À 17 ans, Eugène Green décide de quitter l'Amérique reaganienne. Il fuit une petite ville étouffante et, rêvant d'Europe et d'Américains déviants comme lui (Salinger, Fitzgerald, Miller, Burroughs, Kerouac...), s'installe à Paris pour y découvrir que la fête est finie, que l'esprit n'y est plus, qu'il ne reste que des jeux de miroirs, des guerres de vanité et la version hésitante, bâtarde, de l'American dream. Dégoûté, il va choisir la clandestinité, puis la violence et, parvenu au statut d'icône, presque de saint, il meurt parmi ses fidèles...Mais que se passe-t-il lorsque le lecteur découvre que cette vie d'Eugène Green est en fait le projet d'un film, God save America, en train de s'écrire ? Que, derrière l'image de la route du Wyoming où l'adolescent chemine pour quitter son pays, toute une chaîne allant du scénariste au metteur en scène en passant par les producteurs et les critiques s'interroge : faut-il que le personnage aille de ce côté-ci ou de ce côté-là ? Est-ce la vie réelle d'Eugène Green qui inspire le réalisateur ou son scénariste, ou l'ont-ils inventé de toutes pièces pour donner corps à cet anti-héros éminemment hollywoodien qu'est la figure du « terroriste » ...Vies et mort d'un terroriste américain devient alors une polyphonie acide et cruelle où l'on suit le projet fou d'un réalisateur repentant, la dépression d'un scénariste raté, l'hystérie tantôt burlesque, tantôt violent d'un performer devenu, malgré lui, un ennemi d'État, les affabulations sombres, souvent morbides, d'un adolescent mythomane, les envolées bibliques et revanchardes d'un évangéliste célèbre, mais surtout, planant comme une ombre sur cette colonie de personnages, l'épopée bien réelle d'un des plus fameux terroristes made in USA, l'ex-professeur diplômé de Harvard Théodore Kaczynski, alias « Unabomber », qui mena la plus longue campagne d'attentats jamais perpétrée sur le sol des États-Unis.Par l'auteur iconoclaste de cybermondain Jolipunk.
Nombre de pages
318
Date de parution
30/08/2007
Poids
350g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070785483
Titre
VIES ET MORT D'UN TERRORISTE AMERICAIN
Auteur
Toledo Camille de
Editeur
VERTICALES
Largeur
140
Poids
350
Date de parution
20070830
Nombre de pages
318,00 €
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Ne soyez pas surpris si le conditionnel triomphe de l'indicatif, c'est à cause des plans qu'on fait sur la comète, des comètes qui s'écrasent si nos calculs sont bons, des "si" hypothétiques qui, de fil en aiguille, brodent des histoires nouvelles autour des vieilles dentelles en vue d'une fête finale où le réel implose. " Ce roman retrace la résistible ascension de Léopold William Kacew, pionnier dans l'industrie du plaisir, qui déclenche, malgré lui, une insurrection d'abstinence et de chasteté. L'Inversion de Hieronymus Bosch - ou splendeurs et misères d'une régression capitaliste - est la fresque onirique, satirique et cruelle d'un monde rétréci, à l'américaine. Une histoire entamée à Paris-Texas qui s'achève au c'ur de la vieille Europe dans une Vienne à feu et à sang.
Le livre de la faim et de la soif est une chevauchée effrénée dans les contrées du conte et du roman picaresque. Le personnage central est le livre lui-même. Alter ego du narrateur, il entame de façon autonome des récits qu'il ne prend pas le temps d'achever, en quête d'une totalité irréalisable. Chaque fois, le livre s'aperçoit qu'en nommant les choses il les détruit et doit repartir à la recherche d'une autre réalité. Sa folle cavale nous emporte dans de nombreux pays, réels ou imaginaires, dans diverses époques, dans des langues différentes, car le livre n'est jamais rassasié. Ses récits empruntent leurs univers au western, au roman noir, au Talmud ou au Coran, aux poèmes de Michaux ou au roman de Cervantès, à Borges ou à Rabelais... Voyage entre les mondes, Le livre de la faim et de la soif embrasse ce XXI siècle débutant de colères et de tremblements. Il s'agit, pour Camille de Toledo, d'allier dans une fiction labyrinthique la pensée et le rêve, la philosophie et la poésie, de fondre tous les possibles dans une narration sans limites. Une aventure littéraire exceptionnelle, vibrant à chaque page d'une joie d'inventer et d'une vitalité impressionnantes.
Une réponse engagée, parfois virulente mais sincère, au "Manifeste pour une littérature-monde en français'publié en mars 2007 dans le cadre de la manifestation des Ecrivains voyageurs de Saint-Malo. L'auteur dénonce une certaine naïveté dans ce Manifeste, une vision sur la fin des idéologies qui serait propice à la littérature, une volonté de retour simpliste au monde réel, et il en entreprend donc courageusement la critique: que défend-il, quelle idéologie recouvre-t-il? Il n'y a pas qu'une littérature issue du réel, mais des littératures issues de l'imaginaire des écrivains, le frisson du dehors pouvant être perçu de l'intérieur. Et si la littérature d'aujourd'hui était celle des voyages immobiles? Dès lors que la réalité disparaît sous des strates de fictions, n'est-il pas plus juste d'écrire en archéologue, plutôt qu'en voyageur... Biographie de l'auteur Camille de TOLEDO est écrivain et cinéaste. Il en particulier l'auteur à succès d" Archimondain, jolipunk (Calmann-Lévy, 2002) et, en fiction, de L'inversion de Hieronimus Bosch et Vies et mort d'un terroriste américain (Verticales, 2005 et 2007).
Mise en récit par CAMILLE DE TOLEDO Le fleuve qui voulait écrire Et si les blessures, les douleurs, les éreintements de la "nature" étaient langage... Et si les divers corps et silhouettes du monde, rivières, montagnes, océans, glaciers et sols... étaient, à force d'exploitation, de prédation, en voie d'inventer leur grammaire, exigeant leur représentation ? Et si un fleuve, la Loire, et les divers éléments terrestres écrivaient une constitution ? Cette colère du vivant, de la Terre, nous forcerait à élargir nos endos humains, à sortir de nos solitudes, à remettre en cause en profondeur l'ontologie des modernes, divisant le monde entre "sujets" et "objets"... en reconnaissant la qualité de "personne" à des entités autres qu'humaines. Voici donc l'histoire d'un soulèvement légal terrestre, , un chemin pour des métamorphoses...
Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande: fabriquer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Mahler, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "maître" ne semblent connaître aucune limite... Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon cède bientôt la place à l'auto-portrait d'une artiste bohème dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant d'une histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen d'une langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession.
Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c est sûr, depuis le temps qu ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer.Ph. A.
En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.
Après avoir rejoint les éditions Verticales avec L'immobilier, un recueil de nouvelles qui inventoriait diverses façons d'habiter les amitiés, les amours ou la solitude, Hélèna Villovitch se focalise cette fois sur un élément de mobilier aussi familier que symbolique : le sofa, qui tient autant du simple canapé d'appartement que du divan où se lovent nos obsessions et désirs inconscients. D'où le projet sacrificateur contenu dans le titre : Pour en finir avec mon sofa. Le roman s'ouvre sur une séance de cinéma où le lecteur est convié à découvrir un film intitulé Sofa, traitant justement du destin alambiqué de ce meuble-là. Selon un savant désordre chronologique, nous découvrons qu'Erika a hérité d'un sofa où elle serait née et où sa mère, l'extravagante Susanna, a passé les derniers jours d'une hallucinante agonie. Désormais, il va s'agir pour la jeune femme, logée trop à l'étroit, de trouver le moyen de s'en débarrasser. S'ensuit une série de démarches auprès de ses ami(e)s et de son amant Ali, entremêlés de flashbacks bouleversants ou loufoques. Et comme, décidément, personne ne souhaite la soulager de ce legs encombrant, il faudra bien en finir avec ce maudit objet transitionnel, en l'abandonnant à l'aide d'une camionnette de location "en pleine cambrousse". Le livre entier aurait pu se présenter comme une novélisation du long-métrage, réellement tourné par Hélèna Villovitch en 2016, mais une fois exposée l'intrigue de ce prétexte filmique, reste à en inventer le making of débordant d'imagination. Non pas en nous racontant par le menu quelques "anecdotes de tournage" mais en couchant sur le papier toutes les hypothèses, effets secondaires et leçons rétrospectives entourant sa fabrique. Et surtout en révélant sur un mode fantasque les dilemmes, pannes et euphories créatives de sa réalisatrice durant l'été suivant, sans esquiver certains secrets de famille, dont l'abandon de son père à l'âge de dix ans, par une mère fantomatique. Ce roman hybride, écrit d'après une oeuvre cinématographique, mais aussi d'avant, pendant et d'ailleurs connaît un ultime accident de parcours, lié à la mort brutale de l'acteur Nicolas Granger, complice de longue date d'Hélèna Villovitch. Ce douloureux événement devient alors comme la pièce manquante de tout le patchwork jusqu'ici rapiécé. S'il donne lieu à une sorte d'oraison funèbre pour un ami disparu, il devient vite un récit introspectif aux confins de la paranoïa, mettant au jour la confusion intérieure de la narratrice lors de leurs premières rencontres. Et suivant le cours tortueux de cet épilogue, ce sont tous les malentendus drolatiques antérieurs qu'il faut reconsidérer à l'aune d'un état de folie douce, sans effroi ni compassion, en essayant de recadrer avec les moyens du bord, l'écriture donc, les jeux de miroir de la déraison. Pour en finir avec Sofa, entre film et réalité.