La politique des modèles en Afrique. Simulation, dépolitisation et appropriation
Darbon Dominique
KARTHALA
24,99 €
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EAN :9782811102524
La thématique des modèles et transferts traverse de larges domaines des sciences sociales et humaines. Dans cet ouvrage il s'agit en effet d'interroger dans une perspective de croisement disciplinaire ce que signifient ces notions " transferts " et " modèles " dans les pratiques sociales contemporaines qui se déroulent dans et avec les Afriques. En sciences politique et administrative, ces thèmes ont d'abord été évoqués dans les travaux consacrés aux pays en développement. On s'y interrogeait sur la manière d'accélérer les " processus de modernisation " mais aussi sur les difficultés d'appropriation de ces innovations importées par d'autres sociétés et confrontées à d'autres trajectoires sociales. La " révolution " néo-libérale de la fin des années 1970 a été marquée par la multiplication des mouvements d'export-import des modèles de gestion sociale, politique et économique, portées par les grands organismes internationaux dans le sillage de la Banque mondiale et de l'OCDE. Ce mouvement a été amplifié ensuite par la libération des anciennes républiques populaires d'Europe de l'Est et par l'émergence des nouvelles puissances asiatique et latino-américaine, en partie fondée sur les transferts appropriation des modèles de dérégulation. La littérature consacrée aux pays du Nord ou à l'impact de l'aide internationale sur les Etats et sociétés bénéficiaires a remis aujourd'hui au centre de ses interrogations les transferts de modèles qui accompagnent systématiquement ces mutations, soit pour analyser les phénomènes de globalisation et d'harmonisation, soit pour tenter d'en interpréter les significations sociales et de les évaluer. On ne peut cependant que regretter le peu d'empressement que les spécialistes des sciences sociales travaillant sur des terrains particuliers (ici le Nord) manifestent pour lire des recherches menées dans les pays du Sud.
Nombre de pages
286
Date de parution
12/08/2009
Poids
470g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811102524
Auteur
Darbon Dominique
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20090812
Nombre de pages
286,00 €
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En Afrique, au cours des dix dernières années, les femmes sont entrées massivement dans la société civile et plus modestement dans la vie publique. Les initiatives cessent de cantonner les femmes aux activités de type "social" qui les enfermaient dans leur domaine réservé de bonnes épouses et de bonnes mères. Elles sont désormais plus présentes dans l'action pour le respect des droits civiques et l'égalité de l'accès à l'éducation. A cela plusieurs raisons : la scolarisation d'un plus grand nombre de femmes des nouvelles générations leur a donné accès à de nouveaux emplois et à de nouveaux modes d'expression ; l'insertion d'un nombre croissant d'Africains dans les villes a modifié les modes de vie et les aspirations ; les tentatives de démocratie (même lorsqu'elles ont échoué) ont favorisé une libération de la parole que les femmes ont, elles aussi, revendiquée. Et la crise qui atteint directement les intérêts vitaux des femmes rend aussi plus évident leur rôle primordial dans la survie au quotidien de leurs sociétés menacées, imposant comme fil conducteur de ce numéro les trois mots "Femmes, pouvoir, sociétés ". Comment les femmes d'aujourd'hui répondent-elles aux inégalités dont elles sont victimes ? Qu'attendent-elles de la coopération internationale ? Quels moyens ont-elles de faire entendre leurs aspirations et d'accéder à des sphères de pouvoir ? Les femmes commencent à revendiquer un plus juste partage du pouvoir, en partie déjà réel vu leur tés forte implication dans la production de biens comme dans la gestion des communautés. A la rubrique "Débats", une contribution de Christian Coulon fait oeuvre de réflexion sur l'objet même de notre métier : l'analyse du politique en Afrique. Une seconde, de Didier Gondola, sur les fameux jeux d'argent dits "de pyramide ", démontre tout l'intérêt que l'étude ponctuelle d'un phénomène de société peut avoir pour la meilleure compréhension du devenir d'un "pays" comme le Zaïre. Au sommaire également : la dévaluation et la petite entreprise au Burkina, le PRDS en Mauritanie, la crise des études africanistes en France, la présence des Africains dans Politique africaine.
Les travaux réunis dans cet ouvrage sont un hommage à l'homme dans toute sa complexité et dans toute la richesse de sa trajectoire personnelle; et tout autant un hommage à une pensée, diversifiée, fructueuse, fondée sur une double posture de travail et de I modestie. L'hommage à un Homme. La diversité des intérêts de Jean-François Médard apparaît clairement à travers les contributions rassemblées ici, tout comme ne cesse de se manifester la permanence dans la pensée de Jean-François Médard, de quelques questionnements et méthodes dominantes. Trois grandes influences participent à la formation des analyses sociales et politiques de l'auteur: l'anthropologie qui vient poser les constantes humaines et fournir les cadres de l'action; l'histoire qui oriente les possibilités ou les préférences des acteurs qui la produisent; la sociologie qui permet d'interpréter le jeu des acteurs au sein de ces cadres qu'ils ne cessent de renégocier et de réformer. L'histoire ou plutôt la perspective historique et de la longue durée occupent incontestablement une place essentielle dans les interprétations portées par l'auteur sur la vie sociale et politique. Tout est perçu et analysé en termes de processus et de mouvement au cours desquels toutes les actions, y compris celles qui échouent, contribuent à façonner les possibles. L'acteur dans cette perspective est ainsi déterminant, tout en étant lié aux contextes historiques particuliers auxquels il se trouve attaché et cadré par les constantes anthropologiques. Les contributions réunies ici évoquent à la fois les perspectives utilisées et les différents objets analysés par Jean-François Médard.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.