
Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle
Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des " communs " contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.Mais, selon les auteurs, le commun ne relève ni de l'essence des hommes ni de la nature des choses, mais de l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est " commun ", réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.
| EAN | 9782707186737 |
|---|---|
| Titre | Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle |
| Auteur | Dardot Pierre ; Laval Christian |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 127 |
| Poids | 730 |
| Date de parution | 20150820 |
| Nombre de pages | 600,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La mémoire du futur. Chili 2019-2022
Dardot PierreChili, 18 octobre 2019 : un soulèvement populaire d'une ampleur inédite ébranle le système néolibéral maintenu depuis la fin de la dictature de Pinochet. 4 septembre 2022 : la proposition constitutionnelle élaborée par la Constituante issue de cette révolte est rejetée par référendum. Pendant ces trois ans, les mouvements sociaux ont mené un processus de politisation d'une rare intensité, nourrissant les débats dans et en dehors de la Constituante. L'expérience politique ainsi acquise, précieuse en enseignements qui vont bien au-delà du Chili, fraie une voie originale, celle de la réinvention de la démocratie comprise comme activité de tous les citoyens, et non comme monopole de politiciens professionnels. Une telle réinvention se poursuivra, d'une manière ou d'une autre. Elle requiert un exercice de l'imagination politique qui interdit toute volonté de restaurer un lointain passé idéalisé ou de reproduire les récents gouvernements "progressistes" . Cet exercice, les féministes chiliennes le nomment la "mémoire du futur" . Pierre Dardot est philosophe et chercheur à Université Paris Nanterre (Laboratoire Sophiapol). Il a publié de nombreux livres avec Christian Laval dont le plus récent, Dominer (La Découverte, 2020). Il anime le Groupe d'études du néolibéralisme et des alternatives (GENA).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Marx, prénom : Karl
Dardot Pierre ; Laval ChristianQue faire de Marx? Et pourquoi faudrait-il en faire quelque chose? Après tout, on peut continuer à ne rien en faire, à l'ignorer, à l'éliminer de l'enseignement et de la recherche. Mais on peut aussi éprouver la nécessité d'apprendre quelque chose de lui - non point parce qu'il fournirait la doctrine et la croyance dont nous manquerions, mais parce que nous ne pouvons vraiment poser la question que soulève notre situation historique et sociale présente que dans la mise au clair de notre rapport à Marx, à ses questions comme à ses réponses. Tous les textes de Marx cherchent à articuler deux perspectives très différentes. La première est la logique du capital comme système achevé: il s'agit de dégager à la fois le mouvement inéluctable par lequel le capital se développe "en une totalité" qui "se subordonne tous les éléments de la société", et le "jeu des lois immanentes de la production capitaliste" qui conduit le capitalisme à accoucher nécessairement d'un nouveau mode de production. La seconde est la logique stratégique de l'affrontement, c'est-à-dire celle de la guerre des classes, laquelle transforme les conditions de la lutte et les subjectivités des acteurs de la lutte. Le mode de penser de Marx met en évidence tantôt le jeu de l'action révolutionnaire dans l'histoire, tout en s'efforçant de le rattacher encore aux lois du mouvement de la société, tantôt le mouvement implacable d'un grand automate qui absorbe et se soumet toute la société en "brisant toute résistance", tout en s'efforçant de présenter ce mouvement comme procédant encore de l'activité pratique des individus. Mais au lieu de garantir la cohérence et l'harmonie de la doctrine, ce même mode de penser a tendance à l'écarteler, selon que Marx s'attache à l'activité pratique des hommes ou le développement du capital. Comment ces deux perspectives trouvent-elles à se rejoindre? Le "communisme", sur lequel Marx a bien peu de choses originales à dire, et même peu de choses tout court, est la formule qui permet la résolution imaginaire de cette tension. Il est ce qui fait tenir ensemble le disparate des éléments de son oeuvre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER34,90 € -

L'ombre d'octobre. La Révolution russe et le spectre des soviets
Dardot Pierre ; Laval ChristianLe mythe bolchevik est épuisé. Seuls de sinistres régimes et quelques sectes, accrochés aux emblèmes, rituels et formules desséchées, continuent aujourd'hui d'en faire une référence identitaire. A quoi bon alors en parler encore ? Le refoulement de cette histoire risquerait de nous aveugler sur la persistance de pratiques directement héritées du bolchevisme : verticalisme ouvert ou occulte au profit d'un leader, culte de l'Etat-nation, obsession de la prise du pouvoir par l'insurrection, refus de la démocratie et de l'autonomie des formes d'auto-organisation, autant d'éléments qui forment ce qu'il faut appeler "l'ombre d'Octobre". La prise du pouvoir par les bolcheviks a été une catastrophe pour le mouvement ouvrier et pour l'histoire même de l'émancipation. Elle doit être mieux comprise dans sa logique profonde. Du Parti souverain à l'Etat national, il y a en effet continuité: le bolchevisme a été la culmination fanatique et délirante de la doctrine occidentale de la souveraineté de l'Etat. Tournant le dos à ce communisme d'Etat, une politique du commun s'invente aujourd'hui qui renoue avec d'autres expériences révolutionnaires et met en oeuvre le principe démocratique de I'autogouvernement.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Le choix de la guerre civile. Une autre histoire du néolibéralisme
Dardot Pierre ; Guéguen Haud ; Laval Christian ; SCet ouvrage aborde le néolibéralisme sur le terrain qui, dès ses origines, fut le sien : le choix de la guerre civile en vue de réaliser le projet d'une pure société de marché. Une guerre de domination polymorphe qui sait parfois se doter des moyens de la coercition militaire et policière, mais qui se confond souvent avec l'exercice du pouvoir gouvernemental et qui se mène dans et par les institutions de l'Etat. De Hayek à Thatcher et Pinochet, de Mises à Trump et Bolsonaro et de Lippmann à Biden et Macron, le néolibéralisme a pris et prend des formes diverses selon ce que commandent les circonstances. Et ce qui apparaît, dans cette perspective stratégique, c'est l'histoire d'une logique dogmatique implacable qui ne regarde pas aux moyens employés pour affaiblir et, si possible, écraser ses ennemis.EpuiséVOIR PRODUIT20,00 €
Du même éditeur
-

Féminisme pour les 99 %. Un manifeste
Arruzza Cinzia ; Bhattacharya Tithi ; Fraser NancyFéminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !En stockCOMMANDER12,00 € -

Géopolitique des énergies
Tellenne CédricL'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,00 € -

La France, une puissance contrariée. L'état du monde, Edition 2022
Badie Bertrand ; Vidal DominiqueLa politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

Réparer les cerveaux. Sociologie des pertes et des récupérations post-AVC
Darmon MurielPremière cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
De la même catégorie
-

Le savant et le politique. Une nouvelle traduction
Weber Max ; Colliot-Thélène CatherineMax Weber fut un citoyen engagé. Sociologue, juriste, philosophe et enseignant à l'université, Weber s'est aussi illustré par des activités journalistiques. Les deux conférences réunies dans cet ouvrage, "Le métier et la vocation de savant" et "Le métier et la vocation de politique" sont le fruit de cette expérience. Cherchant à distinguer ces deux vocations, l'auteur se demande si le savant doit être politique et surtout si la politique est une science. L'existence même des "sciences dites politiques" paraît, en effet, impliquer que l'acte de gouverner puisse obéir à des règles parfaitement rationnelles. Dès lors, faut-il confier le pouvoir aux savants ? Weber anticipe ici une critique aujourd'hui courante du monde politique, suspecté d'être un repère de technocrates, ayant accédé à leurs fonctions, non pas en raison de leurs qualités de chef mais pour leur compétence technique. "L'homme, en effet, ne pourrait jamais atteindre le possible s'il ne tentait d'abord l'impossible", et cela requiert plus de souffle que de science. --Paul KleinSur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,00 € -

Les Rites d'interaction
Goffman ErvingLa vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 € -

Stigmate
Goffman ErvingIl y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

LES HERITIERS. Les étudiants et la culture
Bourdieu Pierre ; Passeron Jean-ClaudeSi l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,00 €
