Au sommaire de ce numéro : Anthropologie et communication, entretien avec Pascal Lardellier (M. Augé, J. Perriault et Y. Winkin) - L'échange symbolique et la temporalité selon Jean Baudrillard - Une sémio-anthropologie des manières de table (J.J. Boutaud et P. Lardellier) - Une anthropologie empirique à usage pratique : les kata dans les arts martiaux japonais (P. Quettier) -Anthropologie du corps communiquant (F. Martin-Juchat) - Mémoire et communication (J. Walter et V. Meyer) - Patrimonialisation des objets du culte catholique comme forme de médiation symbolique (J. Deavallon, F. Dorey) - Pour une grammaire de la ville. Approche ethnographique des manières piétonnières en milieu urbain (C. Lebreton) - Anthropologie visuelle, un modèle dialogique (T. Roche) - Que communique le cinéma ethnographique ? (R. Lioger) - Vers une approche ethnographique des usages des NTIC (J. Lagane) - Mémoire collective et « existence poétique » en réseaux (F. Casalegno).
Nombre de pages
208
Date de parution
01/11/2003
Poids
364g
Plus d'informations
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EAN
9782747522236
Titre
MEI : Anthropologie et communication
ISBN
2747522237
Auteur
Darras Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
364
Date de parution
20031101
Nombre de pages
208,00 €
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Les Cultural Studies qui font l'objet de cet ouvrage sont apparues dans les années soixante à Birmingham, à quelques centaines de kilomètres de la France. Or ces théories n'ont pas traversé la Manche, alors qu'elles se répandaient dans tout le monde anglo-saxon. De leur côté, les French Theories (Baudrillard, Barthes, Bourdieu, Certeau, Deleuze, Derrida, Foucault, Guattari, Lacan, Lyotard, etc.) qui ont participé à l'enrichissement des "études culturelles" n'ont pas contribué en France à l'émergence d'un secteur de recherche spécifique. Pourtant, hors de France et de la zone francophone, et à l'exception du Québec, les Cultural Studies et leur nombreuse descendance constituent un grand mouvement de doute et de protestation, de questionnement et de recherche, de décentrement et de recentrement, de désarticulation et de re-articulation, de déconstruction et de re-signification qui s'intéresse à toutes les institutions chargées de maintenir des rapports asymétriques de pouvoir et de domination. Le patriarcat oppressant, l'impérialisme écrasant, les Etats-nations uniformisant, l'Occident dominant, etc. sont tous de grands générateurs de hiérarchies que les Cultural Studies démontent patiemment. Les sujets ne sont pas près d'être épuisés mais à chaque pas c'est un peu plus de démocratie critique qui entre dans le monde académique et, au-delà. dans la société. De Belgique, de Suisse, de Tunisie et de France, vingt-quatre chercheurs donnent leur avis sur les études culturelles et rendent compte de leurs recherches en sciences humaines, très humaines.
Dans la continuité des questions posées et imposées par la numérisation. Ces articles explorent l'impact des changements de support, de média, d'outils et de mode de communication dans les territoires du design. Les auteurs traitent de l'architecture et de ses données en circulation ; de la ville, de ses signes et de ses signalétiques ; des interactions entre les humains et les machines ; de la culture comme données visualisables ; des robots comme univers narratifs ; de la mode et du corps communiquant, et du design lui-même comme producteur de mythes, de mémoire, de participation et de démocratie.
Les objets communiquent-ils et s'ils le font comment font-ils ? Une trentaine de chercheurs internationaux spécialistes des études du design, de la sémiotique, de l'anthropologie et de la philosophie de la culture matérielle, ont répondu à ces questions. Le monde des objets ne bénéficiait pas encore d'un tel panorama théorique, aussi les théories elles-mêmes ont été mises à jour pour l'occasion. Cet ouvrage rédigé en français et en anglais, propose de nouvelles perspectives sur le monde des objets et du design produit.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...