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement. Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l'échelle. Sur la table de la cuisine, nous déroulions les plans des architectes, et nous jouions à déplacer la bibliothèque, le canapé, à la recherche des emplacements les plus astucieux. Nous étions impatients de vivre enfin chez nous. Et peut -être aurions-nous réalisé notre rêve si, une semaine après notre installation, les Lecoq n'avaient emménagé de l'autre côté du mur mitoyen.Notes Biographiques : Jean-Pierre Mahier est directeur général de l'Association départementale d'aide à l'enfance et aux adultes en difficulté ¿ ADAEA 27, administrateur du CNAEMO.
Pour Fred, 13 ans, enfant des villes d'aujourd'hui, de père chirurgien d'origine marocaine, le choc est rude lorsqu'on l'envoie en vacances en Béarn, au pied des Pyrennées, dans la ferme de son grand-père Antoine. Le vieux bonhomme bougon qu'il découvre, la vie paysanne, le village campagnard, la télé en noir et blanc ont de quoi dépiter un gosse qui ne jure que skate-board et marques de vêtements. Ca semble mal parti, même lorsque, comiquement, Fred, amateur de documentaires animaliers, entend donner des leçons de nature et d'écologie à son grand-père. Ils apprennent cependant à se connaître, ainsi qu'à revenir sur les raisons qui ont amené naguère Antoine à renier sa fille, coupable d'avoir épousé un maghrébin.Mais le séjour tournera au drame à la suite d'une rixe entre Fred et les jeunes du village. Les gendarmes interviennent. Fred doit être renvoyé manu militari chez ses parents. Le vieil homme décide alors de s'enfuir avec son petit-fils dans la montagne. La cavale se termine bien, heureusement.Tout est vrai, juste et attachant dans ce roman "rural" d'une grande finesse de regard et d'écriture. Cette confrontation de caractères, dans ces beaux paysages béarnais, ne manquent ni d'émotion ni de drôlerie. Olivier Deck, nouveau venu du terroir aquitain, est déjà un très bon conteur et un très bon écrivain.
Cet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.