Que peut la métaphore ? Histoire, savoir et poétique
David Sylvain ; Przychodzen Janusz ; Boucher Franç
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782296082120
Ce collectif explore, en s'inspirant des perspectives critiques ouvertes par Nietzsche, la potentialité de la métaphore dans un usage ordinaire et pragmatique du langage. Il s'agit, en écartant volontairement la fonction ouvertement ornementale ou esthétique de ces tropes - telle qu'on la trouve en poésie classique, notamment - de déterminer en quoi une telle figure de construction, qui repose sur un singulier mécanisme d'analogie, facilite ou favorise la réflexion et la communication dans le cadre de textes à visée transitive, que ceux-ci relèvent de la philosophie, des sciences humaines, des sciences pures, de l'administration publique ou de l'essai. Ont ainsi été privilégiées les études de cas, couvrant un vaste ensemble de champs d'activité et de périodes historiques, de manière à mettre en valeur l'unité de la métaphore dans sa diversité, à donner à voir surtout, par cette perspective d'où émerge l'esquisse d'une nouvelle poétique, sa qualité de fondement du raisonnement humain.
Nombre de pages
284
Date de parution
07/05/2009
Poids
390g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296082120
Titre
Que peut la métaphore ? Histoire, savoir et poétique
Auteur
David Sylvain ; Przychodzen Janusz ; Boucher Franç
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
390
Date de parution
20090507
Nombre de pages
284,00 €
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On a souvent dit que Cioran, dans son ?uvre en français, reprend les mêmes thèmes, qu'il tend au désistement, au repli sur soi et à l'exploration de sa propre intériorité. Pourtant, le présent essai révèle une subtile inflexion de la pensée du philosophe, d'un recueil à l'autre, et affirme que l'abstention est en fait une prise de position, dont il s'agit de déchiffrer les causes et les modalités. Partant du principe que l'art se définit comme autonomie et fait social, ne prenant forme qu'en opposition à la société, tout en tirant sa substance de celle-ci, Sylvain David avance que Cioran a développé son point de vue de l'univers moderne tout au long de son oeuvre fragmentaire, structurant ainsi son écriture même. A la fois lecture diachronique et étude thématique des écrits de Cioran, cet ouvrage démontre, au-delà de l'apparent éclatement des fragments, l'organisation d'un imaginaire où un va-et-vient entre l'être et le monde s'opère, où la distance que le sujet tente d'instaurer entre ses semblables et lui doit être constamment renégociée, où le marginal ne peut se définir que par rapport à la collectivité, qu'en fonction du groupe dont il choisit de s'exclure.
Présentation par Annie Le BrunI - Ouvrir JarryII - JarryII I - ChercherIV - L'autreV - Un trio d'intercesseursVI - Apparition ( Léon-Paul Fargue)VII - Minutes et jalonsVIII - Hibou, revanche de la nui tIX - Portrait du poète en animalX - "César-Antechrist"XI - Lautréam ont a vécu l'êtreXII - Le roi (Ubu roi)XIII - La reine de SabaXIV - Comme tout le mondeXV - DocteurXVI - L'enterrement de Pan (Mallarmé)XVII - Un clin d'oeil à l'absoluXVIII - Lumières sur une chandelleXIX - Trois romansXX - MadrigalXXI - Une autre "Dragonne" (le dernier livre in achevé)XXII - L'intérieur d'un cheveu (la mort)
Sous le masque inamovible du comte de Lautréamont, auteur des Chants de Maldoror, se cache un jeune poète, né à Montevideo, Isidore Ducasse. Moins connu, plus discret, mais tout aussi efficace. Transparent. Disparu à l'âge de vingt-quatre ans, Isidore Ducasse serait-il, comme le prophétisa Léon Bloy, l'un des plus grands poètes du monde ? Que le comte de Lautréamont tombe le masque ! Le Montévidéen et ses Poésies de l'étrangeté nous parlent d'ailleurs. Du plus lointain parage. Car, pour le plus surprenant des explorateurs d'espaces, ailleurs c'est ici.
Boucher François-Emmanuël ; David Sylvain ; Prévos
Les Rolling Stones ont, peut-être plus que tout autre groupe, contribué à l'invention de ce personnage désormais mythique qu'est la rock star. Des moues androgynes de Mick Jagger aux provocations de Keith Richards, du fragile dandysme de Brian Jones à la morgue (si ce n'est l'apathie) de Charlie Watts ou Bill Wyman, les poses et les attitudes des membres de la formation constituent, dans leur interaction et leur complémentarité, ce qui sera bientôt l'ethos obligé de tout musicien rebelle. Pareille mise en scène de l'insatisfaction détonne toutefois, à l'aube des années 1960, dans la mesure où elle ne s'accompagne pas d'une forte conscience politique, reposant bien davantage sur un savant recyclage de culture romantique, musicale et délinquante. La figure flamboyante et irréelle qui en résulte, sorte de Byron de ruelle, répond pourtant à un besoin latent de l'imaginaire occidental, ouvre à de nouvelles formes de contestation et de dissidence. Le personnage de la rock star informe dès lors la production des Stones tout autant qu'il l'accompagne et fait même c'est la perspective qu'adopte cet ouvrage partie intégrante de leur oeuvre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...