
Le patronat judiciaire au dernier siècle de la République romaine. 2e édition
L'exemple de Cicéron le montre à l'évidence. L'éloquence et particulièrement l'éloquence judiciaire était à Rome, sous la République, un instrument décisif de promotion et de conquête du pouvoir. A quoi cela était-il dû? L'accusation ou la défense en justice permettaient certes de se gagner des obligés parmi ceux que l'on avait vengés ou sauvés d'une condamnation. Mieux encore, ils entraînaient avec eux leurs parents et amis dans une relation de gratitude qui permettait de mobiliser des partisans dans la compétition politique. Mais surtout l'agôn judiciaire qui se déroulait en public sous les yeux de tous les citoyens était l'occasion de manifester des vertus d'intelligence et de courage qui assuraient que celui qui en faisait la preuve serait capable de diriger la cité. Ainsi l'analyse sociologique des conduites qui mettaient ces qualités en scène révèle-t-elle l'économie d'une éthique de l'assistance et de la supériorité morale qui légitimait l'aristocratie sénatoriale ou permettait d'y accéder. Ce livre publié au début des années 1990 faisait la preuve que l'éloquence n'était pas seulement une qualité littéraire, mais qu'elle était aussi un outil de qualification civique.
| Nombre de pages | 954 |
|---|---|
| Date de parution | 14/03/2019 |
| Poids | 970g |
| Largeur | 129mm |
| EAN | 9782728313822 |
|---|---|
| Titre | Le patronat judiciaire au dernier siècle de la République romaine. 2e édition |
| Auteur | David Jean-Michel |
| Editeur | ECOLE ROME |
| Largeur | 129 |
| Poids | 970 |
| Date de parution | 20190314 |
| Nombre de pages | 954,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La romanisation de l'Italie
David Jean-MichelL'Italie n'a pas toujours été romaine. Lors de la deuxième guerre punique, au "ranima où Hannibal débouchait des Alpes, elle était encore peuplée de Ligures et de Gaulois au nord, d'Etrusques et d'Italiques au centre et au sud, de Grecs sur les côtes méridionales et en Sicile. Les Romains n'occupaient qu'un peu plus du dixième de la péninsule. Or deux siècles plus tard, sous le règne d'Auguste, l'Italie s'était unifiée et romanisée. Dans la violence, il est vrai. Violence tempérée d'une acculturation imposée par le développement des échanges et l'ouverture sur le monde héllénistique; violence sanglante des guerres puniques, de la guerre sociale puis des guerres civiles qui, tout au long de la période, modifièrent le paysage humain par les pertes et les déplacements de population qu'elles entraînèrent. Le processus pourtant avait ses acteurs: les Italiens eux-mêmes: Pour maintenir leur position, leurs élites devaient obtenir de partager un pouvoir qui se concentrait à Rome entre les main: de l'aristocratie. Celle-ci n'y consentait pas et il fallut une guerre pour la décider. Il fallut aussi un long travail d'intégratif: et d'incorporation dans les cadres politiques renouvelés. Le résultat fut pourtant que l'unification engendra une nouvelle citoyenneté romaine, plus large, plus abstraite: universelle. Nous en sommes les héritiers."Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,00 € -

Au service de l'honneur. Les appariteurs de magistrats romains
David Jean-MichelÀ Rome, sous la République et au début de l'Empire, un magistrat ne pouvait pas exercer ses responsabilités sans ses appariteurs. Ils étaient sa voix (hérauts ou praecones), ses huissiers (viatores), ses gardes du corps (licteurs), ses mains et sa mémoire (scribes). Ils entouraient le magistrat et effectuaient les multiples tâches qu'exigeait l'exercice du pouvoir. Ils étaient des hommes libres et des citoyens, au service de la cité qui les rémunérait et les mettait à la disposition des magistrats le temps de leurs fonctions.La plupart d'entre eux étaient ainsi inscrits dans des cadres officiels, des décuries, d'où chaque année était choisi le personnel nécessaire. Ils y gagnaient la reconnaissance d'une compétence et d'une certaine indépendance, d'une dignitas qui leur valait de se constituer en ordres.Toutefois, les membres de l'aristocratie sénatoriale qui devaient pouvoir compter sur leur fidélité et leur dévouement veillaient à faire recruter leurs dépendants, souvent leurs affranchis. Ainsi, la position qu'ils occupaient avait-elle quelque chose d'étrange : au service à la fois, public, de la cité et, privé, de ses gouvernants. L'étude de ces hommes se révèle alors décisive pour la compréhension de l'évolution de l'organisation civique romaine qui, par un processus de privatisation des instances publiques, conduisit à l'Empire.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER33,50 € -

La romanisation de l'Italie
David Jean-MichelL'Italie n'a pas toujours été romaine. Lors de la deuxième guerre punique, elle était encore peuplée de Ligures et de Gaulois au nord, d'Etrusques et d'Italiques au centre et au sud, de Grecs sur les côtes méridionales et en Sicile. Les Romains n'occupaient qu'un peu plus du dixième de la péninsule. Or deux siècles plus tard, sous le règne d'Auguste, l'Italie s'était unifiée et romanisée. Dans la violence, il est vrai. Violence tempérée d'une acculturation imposée par le développement des échanges et l'ouverture sur le monde hellénistique ; violence sanglante des guerres puniques, de la guerre sociale puis des guerres civiles qui, tout au long de la période, modifièrent le paysage humain par les pertes et les déplacements de population qu'elles entraînèrent. Le processus pourtant avait ses acteurs : les Italiens eux-mêmes. Pour maintenir leur position, leurs élites devaient obtenir de partager un pouvoir qui se concentrait à Rome entre les mains : de l'aristocratie. Celle-ci n'y consentait pas et il fallut une guerre pour la décider. Il fallut aussi un long travail d'intégratif : et d'incorporation dans les cadres politiques renouvelés. Le résultat fut pourtant que l'unification engendra une nouvelle citoyenneté romaine, plus large, plus abstraite : universelle. Nous en sommes les héritiers.EpuiséVOIR PRODUIT20,20 € -

Nouvelle histoire de l'Antiquité. Tome 7, La République romaine, De la deuxième guerre punique à la
David Jean-MichelGrandeur et décadence de la République romaine" : ces deux siècles d'histoire sont ceux de la conquête d'un empire, dont les proportions assurent la puissance de Rome, mais aussi provoquent la crise d'une aristocratie mise progressivement dans l'incapacité de maintenir les mécanismes de son pouvoir. Les Gracques, Marius, Sylla, Pompée, César, Antoine, Octavien : la route vers la monarchie est ici décrite et analysée par un des meilleurs historiens français de l'Antiquité. Une grande synthèse inédite, renouvelée, puisée aux sources des recherches les plus récentes, sur les deux derniers siècles de la République romaine.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 €
Du même éditeur
-

La vie financière dans le monde romain : les métiers de manieurs d'argent (IVe siècle avant J-C - II
Andreau JeanL'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Les justices de l'au-delà. Les représentations de l'enfer en France et en Italie (XIIe-XVe siècle)
Baschet JérômeLe déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Chrétiens du Proche-Orient au temps de la Réforme catholique (Syrie, Liban, Palestine, XVIIe-XVIIIe
Heyberger BernardEn combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Philhellénisme et impérialisme. Aspects idéologiques de la conquête romaine du monde hellénistique,
Ferrary Jean-LouisL'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 €
