Cet essai veut rompre avec une idée reçue : la mondialisation serait associée à des changements matériels irrépressibles. L'auteur souligne au contraire les dimensions politiques de cette dynamique, de ses origines et de ses conséquences sociales. L'expansion du marché affecte aujourd'hui les régimes de souveraineté. Et pourtant, le rôle des gouvernements nationaux sur l'évolution économique et sociale des pays industrialisés n'a pas diminué, bien au contraire. Dans les pays pauvres, en revanche, les systèmes d'intégration politique et sociale sont fragiles et la mondialisation, telle qu'elle se déploie aujourd'hui, affaiblit encore la capacité des gouvernements d'assumer leur rôle à cet égard, ce qui entretient le cercle vicieux de la pauvreté et de la violence. L'essai se termine par une analyse prospective des réformes institutionnelles à entreprendre au niveau international, et surtout des procédures à inventer, pour redonner aux détenteurs de la souveraineté, à savoir les peuples, de nouveaux mécanismes de participation politique.
Date de parution
20/03/2003
Poids
175g
Largeur
115mm
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EAN
9782724609011
Titre
CRITIQUE DE LA MONDIALISATION
Auteur
DE SENARCLENS PIERRE
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
175
Date de parution
20030320
Nombre de pages
0,00 €
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Cet ouvrage offre une analyse critique des principaux cadres en vigueur dans l'étude des relations internationales contemporaines pour comprendre les rapports de conflit et de coopération entre Etats, les clivages entre le Nord et le Sud, le rôle des institutions intergouvernementales, des ONG et des entreprises transnationales. Cette 6e édition rend compte de l'émergence de certains pays, de l'affirmation du G20 et de la recomposition des rapports entre puissances
Au cours des années quatre-vingt, l'humanitaire a envahi le champ de la politique internationale. Les opérations de maintien de la paix de l'ONU et les engagements militaires des grandes puissances dans les Balkans ou en Afrique ont été de plus en plus étroitement associés aux secours humanitaires. Le flot des réfugiés et des personnes déplacées a augmenté de manière dramatique, au point d'affecter plusieurs dizaines de millions d'individus. Une part croissante des aides publiques au développement est consacrée à l'assistance humanitaire et le nombre des ONG agissant dans ce domaine a beaucoup augmenté. Les gouvernements occidentaux ont répondu par des activités caritatives aux crises qui, par le passé, auraient été appréhendées en termes de stratégie ou de développement économique. La définition de l'humanitaire a fait l'objet de nouveaux débats éthiques et politiques, notamment parce que les gouvernements l'ont utilisé comme leurre d'opinion, soutenant des actions de secours dont les effets politiques pouvaient s'avérer contestables. L'humanitaire s'impose au carrefour des principaux enjeux et contradictions de la mondialisation. L'expansion planétaire des entreprises transnationales et des flux financiers, associée aux bouleversements des modes de production et à une croissance sans précédent des réseaux d'échange et de communication entre pays, est inséparable de clivages économiques grandissant entre groupes sociaux et entre régions du monde. Les tragédies humanitaires traduisent, à des degrés divers, une déficience des mécanismes de régulation internationale.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.