Avant la Première Guerre mondiale, les décorateurs français abandonnèrent les formes sinueuses de l'Art nouveau pour créer des intérieurs spectaculaires, très colorés et décorés de tapis d'un éclat tout particulier. Ces tapis à motifs floraux, figuratifs ou géométriques, étaient tissés à la main, fabriqués par de petits ateliers artisanaux ou exécutés par les manufactures d'Aubusson. Les maîtres de l'Art déco, Suë et Mare, Ruhlmann, Follot et Dufrène, ont tous créé des tapis coordonnés aux intérieurs qu'ils décoraient. Poiret et d'autres avaient leurs propres ateliers de tissage. Les tapis dessinés par ces créateurs faisaient partie intégrante du décor qu'ils avaient conçu et s'harmonisaient parfaitement avec le mobilier. Cet ouvrage expose d'abord l'épanouissement remarquable de l'Art déco en France et dans l'ensemble de l'Europe. La seconde partie souligne les réactions des défenseurs de la modernité contre les «artistes décorateurs ». En France les créations de Sonia Delaunay, Eileen Gray et jean Lurçat évoquent les collages et le cubisme; suivant l'exemple du Bauhaus et des Scandinaves, ils travaillent sur la texture. La mode des tapis au dessin abstrait et moderne fut encouragée par les tissages en édition limitée réalisés d'après les oeuvres des grands maîtres de l'art pictural du XXe siècle, comme Picasso, Matisse, Klee et Mirô. Aux États-Unis les artistes s'inspirèrent des traditions européennes, tout en élaborant un style proprement américain. Ce livre, magnifiquement illustré, s'adresse non seulement aux collectionneurs de tapis et aux spécialistes du textile, mais à tous ceux qui s'intéressent aux créations des décorateurs du XXe siècle, à l'originalité et à l'inventivité de l'École Martine de Paul Poiret, à la tradition folklorique scandinave de Màrta Mààs-Fjetterstrôm, aux innovations des Américains Frank Lloyd Wright et Donald Deskey, ou encore aux tapis tissés main de Gunta Stôlzl en Allemagne. À côté de ces inestimables références, l'ouvrage offre des informations sur les artistes, les fabricants et les marchands, sur les signatures et les monogrammes, ainsi qu'un glossaire, une bibliographie, et présente les galeries et les marchands contemporains. En 1927, le critique René Chavance considérait l'art du tapis comme le plus achevé des arts décoratifs « le plus visionnaire de l'esprit du temps». Cet ouvrage original témoigne de l'émerveillement que ces tapis de créateurs continuent de susciter par leur pouvoir décoratif.
Nombre de pages
225
Date de parution
23/09/2002
Poids
1 800g
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EAN
9782909283715
Titre
Tapis modernes et art déco
Auteur
Day Susan
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
1800
Date de parution
20020923
Nombre de pages
225,00 €
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Jean-Charles Moreux 1889-1956. Grand, profil de Romain, alliant l'élégance aristocratique à la force du paysan, c'est ainsi qu'apparaît Jean-Charles Moreux aux yeux de ses contemporains. Après des études d'ingénieur, il opte pour l'architecture et obtient son diplôme à l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1922. Il se lie d'amitié avec André Lurçat et, sous son influence, se passionne pendant quelques années pour l'architecture puriste. En 1930, il adhère à l'union des artistes modernes. Dès 1923, il dessine des meubles très architecturés, conçus selon des tracés régulateurs. S'il étudie des Modèles d'habitations à bon marché et des meubles standard, il travaille parallèlement pour des mécènes tels le couturier Jacques Doucet, le baron Robert de Rothschild, le vicomte Charles de Noailles. En 1926, sa rencontre avec Bolette Natanson, la fille d'Alexandre Natanson, fondateur de la " Revue blanche ", est déterminante pour l'évolution de son art. Elle l'introduit dans un milieu d'intellectuels, d'artistes et de musiciens. Ils voyagent et travaillent ensemble. C'est au retour d'un voyage en Italie avec Bolette qu'il commence à intégrer dans ses créations des références à l'Antiquité romaine, à la Renaissance et au baroque. Tous deux férus d'histoire naturelle, ils inventent des compositions surprenantes à partir de papillons, de coquillages, d'oiseaux naturalisés. Ils ouvrent, dira Marcel Zahar, " les portes du Merveilleux ". Convaincu que l'artiste doit lutter contre l'uniformité du monde industriel, Moreux se tourne vers la tradition classique et s'inspire librement des ?uvres de Ledoux et de Palladio ; il s'impose comme ensemblier, architecte-scénographe, muséographe et créateur de jardins. Dans les nombreux jardins urbains qu'il dessine, seul ou avec les frères Véra, il met l'accent sur l'approche géométrique, l'économie des végétaux et les illusions de perspective obtenues par des jeux de miroirs. Le jardin public des Gobelins, qu'il réalise à Paris en 1938, se présente comme une puissante alliance d'éléments baroques et de tracés classiques. Nommé architecte en chef des Bâtiments civils et palais nationaux, il est chargé de réaménager des galeries de peinture du musée du Louvre, et plus particulièrement le décor de la galerie Médicis. Un itinéraire singulier en fait, avec Emilio Terry, André Arbus et Louis Süe, l'un des artistes les plus originaux de la première moitié du XXe siècle. Ce livre trace le parcours de Jean-Charles Moreux dans sa diversité : architecture, décoration, mobilier et jardins.
Intégrale de la série Passions "Au coeur de Vegas" Dans la ville de toutes les tentations, plus rien n'est impossible... Un fiancé sur mesure, Zuri Day Que vient-elle de faire ? Lauren, prise de panique en voyant l'homme qu'elle a abandonné au pied de l'autel s'approcher d'elle à grands pas, s'est collée à Christian Breedlove pour feindre une idylle. Christian, le fils de son patron, aussi irrésistible que charmeur. Christian qu'elle s'évertue à ignorer malgré l'alchimie qui opère entre eux depuis des mois... Séduction interdite, Zuri Day La seule qu'il désire est aussi la seule qui lui est interdite. Forte, passionnée, d'une beauté incendiaire, Ryan Washington est le type même de femme d'affaires qui l'insupporte ! Sans compter qu'elle est la soeur de son partenaire commercial... Pourquoi alors ne peut-il s'empêcher de vouloir s'emparer de ses lèvres et d'embrasser sa silhouette voluptueuse à se damner ...
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.