Jacques Bethemont est un géographe érudit et sa géographie, originale à bien des égards, s'en trouve revigorée de la plus belle des manières. Sa culture grecque ne date pas d'hier, ni sa culture latine, ni sa culture allemande. Son rapport à la connaissance fut, de manière constante, exigeant et curieux, et son honnêteté scientifique est reconnue par ses pairs : sans faille. Tout au long de sa vie, il a accru et bonifié son savoir en bien des domaines, toujours à bon escient et en toute circonstance. Ce passionné de lecture géographique, de littératures française et étrangère, s'est enrichi l'esprit pour mieux en faire bénéficier ses étudiants. Sa personnalité de professeur d'université s'impose à son public, sans jamais laisser indifférent. Pour lui la géographie est à la fois une éthique et une esthétique, justifiant qu'il ait recours à des références d'auteurs français et étrangers, à des évocations mythologiques des civilisations anciennes, aux us et coutumes des peuples. Il en ressort un profil particulier d'enseignant, avec une conscience rare de la lenteur du temps et des adaptations cahotiques de l'action humaine. Le géographe se dégage ainsi de l'immédiateté des faits et s'insère dans le temps long de l'humanité. Au crépuscule de son existence, le géographe du Rhône, mais pas seulement, tente de nous faire croire que son érudition ne serait que la banale conséquence de son " grand âge " (relatif). Mais peut-on croire que seul l'empilement des ans serait l'explication passive de l'élaboration d'un savoir pluridisciplinaire d'une telle tenue ...
Nombre de pages
350
Date de parution
21/07/2010
Poids
615g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296125056
Titre
Jacques Bethemont. Géographe des fleuves
Auteur
Daudel Christian ; Sivignon Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
615
Date de parution
20100721
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
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Dans cet essai philosophique, l'auteur s'interroge sur l'obscurantisme, l'irrationnel, les croyances et les crédulités. Gidaz, affichant un athéisme définitif, interpelle les humains sur les religions et les sectes, sans jamais n'en nommer aucune, dans un souci de ne stigmatiser personne. Cette invitation à une compréhension raisonnée du monde met en l'oeuvre l'esprit humain pour que, dans l'amour du prochain, la lumière triomphe des ténèbres.
Dans cet essai philosophique, l'auteur réfléchit aux différentes temporalités du monde, à l'échelle de l'univers, des ères géologiques, du temps historique de l'humanité et jusqu'à la vie quotidienne de tout un chacun. Son héros, athée définitif, est interpelé par une fillette curieuse et délurée, avide d'en savoir plus sur l'origine des choses, autour d'elle, dans le ciel et sur la Terre.
Dans cet hymne à la joie de vivre, l'esprit libre, éclairé et de bonnes murs, l'auteur s'applique à penser les multiples spatialités des humains sur Terre, au quotidien et à différentes échelles, en quête d'une fraternité universelle toujours incertaine et fuyante. Dans une homélie laïque et républicaine, humaniste et affectueuse, mais sans concession aucune, l'héroïne, Mimosa, athée inconditionnelle et définitive par tempérament, par éducation et par réflexion, s'applique à pourfendre toutes les manifestations obscurantistes qui projettent leurs ombres sombres et maléfiques sur les territoires de la planète. L'analyse spatiale propre à la science géographique tient lieu, ici, de clé de lecture du monde, à l'encontre de tant de crédulités religieuses et sectaires récurrentes, sources d'obscurantismes tenaces, de violences inouïes, d'enfermements abominables, d'aliénations douloureuses, d'ostracismes avérés, de xénophobies cupides et de racismes criminels, encore si souvent d'actualité, hélas.
Au crépuscule de sa vie, Jean Demangeot (il est né en 1916) demeure un grand nom de la géographie en France et dans le monde. Grand voyageur, homme de terrain, surtout connu comme géomorphologue et tropicaliste, il est éminemment géographe, au sens fort du terme. Converser avec lui et se familiariser avec ses écrits, c'est se plonger dans une mémoire disciplinaire féconde, nourrie de références remarquables et agrémentée de clins d'œil affectueux et amusés. Vive la vie et vive la géographie. Avec éloquence et sagesse il participe à son âge avancé d'un patrimoine géographique qu'il nous faut recueillir, relire et transmettre. Loin des partis pris et des querelles d'écoles dans la communauté des géographes. La discussion avec le géographe du Gran Sasso d'Italia force le respect et l'admiration, dans un œcuménisme universitaire de bon aloi. En toute sincérité et amitié. Affirmant fortement que " personne n'est le fils de personne ", Jean Demangeot évoque toujours, avec révérence, le souvenir intact de son maître, le grand Emmanuel de Martonne. Ainsi va la géographie au long cours. D'une génération, l'autre. L'héritage est bien là. Avec le souci permanent de faire rayonner le savoir géographique du monde sur la Terre des Hommes et au sein de nos sociétés : le géographe comme ambassadeur de la géographie, déjà instaurée elle-même, comme philosophie par Emmanuel Kant, il y a deux siècles.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...