Voici une introduction attrayante au domaine souvent ésotérique du cerveau, de sonfonctionnement normal comme de ses maladies, sous forme de brèves chroniques narratives qui enrendent la lecture aisée. Organisées par grands thèmes, ces chroniques commencent par nous mener à la rencontre des fondateurs de la neurologie et de la neurochirurgie. Elles abordent ensuite les découvertes fondamentales du neurone ou des neurotransmetteurs, et montrent comment l'imagerie cérébrale contemporaine a transformé la compréhension des comportements. Divers épisodes de l'histoire de la neurologie permettent une approche simple de ces phénomènes complexes que sont le langage, le mouvement ou la mémoire. A partir de cas individuels et de situations imaginaires comme une rencontre entre Descartes et Spinoza ou une leçon d'anatomie à la Salpêtrière au XIXe siècle, l'auteur aborde des débats aussi anciens que la place de l'âme dans le cerveau ou aussi actuels que la spécialisation fonctionnelle de certaines aires du cortex cérébral. Les questions philosophiques de l'intelligence et de la conscience, comme celles de l'éthique clinique en neurologie, concluent l'ouvrage.
Nombre de pages
378
Date de parution
17/02/2011
Poids
506g
Largeur
145mm
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EAN
9782021034974
Titre
Le nouveau totem. Petites chroniques du cerveau
ISBN
2021034976
Auteur
Davous Patrick
Editeur
SEUIL
Largeur
145
Poids
506
Date de parution
20110217
Nombre de pages
378,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis quand le cerveau est-il capable de réaliser des oeuvres d'art ? Comment fait-il pour rendre certains individus si créatifs ? Comment s'organisent les réseaux de neurones pour nous donner du plaisir face à une oeuvre d'art ? Pourquoi Cézanne, Goya et Vinci sont-ils si différents ? La musique, la peinture, la sculpture et la danse reposent-elles sur des bases cérébrales distinctes ? Comment nous donnent-elles des sensations si variées ? Artistes et spectateurs vivent-ils les oeuvres de la même façon ? Quels rôles pour l'inconscient ou la maladie dans la créativité ? Autant de questions que ce livre aborde avec rigueur scientifique mais sans dogmatisme. Il ne prétend pas expliquer l'art, et encore moins la créativité artistique, par les neurosciences. Cette approche a une limite, celle de notre humanité singulière qui permet à l'artiste, selon l'expression de Matisse, de " posséder son cerveau " et non d'être possédé par lui.
En mai 1994, Capucine, atteinte de leucémie, meurt suite à une faute dans l'exécution d'une prescription médicale. Elle venait d'avoir 14 ans. Ce livre est un carnet de route. Il dit sobrement les difficultés du parcours, l'espoir, le doute, le choc, l'incompréhension. Il parle d'une bataille pour recommencer à penser, pour comprendre et pour survivre. Mettre des mots sur l'impensable. Énoncer, car il ne s'agit pas de dénoncer. Refuser le silence. Lancer un pont vers les autres. Les paroles sont mesurées, mais l'impact est violent, à la mesure de l'événement.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...