L'impersonnel. La personne, le verbe, la voix : du partage des fonctions et de leur sémantisme dans
Daviet-Taylor Françoise ; Bottineau Didier
PU RENNES
19,00 €
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EAN :9782753511118
Il n'y a pas photo, ça manque de grottes en Bretagne ; Es wurde getanzt (allemand " il fut dansé " : " On a dansé "), Krampouezh zo ! (breton " Il y a des crêpes ! "), Iluntzen du (basque " Ça s'assombrit ", " Le soir tombe "), késöre jàr (az idö) (hongrois " Tard marche (le temps) " : " il se fait tard "). " Si ça continue, il faudra bien que ça cesse ! " Les structures impersonnelles ont été largement étudiées dans la littérature linguistique ; elles continuent pourtant de soulever maintes questions descriptives et théoriques, pour le français comme pour les langues en général. Le présent ouvrage se propose de les expliciter en articulant les énoncés impersonnels (formes verbales, formes du sujet s'il en est) aux questions plus intégrantes de forme et de sens qui les contextualisent : l'aspect (rôle de l'impersonnel dans la mise en scène d'un événement), la voix (identification et mise en scène de participants), la subjectivité (mise en perspective de points de vue, modalité), l'intersubjectivité (inscription du sens par l'impersonnel dans les rapports dialogiques et dialogaux), la textualité (l'inscription dans la cohésion du discours), l'ontologie (l'impersonnel comme marqueur d'événements sans agent repérable). À la suite d'études générales cadrant le problème sous ses différentes facettes, on trouvera une série d'études particulières consacrées à la spécificité de cette articulation dans des langues ou groupes de langues typologiquement diversifiés (romanes, germaniques, celtiques, non Indo-Européennes), vivantes ou anciennes.
Nombre de pages
345
Date de parution
24/06/2010
Poids
477g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753511118
Titre
L'impersonnel. La personne, le verbe, la voix : du partage des fonctions et de leur sémantisme dans
Auteur
Daviet-Taylor Françoise ; Bottineau Didier
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
477
Date de parution
20100624
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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