Construite à partir de 1967, la rocade de Rennes forme un anneau autour de la ville de 31 km. Cette voie est bordée d'espaces aussi variés que des parcs, des industries, des habitations, des centres commerciaux, ou tout simplement des champs... La représentation photographique de ce "périph'" s'attache bien souvent à des points de vues montrant le trafic ou les aménagements à des fins d'illustration, de communication ou de documentation. Delphine Dauphy et Marc Loyon proposent une démarche photographique, à la fois documentaire et plastique, orientée sur l'organisation de la ville à travers son urbanisation, son aménagement et ses infrastructures. Ils ont ainsi arpenté cette rocade dans un sens puis dans l'autre, se tenant à proximité de l'axe routier pour identifier les limites de la ville et de son expansion. Les images n'ont pas pour but de produire un état descriptif, mais d'orienter le regard vers une représentation esthétique de l'aménagement de ces territoires qui ouvre une réflexion sur l'étalement urbain, sur la représentation des franges urbaines et sur les limites entre la ville et l'espace rural, en soulignant les strates de l'histoire de la construction de la ville. Préface de Yankel Fijalkow, sociologue et urbaniste
Nombre de pages
104
Date de parution
09/01/2020
Poids
1 000g
Largeur
250mm
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EAN
9782365100717
Titre
Contours
Auteur
Dauphy Delphine ; Loyon Marc ; Fijalkow Yankel
Editeur
DE JUILLET
Largeur
250
Poids
1000
Date de parution
20200109
Nombre de pages
104,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les auteurs de ce livre s'intéressent à des enjeux encore peu explorés par les ethnomusicologues. Quel est, par exemple, l'impact sur les pratiques musicales, de la mondialisation culturelle, des nouvelles migrations humaines et du tourisme de masse ? Au coeur du problème, il y a la double nature de la musique : patrimoniale, elle se définit dans la reproduction de sons et de gestes immémoriaux; expressive, elle est un véhicule de créativité ouvert aux influences les plus diverses. Les auteurs se penchent sur la "mise en spectacle" de la musique traditionnelle, où cette tension entre expression et mémoire est spécialement forte. Questionnant tout particulièrement les effets du tourisme sur les pratiques, ils observent les ajustements contemporains de performances traditionnelles et offrent des perspectives inédites sur la mise en valeur des patrimoines musicaux et culturels.
Ce livre, imprimé en risographie, est une invitation à traverser la péninsule coréenne par le prisme du collage et de la photographie. Réalisé à partir de timbres, cartes postales, bandes dessinées, photographies, tickets et invitations glanés au fil de mes voyages en Corée du Nord, une vingtaine de 1991 à 2015, cet ouvrage est une exploration visuelle qui mêle esthétique pop art et réflexion documentaire. Mon approche emprunte au geste ethnographique : saisir le quotidien, les traces de l'histoire et les imaginaires collectifs à travers une "pensée regardante". Les collages traduisent une tension entre répétition symbolique et transformation poétique, mettant en lumière les codes graphiques et sociaux propres à cette société singulière. Ce projet, qui joue avec la saturation des couleurs - rouge, jaune - et les motifs récurrents du régime, interroge la frontière entre propagande et identité, entre mythe et réalité. Chaque page, chaque collage devient un espace où l'émotion esthétique dialogue avec une mémoire fragmentée, livrant au lecteur une vision à la fois fascinée et critique. "L'éclat fragmenté d'une Corée imaginaire" est un objet à la croisée de l'art et du témoignage, un microcosme visuel qui cherche moins à conclure qu'à questionner, et à travers ses compositions, à faire éclore le désir de lire entre les lignes, de voir au-delà des images.
Invitée en résidence dans trois quartiers clermontois, Stéphanie choisit le tramway, fil conducteur traversant la ville, et en fait son territoire d'observation. A travers les passagers, elle cherche à capter des présences fugitives, des fragments humains plutôt qu'un réel documentaire. Son approche devient une quête artistique et intérieure, expérimentale et intuitive. La révélation survient au musée Roger-Quilliot, devant les Vierges en Majesté d'Auvergne : ces figures hiératiques reflètent les visages des voyageurs qu'elle a photographiés. De ce parallèle naît "â¯Majesticâ¯" , une oeuvre sur la spiritualité du quotidien et la beauté des regards immobiles. Stéphanie Lacombe relie art roman et modernité, églises et tramways, rappelant que les nouveaux lieux de rassemblement - transports et écrans - remplacent les anciens temples, mais conservent la même quête d'élévation.
Mood est un témoin d'opportunités furtives qui leur donne un air d'éternité ; ce livre est un point d'étape, une façon de se reposer le regard pour mieux poursuivre ensuite le chemin de la création. C'est une expérience universelle, dans laquelle l'émotion est un langage commun, une sorte d'esperanto composé de scènes intemporelles, mystérieuses et oniriques, indépendantes les unes des autres tout en appartenant à un ensemble cohérent qui apaise et poétise nos âmes ; une parenthèse qui s'ouvre et se referme, offrant à chaque nouvelle lecture des sensations renouvelées. From Somewhere to Mood...