Les conséquences juridiques des réserves aux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme
Darlan Danièle ; Ahanda Tana Martine
L'HARMATTAN
39,00 €
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EAN :9782336477602
La création de l'Organisation des Nations Unies en 1945 a suscité chez la plupart des Etats l'engouement aux principes fondamentaux de respect des droits de l'homme. On peut le comprendre par une relative adhésion de la majorité des Etats à ces processus. Mais de plus en plus et avec la prégnance des rapports de forces institués par certains, nombreux sont les Etats qui émettent des réserves à ces processus. Ce livre analyse la juridicité des réserves émises aux principes fondamentaux des droits de l'homme. Il remet en question la position des Rapporteurs spéciaux à la Commission du droit international des Nations Unies et invite l'organe en question à définir un régime juridique spécifique des traités internationaux relatifs aux droits de l'homme prenant en compte les effets contemporains des engagements internationaux.
Nombre de pages
382
Date de parution
22/08/2024
Poids
577g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336477602
Titre
Les conséquences juridiques des réserves aux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme
Auteur
Darlan Danièle ; Ahanda Tana Martine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
577
Date de parution
20240822
Nombre de pages
382,00 €
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Le 25 octobre 2022, Danièle Darlan, alors présidente de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, a été relevée de ses fonctions par décret présidentiel : la Cour constitutionnelle avait, en effet, décidé d'annuler la création du comité chargé de rédiger une nouvelle constitution pour permettre un troisième mandat au Président de la République. Ce livre retrace la vision de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, sous la présidence de Danièle Darlan, et met en lumière les grandes décisions prises par cette Cour dans le cadre du renforcement de la démocratie, de l'État de droit et de la protection des droits de l'hommedans ce pays.
Ce livre offre une synthèse claire et indispensable à toute personne qui veut comprendre comment se sont élaborées et modifiées les sept constitutions successives de la République centrafricaine depuis l'Indépendance en 1960 jusqu'en 2017 et comment, dans le même temps, les institutions judiciaires se sont façonnées et enrichies, du moins au niveau des textes, car l'application, pourtant logiquement nécessaire, de la Justice pose encore bien des problèmes.
Comment garantir durablement la justice et la paix dans le sillage de "l'Accord Politique de Paix en République centrafricaine" connu sous l'éponyme d'"Accord de Khartoum" ? Telle est la question fondamentale et existentielle autour de laquelle s'organise cet ouvrage. L'auteur plonge d'abord le lecteur dans l'enracinement juridique de la justice et de la paix. Il analyse ensuite les dispositions et les ambigüités dudit Accord sur la justice et la paix à la lumière du droit, de la science politique, de la résolution de conflit et de la socio-anthropologie. Enfin, il produit et sécrète des solutions holistiques, concrètes, efficaces et durables. La rigueur dans la démarche et dans le contenu fait de cet ouvrage un document de référence parmi tant d'autres, un vadémécum pour le Gouvernement centrafricain, les Centrafricains, les Partenaires au développement (ONG, Agence des Nations unies...), les Experts, les Consultants, les Universitaires, engagés pour une République centrafricaine pacifiée et respectueuse des Droits de l'Homme.
Le constitutionnalisme africain a été fragilisé par le non-respect des règles constitutionnelles et les coups d'Etat, phénomènes récurrents depuis les indépendances. Ces crises politiques ont marqué les décennies 1980, 1990, 2000 et sont réapparues depuis 2020. Contrairement à l'opinion de Raymond Carré de Malberg, les constitutionnalistes contemporains ne peuvent ignorer ces événements, tant ils bouleversent la pratique constitutionnelle. Le constitutionnaliste centrafricain Dominique Désiré Erenon analyse ce phénomène, en cherchant à le conceptualiser, identifier ses causes et évaluer ses conséquences sur les Etats.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...