La citation dans l'Antiquité. Actes du colloque du PARSA, Lyon, ENS LSH, 6-8 novembre 2002
Darbo-Peschanski Catherine
MILLON
27,40 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782841371624
Les Anciens (Grecs et Romains) ont su, comme d'autres, reprendre un discours dans un autre et, ce faisant, en souligner ou en atténuer l'altérité, mais ils l'ont fait selon des modalités particulières, en provoquant des effets sémantiques, poétiques et pragmatiques eux aussi particuliers. Ce volume décrit les opérations et les effets des reprises d'énoncés dans des textes aussi différents que l'épopée homérique, les fragments attribués à Musée chez Pausanias, la poésie de Sémonide/Simonide, le corpus théognidien, les dialogues platoniciens, les Tusculanes de Cicéron, l'?uvre rhétorique et historique de Denys d'Halicarnasse, le Dialogue des dieux de Lucien de Samosate, Les deipnosophistes d'Athénée, le lexique platonicien de Timée le Sophiste, Eunape de Sardes, des poètes bibliques latins. Il les explore notamment en étudiant les cas limites de l'autorialité fictive, du silence, de l'écho, de la répétition formulaire, de l'accumulation, de la paraphrase, des images, des effets subversifs de la reprise en dialogue, des paradoxes de la fidélité littérale. Enfin, le volume s'engage sur la voie d'une anthropologie du discours des Anciens à divers moments de leur histoire. Comment dans leurs cultures percevait-on l'hétérogénéité des énoncés et des énonciations ? Sur fond de quelles représentations du logos ? Que signifiait pour eux reprendre ? Était-ce répéter ? Transformer ? Effacer ? Autant de questions qui ouvrent sur l'examen des principes selon lesquels élaborer aujourd'hui des éditions de fragments.
Nombre de pages
303
Date de parution
26/01/2005
Poids
490g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841371624
Titre
La citation dans l'Antiquité. Actes du colloque du PARSA, Lyon, ENS LSH, 6-8 novembre 2002
Auteur
Darbo-Peschanski Catherine
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
490
Date de parution
20050126
Nombre de pages
303,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les dix nouvelles qui composent ce volume ont été écrites sur une période de quinze ans. D'une écriture sèche, rapide, brillante, à mi-chemin entre sérieux et humour, Javier Marias nous offre une pléthore de personnages aussi normaux qu'excentriques. Un majordome diplômé de magie noire fait la conversation dans un ascenseur en panne; un fantôme indigné décide de démissionner toutes les nuits; un homme rencontre son parfait sosie et détruit sa prometteuse biographie... A chaque page, on retrouve ce jeu des frontières incertaines et des vérités minées. Javier Marias oscille vers le fantastique sans jamais vraiment pousser la porte jusqu'au bout.
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.