Le premier défi de la démocratie est de donner le «goût de l'avenir» (Alexis de Tocqueville), de générer l'enthousiasme qui poussera les jeunes d'esprit à progresser d'eux-mêmes vers de nouvelles quêtes de sens et de savoir, à renouveler peut-être surtout, dans le contexte des nouvelles connaissances et d'une prise de conscience accrue des richesses des différentes cultures, les questions que l'on appelle «ultimes et les plus hautes», pour citer Husserl, celles que la science exclut par principe et qui sont pourtant «les questions les plus brûlantes», portant «sur le sens ou sur l'absence de sens de toute cette existence humaine». Le simple mot question évoque d'emblée le vieux français queste, c'est-à-dire la quête, du latin quaerere, «rechercher», «aimer»; il traduit le désir de voir et de savoir, impliquant du coup les deux dimensions à la fois les plus essentielles et les plus grandes de notre être proprement humain, la capacité d'aimer et celle de penser. Une éducation qui exclurait, comme tranchées d'avance, ces questions ultimes, ne serait nullement à la hauteur de l'humain. Les essais composant ce livre explorent six d'entre elles, à savoir la dignité humaine, l'intelligence, la liberté, le bonheur, la mort et la beauté. Découvrez la version livre audio de ce titre, lu en version intégrale par Étienne Panet-Raymond. Publié en français
Nombre de pages
256
Date de parution
13/03/2012
Poids
300g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782760307735
Titre
Questions ultimes
Auteur
De Koninck thomas
Editeur
PU OTTAWA
Largeur
152
Poids
300
Date de parution
20120313
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les conférences regroupées dans cet ouvrage ont été prononcées dans le cadre de la Chaire de métaphysique Étienne Gilson durant l'année universitaire 2007-2008. Aujourd'hui, l'accès de la raison humaine à Dieu est mis en doute de manière diverse: l'auteur opère donc un retour sur Aristote. La réflexion étonnante sur Dieu, pensée de la pensée et souverain bien, qu'élabore Aristote, manifeste une rigueur et une profondeur qui nécessitent une grande attention critique. On découvre ainsi comment dans la sagesse, selon Aristote, se manifeste la recherche du Dieu souverain bien. Biographie de l'auteur Thomas DE KONINCK est titulaire de la chaire La philosophie dans le monde actuel à l'Université de Laval (Québec), ancien doyen de la Faculté de philosophie. Il est auteur de plusieurs ouvrages publiés aux Puf, dont De la dignité humaine (Quadrige, 2002), prix La Bruyère de l'Académie française, et Philosophie de l'éducation. Essai sur le devenir humain (Puf, 2004).
Deux grands philosophes, Aristote et Hegel, s'interrogent sur la question fondamentale de la philosophie : Qu'est-ce que Dieu ? Ces deux grands esprits s'accordent pour dire que Dieu est l' "Etre le plus excellent " (Aristote), l' " Absolu, l'Idée éternelle " (Hegel). On mesure l'intérêt philosophique qu'il y a à suivre ces deux démarches si distinctes et pourtant si convergentes. Le philosophe de l'Entendement présente Dieu comme identité de la " Pensée ", pendant que le philosophe de la Raison place la contradiction jusque dans l'Absolu. La question des rapports entre le monde et Dieu conduit à s'interroger sur ce que, depuis Heidegger, on appelle l'ontho-théo-logie. La réponse de Hegel ne recouvre pas parfaitement celle d'Aristote. Enfin, la place de Dieu dans le monde humain est envisagée sous le triple aspect de la téléologie, du comportement éthique et de la vie dans la Cité.
La philosophie a-t-elle quelque chose à dire sur le monde contemporain ? Peut-elle intervenir dans des débats publics pour contribuer à éclaircir leurs enjeux et aider à mieux définir les conditions d'une réponse ? La collection " Intervention philosophique " a pour ambition de montrer que l'on peut répondre positivement à ces deux questions. Il n'y a pas de philosophie sans exercice de la raison. Mais outre ses usages spéculatif et pratique, la raison philosophique a également une fonction de critique publique. C'est cet effet public de la philosophie qu'il s'agit de restituer par la publication de textes prenant position sur des questions d'actualité. On l'a marqué avec justesse, " nos gains inouïs de connaissance se paient en gains inouïs d'ignorance ". Pis encore, au c'ur des fléaux les plus graves de nos sociétés - tels la violence, la pauvreté, l'autodestruction des jeunes - se découvre une nouvelle ignorance. Les modes de pensée propres à chaque science ou secteur du savoir ne sont pas aptes à répondre aux questions complexes de l'expérience concrète. Plus indispensable que jamais est la philosophie, appelée à critiquer inlassablement les réductionnismes et les abstractions pour reconduire au concret, en particulier à la question du sens et à l'être le plus concret et le plus complexe qui soit en ce monde, l'être humain. L'évolution des sociétés est déterminée par la culture avant tout, bien avant les modes de production ou les régimes politiques. Ne voit-on pas à quel point les nouveaux pouvoirs de communication restructurent tant l'action politique que le monde de l'économie et de la science ? C'est donc la culture qu'on doit mettre d'abord en examen et dont il faut considérer à neuf le sens. Rien n'est plus urgent ni plus vital.