
Les Grandes Disparitions. Essai sur la mémoire du roman
Le roman n'est pas seulement, comme on le débina presque toujours, un art du présent et de la nouveauté. Il est aussi un art de la mémoire. En trait, c'est parce qu'il se souvient des mondes anciens et de leurs valeurs qu'il peut prendre acte de ce qui est nouveau. Cet essai s'intéresse à la façon dont le roman, depuis Cervantès, est le témoin des grandes disparitions qui hantent et façonnent la conscience moderne : la disparition du destin d'abord, dont les conséquences n'ont pas fini de s'épuiser, puis celle de l'héroïsme et, à partir du vingtième siècle, la disparition proprement vertigineuse du temps ordonné et de la mémoire elle-même. À partir des ?uvres de Flaubert, Tolstoï, Dostoïevski, Proust. Kafka, Gombrowicz, ce livre montre comment le roman moderne, par la mémoire des mondes disparus qui est au c?ur de son aventure, éclaire le présent comme aucun autre art n'y parvient.
| Nombre de pages | 127 |
|---|---|
| Date de parution | 18/09/2008 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 136mm |
| EAN | 9782842922184 |
|---|---|
| Titre | Les Grandes Disparitions. Essai sur la mémoire du roman |
| Auteur | Daunais Isabelle |
| Editeur | PU VINCENNES |
| Largeur | 136 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20080918 |
| Nombre de pages | 127,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Flaubert et la scénographie romanesque
Daunais IsabelleEssai mettant en évidence le rapport étroit existant entre l'espace propre au roman flaubertien et la scène théâtrale. Isabelle Daunais inaugure ainsi le nouveau concept de "scénographie romanesque".EpuiséVOIR PRODUIT36,00 € -

La mémoire du roman
Daunais IsabelleAlors que la poésie, le théâtre, la musique ou la peinture se transmettent au premier chef par la continuité de leurs formes, le roman n'a aucune continuité formelle, sinon celle d'être une oeuvre en prose d'une certaine longueur, mettant en scène des personnages fictifs. Par quels repères et quels relais, dès lors, le roman construit-il sa propre histoire ? Ce recueil pose la question de la mémoire non pas diffuse mais précise que l'on garde des romans et des mécanismes qui la sous-tendent : quelles scènes, quelles images, quels personnages, quels " résumés " les lecteurs, mais aussi les romanciers eux-mêmes dans leurs propres oeuvres, conservent-ils ou sont-ils amenés à conserver des romans qu'ils ont lus ? Par des exemples qui vont du Moyen-Âge à l'époque contemporaine, c'est à ces questions que répondent les auteurs réunis autour de l'équipe du TSAR (Travaux de recherche sur les arts du roman), qui envisage le roman non pas comme un genre littéraire parmi d'autres mais comme une forme singulière de pensée et d'imagination.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

L'art de la mesure. Ou l'Invention de l'espace dans les récits d'Orient
Daunais IsabelleEn marge de la fiction, le récit de voyage devient, au XIXe siècle, un véritable atelier d'écriture, où romanciers et essayistes vont confronter le texte au visible, la description à ce que l'image ne saurait montrer. C'est le rôle joué notamment par le cliché oriental, dont les paysages et les configurations, les reliefs et les tracés font l'objet d'une expérimentation textuelle. Attaché aux récits d'Orient - de Flaubert et de Frometin, de Loti et de Nerval - ce livre étudie les formes singulières qui relient l'invention scripturale de l'espace, entre mesure et abstraction, à une esthétique de la création.EpuiséVOIR PRODUIT21,00 € -

Le Roman sans aventure
Daunais Isabelle(Texte provisoire) 1 EssaiHors office Hiver 2015 Informations génériques Titre : Le Roman sans aventureColl. : EssaiAuteur(s) : Isabelle Daunais Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 mars 2015Format : 14 x 21 cm Prix : 17 eurosNombre de pages : 224ISBN : 978-2-7646-2364-0 Contenu du livre Pourquoi le roman québécois est-il si peu lu et reconnu à l'étranger, alors qu'à nous, il a tant à dire et paraît si précieux ? Qu'est-ce qui fait que même les ouvres les plus fortes de notre tradition romanesque ne réussissent à parler qu'à nous et à presque personne d'autre ? Et de quoi nous parlent-elles exactement, ces ouvres, dont ne parlent pas celles qui viennent d'ailleurs ? Bref, en quoi consiste la vraie singularité du roman québécois ? Des Anciens Canadiens aux Histoires de déserteurs d'André Major, de Maria Chapdelaine et Trente arpents à Poussière sur la ville et Une saison dans la vie d'Emmanuel, sans oublier les ouvres de Gabrielle Roy, Réjean Ducharme, Hubert Aquin ou Jacques Poulin, ce que le roman québécois, à travers la diversité de ses formes et de ses sujets, a de tout à fait unique, constate Isabelle Daunais, c'est l'expérience existentielle particulière sur laquelle il repose et qu'il ne cesse d'illustrer et d'interroger inlassablement. Cette expérience, toujours renouvelée et cependant toujours la même quels que soient le contexte ou l'époque, c'est celle de l'impossibilité de toute aventure réelle dans un monde soumis au régime de l'idylle, c'est-à-dire un monde à l'abri du monde, préservé depuis toujours des conflits, des transformations, des risques et des surprises de l'Histoire. Comment, dans un monde pareil, le roman (qui depuis toujours se nourrit d'aventure) demeure-t-il possible ? Isabelle Daunais montre qu'il le demeure en continuant de faire ce que fait tout roman digne de ce nom : éclairer la réalité d'un tel monde, la suivre jusque dans ses derniers retranchements, afin " de nous éclairer sur nous-mêmes comme aucune autre forme de savoir ou de connaissance n'y parvient ". L'auteur Isabelle Daunais enseigne les lettres françaises à l'Université McGill, où elle dirige la Chaire de recherche du Canada sur l'esthétique et l'art du roman et le groupe TSAR (Travaux sur les arts du roman). Elle a publié d'importantes études sur le roman (Les Grandes Disparitions, essai sur la mémoire du roman, 2008 ; Frontière du roman, le personnage réaliste et ses fictions, 2002) et un recueil d'essais intitulé Des ponts dans la brume (Boréal, 2008).EpuiséVOIR PRODUIT17,00 €
Du même éditeur
-

Ex Terra : vivre avec les sous-sols
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti FréPour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Psychanalyse et subversion des normes
Alberti Christiane ; Pfauwadel AurélieNormal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-para-margin-bottom : . 0001pt ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; }L'ouvrage présente une série de contributions sur la question des normes, issues de champs disciplinaires différents, en dialogue avec la psychanalyse lacanienne autour de la question des normes dans le monde contemporain et son malaise actuel. La psychanalyse lacanienne, en tant que praxis radicalement atypique, est susceptible d'apporter du nouveau au sein de la réflexion contemporaine sur les normes. Là où dominent aujourd'hui la norme chiffrée et la biopolitique qui standardisent les corps, la psychanalyse s'intéresse plutôt à ce qui demeure inéluctablement hors domestication et hors discours établis : les symptômes, les angoisses, le trauma - ce qui, de la jouissance, échappe toujours aux normes des sujets. Son apport dans les débats actuels est ainsi précieux car la psychanalyse ne se contente pas d'éclairer les processus de normalisation sociale : elle porte aussi bien le regard sur l'inventivité des sujets et leur puissance de création de normes dans ce qu'elles peuvent avoir de subversif. Le concept de norme constitue ici le terrain commun de contributions issues de champs du savoir différents, toujours en dialogue avec l'abord psychanalytique de la question. Christiane Alberti est psychanalyste, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, Présidente de l'Association mondiale de psychanalyse et maître de conférences au département de psychanalyse de l'Université Paris 8 Saint-Denis. Elle a dirigé notamment les ouvrages Etre mère (Navarin 2014) et Lacan Redivivus avec J. -A. Miller (Navarin 2021). Aurélie Pfauwadel est psychanalyste, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, membre de l'Association mondiale de psychanalyse, maître de conférences au département de psychanalyse de l'Université Paris 8 Saint-Denis. Elle est l'auteur de Lacan versus Foucault. La psychanalyse à l'envers des normes (Cerf, 2022).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER21,00 € -

Cartographie et littérature
Dahan-Gaida LaurenceLa nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir
Brodziak Sylvie ; Coste MarionLire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €
