Si Stefan Zweig pouvait parler. Mémoire d’un européen face au réarmement de l’Europe
Toledo Camille de
MANUELLA
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EAN :9782490505845
Le titre dit beaucoup : à travers une rencontre entre un écrivain qui visite Salzbourg et l'auteur autrichien Stefan Zweig, ce livre aborde la question de l'Europe face à la guerre. Camille de Toledo utilise la figure du fantôme ? procédé lié à tout son travail ?, pour donner la parole à Stefan Zweig ? qui a été un grand pacifiste ?, afin de le faire parler de notre présent et de notre avenir face à l'Europe qui se réarme. La figure de Stefan Zweig est ici centrale : né en 1881 à Vienne et mort en 1942 au Brésil, écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien, il a été l'ami de Sigmund Freud, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Richard Strauss, et a fait partie de l'intelligentsia viennoise. Il quitte son pays natal en 1934, en raison de la montée du nazisme et de ses origines juives pour se réfugier à Londres, puis au Brésil où il se suicidera avec sa femme Lotte. Son ?uvre est constituée essentiellement de biographies (Joseph Fouché, Marie-Antoinette, Marie Stuart), mais aussi de romans et de nouvelles (Amok, La Pitié dangereuse, La Confusion des sentiments, Le Joueur d'échecs). Dans son livre testament, Le Monde d'hier. Souvenirs d'un Européen ? qu'il a expédié à son éditeur la veille de son suicide ?, Zweig se fait chroniqueur de l?« âge d'or » de l'Europe et analyse ce qu'il considère comme l'échec d'une civilisation. Passant du « monde d'hier » à celui d'aujourd'hui, ce texte fait parler Stefan Zweig sur des questions importantes : comment se battre face à la montée des menaces quand on veut dire non à la guerre ? Quelles leçons tirer du passé ? Comment rester unis face aux soubresauts du temps ? De quelle Europe pouvons-nous rêver ? Telle une nouvelle, comme le Bartleby de Herman Melville ou comme Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman, ce court récit a son autonomie. Il nous aide à envisager l'avenir de l'Europe comme une réponse aux inquiétudes du temps et nous montre comment la littérature peut penser le temps présent.
Nombre de pages
40
Date de parution
20/02/2026
Poids
60g
Largeur
101mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505845
Auteur
Toledo Camille de
Editeur
MANUELLA
Largeur
101
Date de parution
20260220
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Ne soyez pas surpris si le conditionnel triomphe de l'indicatif, c'est à cause des plans qu'on fait sur la comète, des comètes qui s'écrasent si nos calculs sont bons, des "si" hypothétiques qui, de fil en aiguille, brodent des histoires nouvelles autour des vieilles dentelles en vue d'une fête finale où le réel implose. " Ce roman retrace la résistible ascension de Léopold William Kacew, pionnier dans l'industrie du plaisir, qui déclenche, malgré lui, une insurrection d'abstinence et de chasteté. L'Inversion de Hieronymus Bosch - ou splendeurs et misères d'une régression capitaliste - est la fresque onirique, satirique et cruelle d'un monde rétréci, à l'américaine. Une histoire entamée à Paris-Texas qui s'achève au c'ur de la vieille Europe dans une Vienne à feu et à sang.
À 17 ans, Eugène Green décide de quitter l'Amérique reaganienne. Il fuit une petite ville étouffante et, rêvant d'Europe et d'Américains déviants comme lui (Salinger, Fitzgerald, Miller, Burroughs, Kerouac...), s'installe à Paris pour y découvrir que la fête est finie, que l'esprit n'y est plus, qu'il ne reste que des jeux de miroirs, des guerres de vanité et la version hésitante, bâtarde, de l'American dream. Dégoûté, il va choisir la clandestinité, puis la violence et, parvenu au statut d'icône, presque de saint, il meurt parmi ses fidèles...Mais que se passe-t-il lorsque le lecteur découvre que cette vie d'Eugène Green est en fait le projet d'un film, God save America, en train de s'écrire ? Que, derrière l'image de la route du Wyoming où l'adolescent chemine pour quitter son pays, toute une chaîne allant du scénariste au metteur en scène en passant par les producteurs et les critiques s'interroge : faut-il que le personnage aille de ce côté-ci ou de ce côté-là ? Est-ce la vie réelle d'Eugène Green qui inspire le réalisateur ou son scénariste, ou l'ont-ils inventé de toutes pièces pour donner corps à cet anti-héros éminemment hollywoodien qu'est la figure du « terroriste » ...Vies et mort d'un terroriste américain devient alors une polyphonie acide et cruelle où l'on suit le projet fou d'un réalisateur repentant, la dépression d'un scénariste raté, l'hystérie tantôt burlesque, tantôt violent d'un performer devenu, malgré lui, un ennemi d'État, les affabulations sombres, souvent morbides, d'un adolescent mythomane, les envolées bibliques et revanchardes d'un évangéliste célèbre, mais surtout, planant comme une ombre sur cette colonie de personnages, l'épopée bien réelle d'un des plus fameux terroristes made in USA, l'ex-professeur diplômé de Harvard Théodore Kaczynski, alias « Unabomber », qui mena la plus longue campagne d'attentats jamais perpétrée sur le sol des États-Unis.Par l'auteur iconoclaste de cybermondain Jolipunk.
Le livre de la faim et de la soif est une chevauchée effrénée dans les contrées du conte et du roman picaresque. Le personnage central est le livre lui-même. Alter ego du narrateur, il entame de façon autonome des récits qu'il ne prend pas le temps d'achever, en quête d'une totalité irréalisable. Chaque fois, le livre s'aperçoit qu'en nommant les choses il les détruit et doit repartir à la recherche d'une autre réalité. Sa folle cavale nous emporte dans de nombreux pays, réels ou imaginaires, dans diverses époques, dans des langues différentes, car le livre n'est jamais rassasié. Ses récits empruntent leurs univers au western, au roman noir, au Talmud ou au Coran, aux poèmes de Michaux ou au roman de Cervantès, à Borges ou à Rabelais... Voyage entre les mondes, Le livre de la faim et de la soif embrasse ce XXI siècle débutant de colères et de tremblements. Il s'agit, pour Camille de Toledo, d'allier dans une fiction labyrinthique la pensée et le rêve, la philosophie et la poésie, de fondre tous les possibles dans une narration sans limites. Une aventure littéraire exceptionnelle, vibrant à chaque page d'une joie d'inventer et d'une vitalité impressionnantes.
Une réponse engagée, parfois virulente mais sincère, au "Manifeste pour une littérature-monde en français'publié en mars 2007 dans le cadre de la manifestation des Ecrivains voyageurs de Saint-Malo. L'auteur dénonce une certaine naïveté dans ce Manifeste, une vision sur la fin des idéologies qui serait propice à la littérature, une volonté de retour simpliste au monde réel, et il en entreprend donc courageusement la critique: que défend-il, quelle idéologie recouvre-t-il? Il n'y a pas qu'une littérature issue du réel, mais des littératures issues de l'imaginaire des écrivains, le frisson du dehors pouvant être perçu de l'intérieur. Et si la littérature d'aujourd'hui était celle des voyages immobiles? Dès lors que la réalité disparaît sous des strates de fictions, n'est-il pas plus juste d'écrire en archéologue, plutôt qu'en voyageur... Biographie de l'auteur Camille de TOLEDO est écrivain et cinéaste. Il en particulier l'auteur à succès d" Archimondain, jolipunk (Calmann-Lévy, 2002) et, en fiction, de L'inversion de Hieronimus Bosch et Vies et mort d'un terroriste américain (Verticales, 2005 et 2007).
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.