Rien ne prédisposait Charles Debbasch à devenir le conseiller puis l'ami de Gnassingbé Eyadema. Brillant constitutionnaliste, médecin du droit, il est appelé par les plus célèbres Chefs d'Etat africains au chevet de leurs fièvres politiques. Tour à tour, Bourguiba ou Senghor, Houphouët ou Bédié, Sassou Nguesso ou Bongo, ont fait appel à ses compétences. Nombre de dirigeants africains ont suivi ses enseignements universitaires : Hassan II lui confiera par exemple la formation juridique du futur Mohammed VI. C'est le hasard d'une consultation juridique qui lui fait rencontrer Eyadema lors de la crise togolaise des années 90. Le succès d'une mission d'arbitrage qu'il effectue entre le leader togolais et son Premier ministre d'opposition enracine Charles Debbasch au Togo. Il devient alors le conseil juridique de l'Etat togolais et le proche collaborateur d'Eyadema tout en gardant des relations privilégiées avec l'opposition togolaise. A la mort d'Eyadema, l'auteur rejoint le Togo et devient l'observateur éclairé de la difficile période de succession. C'est cet épisode de l'histoire togolaise que l'auteur - homme de tolérance et de compromis - nous retrace dans ce livre avec sagesse et mesure. Mais cet ouvrage va bien au-delà de cet évènement. A travers le récit de la crise togolaise après la mort d'Eyadema, Charles Debbasch trace un brillant panorama de la situation de l'Afrique francophone et de ses dirigeants en ce début du troisième millénaire. Une Afrique négligée par la France, convoitée par les Etats-Unis ou la Chine. Une Afrique qui souffre de la dégradation des termes de l'échange. Une Afrique qui cherche sa voie vers la démocratie et l'Etat de droit.
Nombre de pages
190
Date de parution
01/10/2006
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296014008
Titre
la succession d'Eyadéma : le perroquet de Kara
ISBN
2296014003
Auteur
Debbasch Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20061001
Nombre de pages
190,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'Etat civilisé : par cette formule, Charles Debbasch synthétise l'évolution du pouvoir dans notre société ; il décrit comment, progressivement, se construit un Etat plus intelligent pour des citoyens mieux éduqués. Il analyse, ainsi, la modernisation des mécanismes du pouvoir dans la France giscardienne. Le renforcement des libertés répond à l'exigence des citoyens, à leur rejet du totalitarisme marxiste. Des élections plus disputées permettent d'obtenir le gouvernement des meilleurs. Des institutions politiques équilibrées reposent sur une répartition harmonieuse des fonctions à l'intérieur de l'appareil de l'Etat. De nouveaux rapports se forgent entre majorité et minorité. Une plus forte décentralisation, une meilleure participation, un nouvel usage du pouvoir s'établissent. Chemin faisant, Charles Debbasch éclaire les vices qui guettent l'Etat civilisé. Un Etat qui repose sur l'appel à l'intelligence et à la raison, qui attend le respect plus qu'il ne l'impose est vulnérable. Il requiert des citoyens ardents et responsables. L'Etat civilisé n'est pas seulement une fresque du pouvoir dans la société d'aujourd'hui, c'est aussi un acte de foi dans la démocratie française. L'auteur : Professeur de science politique, président du Comité consultatif des Universités (Droit public), Charles Debbasch est, aujourd'hui, conseiller à la Présidence de la République pour l'Education, la Culture, la Jeunesse et les Sports.
Entre septembre 2006 et septembre 2007, la France a connu un basculement historique. La société politique paraissait engourdie, enfermée dans ses conservatismes de gauche ou de droite. Mais, au-delà des apparences, des idées nouvelles cherchaient à sourdre des profondeurs : la recherche d'un renouvellement profond de l'élite dirigeante pour secouer la monotonie des reconductions politiques. La quête confuse d'un modèle social plus individualiste mais toujours solidaire. L'ouverture à de nouveaux types de comportement social, moins hypocrites et plus tolérants. L'appétit, pour l'esprit d'innovation et d'entreprise devant la constatation de l'échec de notre modèle économique bureaucratique. L'affirmation d'une nouvelle solidarité française ouverte et tolérante mais ni complaisante ni démagogue devant les tentations communautaristes. C'est cette lente émergence d'une nouvelle société que révèle cet essai. L'auteur, riche d'une longue expérience éditoriale - qui l'a conduit du journal Le Monde au Figaro en passant par Jeune Afrique et le groupe de presse Rhône-Alpes -, y livre ses réflexions sur les mutations de la France dans cette année charnière marquée par la campagne présidentielle et la victoire de Nicolas Sarkozy ; cette chronique écrite d'une plume alerte et sans complaisance aidera à mieux comprendre les lignes de force de la France en mouvement.
2008 avait été l'année de l'apprentissage. En 2009, se fixent les grands équilibres du nouveau pouvoir. Le style de l'action présidentielle a été remis au diapason des souhaits des électeurs : moins impulsif et plus rigoureux. L'équipe de l'Élysée maîtrise à présent parfaitement la conduite de l'appareil de l'État. La révision constitutionnelle accroît considérablement les pouvoirs du parlement et contrebalance heureusement la tentation présidentialiste. Le pouvoir exécutif n'est plus le maître absolu du jeu. Il doit désormais composer avec les parlementaires, y compris ceux appartenant à sa propre majorité. Miné par une guerre de succession, le PS est affaibli et peine à retrouver les lignes d'un nouveau programme. La décrépitude du PC ajoute à la confusion à gauche. Ce champ de ruines laisse une large place à l'extrême gauche. La crise économique et financière peut cependant, à terme, permettre à l'opposition de retrouver quelque vigueur unitaire. Nicolas Sarkoyy avait souhaité être le président du pouvoir d'achat. Il doit à présent chercher à redonner à l'État un rôle moteur dans l'économie pour surmonter la crise. C'est cette lente émergence d'une nouvelle société que révèle cet essai La Sarkozye gouvernante. Cette chronique écrite d'une plume alerte et sans complaisance aidera à mieux comprendre les lignes de force de la France en mutation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.