L'entrepreneuriat transméditerranéen. Les nouvelles stratégies d'internationalisation
Daviet Sylvie
KARTHALA
29,00 €
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EAN :9782811113513
Au tournant des années 2010, dans une Méditerranée traversée par l'onde de choc de la crise économique et des "printemps arabes", l'entrepreneuriat transméditerranéen tend à structurer un écosystème relationnel, Tels des argonautes, les entrepreneurs en rédigent la nouvelle Odyssée. Mais au-delà d'une vision Nord-Sud classique, il faut désormais prendre en compte les espaces économiques circulatoires et les dynamiques Sud-Sud, car les horizons de l'entrepreneuriat se diversifient. Les recompositions qui s'opèrent sous nos yeux font ainsi du Maghreb un espace relais entre l'Europe et l'Afrique. Cet ouvrage s'intéresse ainsi aux nouvelles stratégies d'internationalisation des entreprises à partir des régions riveraines de la Méditerranée et tout particulièrement dans une dimension Maghreb/Europe. Firmes-réseau, diasporas économiques et systèmes productifs transnationaux font de la Méditerranée une interface active, tenant du hub plus que de l'espace intégré. Sylvie Daviet, professeur de géographie à Aix-Marseille Université, est membre du laboratoire TELEMME (UMR 7303), unité du CNRS et de l'université au sein de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme, à Aix-en-Provence. Entre 2010 et 2012, elle a coordonné un programme de recherche dédié à l'entrepreneuriat transméditerranéen, au sein de l'Institut de Recherche du Maghreb Contemporain (USR 3077), basé à Tunis.
Nombre de pages
380
Date de parution
17/04/2015
Poids
600g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811113513
Auteur
Daviet Sylvie
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20150417
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380,00 €
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Dans un contexte marqué par les délocalisations, le contenu de cet ouvrage nous livre un examen critique de la société "post-industrielle", croisant de façon inédite les concepts d'industrie, de culture et de territoire. L'intérêt porté aux savoir-faire et à leur transmission, aux processus d'innovation comme aux mythes fondateurs de la culture industrielle met en relief le rôle central des acteurs dans la dynamique des activités des espaces. En revisitant quelques grands textes de référence, sans céder à la querelle des anciens et des modernes, on voit combien les présupposés philosophiques ont orienté durablement le regard et la pensée des géographes. La redéfinition de l'industrie par le territoire, loin de s'enfermer dans la survalorisation du local, trace au contraire la voie d'une géographie de l'entreprise où territorialité et culture ouvrent une lecture explicative de la mondialisation.
Peut-en faire cohabiter entreprise et environnement de manière saine et durable ? C'est la question au coeur de cet ouvrage, qui croise les réflexions et les champs de recherche pour interroger l'avenir de la production et des ressources naturelles. Les rapports entretenus par les entreprises avec l'environnement sont multiformes et puisent leurs racines dans la Révolution industrielle. Ils ont fait l'objet d'une attention accrue à partir de la décennie 1960-1970 et plus récemment encore avec les problématiques du réchauffement climatique et les nuisances, dommages et risques dont les entreprises sont potentiellement porteuses. Le modèle de développement qui recherche le profit maximum en un minimum de temps se trouve désormais interpellé, voire remis en cause par les impératifs du développement durable. Ce dernier ne peut en effet s'accommoder que du temps long, surtout lorsqu'il s'agit de préserver les ressources naturelles. En se proposant de sortir du débat classique et souvent stérile qui oppose environnement et entreprises, préservation et rentabilité, cet ouvrage a pour vocation de s'interroger sur les dynamiques existant entre firmes, environnement et territoires. Quelles nouvelles formes de relations sont à inventer pour le siècle qui s'ouvre ? Peut-on concilier compétitivité et durabilité des territoires ? Le développement durable peut-il se transformer en nouveau moteur de l'économie, de la croissance et de l'emploi ? Quels sont les apports de ce débat pour les sciences humaines et, en premier lieu, pour la géographie, qui trouve là un nouveau champ de recherche prometteur ?
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.