Rites et ritualité. Essai sur l'altération sémantique de la ritualité
Dartiguenave Jean-Yves
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782747507882
Quelle est la spécificité du comportement rituel chez l'homme ? Sur quoi repose cette spécificité ? Peut-on réduire les rites à une simple production historique et sociale ? Comment expliquer la variété des pratiques rituelles entre les groupes sociaux mais aussi au sein même des groupes sociaux ? L'homme ne dispose-t-il pas d'une capacité à se distancier du rite pour en faire un traitement singulier ? Quels sont les processus qui participent au renouvellement des rites mais aussi à leur dépérissement ? C'est cet ensemble de questions qui conduit l'auteur de cet ouvrage à fonder anthropologiquement la notion de ritualité, en la distinguant du comportement rituel animal, et à discerner les termes généralement confondus de rite et de rituel. Il propose alors d'envisager le rituel comme un moment vécu de réappropriation et de réinterprétation du rite modifiant les finalités initiales et les significations de ce dernier. C'est ce mécanisme qui lui paraît être à l'origine des modifications du contenu du rite par-delà sa reconduction dans des formes sociales relativement identiques. C'est également dans le trajet qui va du rite au rituel qu'il cherche à dégager les processus d'appauvrissement de la ritualité au plan, notamment, de l'imaginaire. S'il récuse l'opinion selon laquelle on assisterait aujourd'hui à un dépérissement généralisé des rites, il montre, en revanche, que l'appauvrissement de la ritualité est perceptible dans des situations sociales extrêmes, marquées par l'incertitude et la précarité de l'existence.
Nombre de pages
255
Date de parution
01/11/2003
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747507882
Titre
Rites et ritualité. Essai sur l'altération sémantique de la ritualité
ISBN
2747507882
Auteur
Dartiguenave Jean-Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
20031101
Nombre de pages
255,00 €
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Le travail social a longtemps été occulté par la perspective critique qui ne reconnaissait à celui-ci aucune autonomie politique en dehors de celle que lui confèrent les rapports sociaux de classes. C'est ce qui nous conduit à proposer une approche susceptible d'asseoir l'identité et l'unité du travail sociral sur des processus dynamiques rendant compte à la fois de son assise anthropologique et de son constant réaménagement dans des formes historiques elles-mêmes mouvantes. Nous envisageons ainsi plusieurs conditions de possibilité à l'élaboration d'une sociologie du travail social. La première concerne la reconnaissance de l'autonomie politique du travail social. II s'agit ici de reconnaître que cette activité n'est pas réductible à la mise en oeuvre instrumentale de politiques publiques ou à l'application de dispositifs d'action sociale. La seconde a trait à la reconnaissance de l'autonomie des processus explicatifs qui gouvernent le travail social considéré ici comme un espace-temps relationnel ou encore une relation de service structurée par des fonctions et des rôles spécifiques. Deux dimensions alors apparaissent ; une dimension proprement sociologique où le travail social vise fondamentalement la resocialisation de ceux qui sont privés du plein exercice de leur capacité à être en ou à faire société ; une dimension proprement axiologique où, par une action, non plus sur le social, mais par le social, il s'agit d'offrir les conditions d'une régulation des comportements. Aborder de la sorte le travail social suppose enfin de reconnaître l'importance d'une sociologie clinique susceptible de mettre en lumière les processus de désocialisation tout en prenant en considération les conséquences sociales de la détresse ou de la "souffrance psychique". Cette sociologie clinique ne saurait faire l'économie d'une sociologie de la clinique, c'est-à-dire d'une analyse des conditions sociales de sa production en interrogeant ses présupposés mais aussi ses effets au plan de la pratique d'intervention sociale.
Cet ouvrage analyse en détail les processus de construction identitaire chez les jeunes adultes, non seulement à travers l'insertion dans la sphère du travail, mais aussi à travers l'ensemble de ce qui constitue les rapports sociaux d'une société. Le propos fait une large place aux questions relatives à la mobilisation de la jeunesse en Europe et en Méditerranée ainsi qu'à leurs stratégies migratoires. Il restitue les moyens mis en oeuvre par les jeunes pour mettre à l'épreuve leurs compétences sociales.
Dartiguenave Jean-Yves ; Garnier Jean-François ; G
Le plus souvent, les travailleurs sociaux ont l'impression de ne disposer que d'un savoir en miettes qui donne à voir un homme morcelé, ce que renforce la tendance actuelle à réduire le traitement des difficultés et des souffrances humaines à de simples procédures ou dispositifs. Or le travail social, sous peine de perdre son âme, doit s'articuler à un savoir constitué sur l'homme - sans pour autant renoncer à le discuter, à en éprouver sa pertinence - qui ne soit pas la somme des apports disciplinaires (sociologie, psychologie, économie sociale, etc.). En prenant appui sur des situations concrètes qui nécessitent l'intervention de travailleurs sociaux, les auteurs définissent une anthropologie qui rend compte de la spécificité des processus par lesquels l'homme négocie son rapport au monde et aux autres. Ils présentent ainsi un antidote aux dérives instrumentales et managériales qui affectent aujourd'hui en profondeur le travail social. Quatre ans après la parution de L'homme oublié du travail social, cette nouvelle édition rebaptisée en appelle à dépasser l'ornière de "rien ne va plus" pour construire une alternative théorique qui confère un sens aux pratiques existantes, et envisage des pistes de travail inexplorées. Son ambition est de participer à la valorisation des pratiques d'aide et d'assistance aux personnes trop souvent décriées, en les ancrant dans une posture épistémologique exigeante. Biographie: Sociologue pendant une dizaine d'années dans un service d'action sociale d'une CAF, Jean-Yves Dartiguenave est aujourd'hui maître de conférences en sociologie à l'université de Rennes 2 et chercheur au LAS. Ancien travailleur social, Jean-François Garnier a été formateur dans un Institut régional de formation de travailleurs sociaux. Docteur en sociologie, il est chercheur au Laboratoire d'anthropologie et de sociologie (LAS) de l'université de Rennes 2.
Cet essai part du constat largement admis selon lequel nous aurions affaire aujourd'hui à une profonde transformation de notre société entraînant une crise de nos repères. Cette transformation se traduit par des phénomènes n'ayant, de prime abord, aucun lien entre eux, tels que les problèmes d'autorité, les pratiques d'hyperconsommation, l'affadissement du conflit, la généralisation de modèles gestionnaires et managériaux de "gouvernance", la tendance à la négation de l'histoire, la recherche à tout prix de la transparence, la délégitimation du politique, etc. Se distinguant d'une analyse historique, les deux auteurs adoptent un point de vue anthropologique, pour éclairer ces changements et leur donner une unité de sens. Ils posent, notamment, l'hypothèse d'un glissement de la frontière entre nature et culture, glissement qui altérerait notre rapport au monde. Nous inclinerions ainsi vers une immédiateté se traduisant par un délitement de l'identité et de la responsabilité, la transformation de notre appréhension de l'espace et de l'histoire et une emprise plus forte de l'instinctif et du pulsionnel dans nos relations sociales.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...