Zahraniya est une petite ville nouvelle que traverse une grande route. Aux quelques boutiques destinées aux voyageurs se sont peu à peu ajoutées les maisons des familles, aussi bien musulmanes que chrétiennes, qui sont venues là se réfugier durant la guerre civile. Voici d'abord deux frères qui possèdent un magasin de jouets : si l'aîné est taciturne et passablement voyeur, le cadet, au contraire, est d'un caractère très sociable et il est apparemment le seul musulman à entretenir des relations d'amitié avec des chrétiens. La famille d'Abou Atef habite la maison d'à côté : un homme vieillissant, sa fille Salma, adolescente aux formes précocement épanouies, et sa belle-fille sexuellement frustrée en raison de la trop longue absence de son mari. Plus loin, sur une colline, vit Abou Teyssir avec son fils, un handicapé mental qui vend des oiseaux et qui s'est épris de Salma le jour où, se jouant de lui, elle lui a montré ses seins... Attentif comme toujours aux petits détails, Hassan Daoud restitue avec précision les nuances les plus subtiles que recèlent les paroles et les gestes. D'autant qu'il fait se relayer quatre narrateurs qui racontent, chacun à sa manière, sa vie et celle des autres. Des vies monotones où rien ne se passe, jusqu'à l'assassinat par le jeune Teyssir d'un chrétien qui le narguait...
Nombre de pages
237
Date de parution
02/05/2010
Poids
282g
Largeur
142mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782742791378
Titre
CENT QUATRE-VINGTS CREPUSCULES
Auteur
Daoud Hassan ; Bontemps Nathalie
Editeur
ACTES SUD
Largeur
142
Poids
282
Date de parution
20100502
Nombre de pages
237,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un immeuble à Beyrouth, pendant la guerre. Il y a là les parents du narrateur, venus du Sud, une famille russe passablement mystérieuse, des Arméniens à la fois d'ici et d'ailleurs, et puis tous les autres, Libanais musulmans ou chrétiens, qui se contentent de vivre, malgré la guerre, comme si de rien n'était. Personnes sans histoires, sinon celles de la vie de tous les jours, réglées par d'immuables rituels, mais où l'on perçoit, à des signes ténus, la lente et inexorable dissolution de tout un monde. Jusqu'à la terrible explosion...
Dans un village du Sud-Liban, un vieil homme se prépare au voyage ultime... Ou plutôt il résiste, se rebelle. Contre l'âge que ses proches lui attribuent, à cause d'une date de naissance approximative. Contre les défaillances du corps, les caprices de la mémoire. Contre la vie au ralenti que ses enfants voudraient lui imposer. Contre leur indifférence, leur cruauté, leur avidité... Tantôt il s'insurge, tantôt il se soumet. Face à son entourage, il invente mille ruses, parodiant le gâtisme sans lui échapper tout à fait. Car en surjouant le personnage dans lequel on cherche à l'enfermer, il finit par brouiller ses propres repères. Sa rouerie fait sourire, sa résistance émeut. Au fil d'un récit obsessionnel où se superposent passé et présent, rêves et réminiscences, le vieil homme dit et répète aux siens, comme pour conjurer l'inéluctable : "Azraël, l'ange de la Mort, ne peut rien contre moi." Mais peut-on vaincre Azraël ?
Dans un petit immeuble qui s'élève comme une tour trapue au bout d'une route non goudronnée, à proximité de la vieille ville, habite un jeune homme handicapé physique, avec un père déjà vieux, et dont la vue s'obscurcit jour après jour, et une mère qui ne pense qu'à s'évader de ses tâches quotidiennes. En dehors d'eux, l'immeuble abrite une autre famille, à l'étage au-dessous, composée d'une femme et de sa fille. Ni le lieu ni le temps ne sont précisés, même si l'on devine qu'il s'agit du Liban, à la fin du XXe siècle. Nul personnage n'est désigné par son nom. Nul événement extérieur, hormis les travaux de construction qui transforment peu à peu le paysage, ne vient perturber le chant du pingouin , le long soliloque du fils handicapé. Reclus dans son tout petit monde, aucun détail - pas même le plus infime - de son environnement ou de lui-même ne lui échappe : son corps disgracieux, ses gestes maladroits, ses désirs refoulés - mais qu'il ravive sans cesse en épiant ses voisines. Marginal parmi des marginaux, oiseau étrange aux courtes ailes, il dit sa vérité et celle de son entourage, abolissant par le verbe la frontière entre le normal et l'anormal. . . Hassan Zébib (dit Daoud) est né à Beyrouth en 1950. Après une maîtrise de littérature arabe, il commence une carrière de journaliste, d'abord dans la presse beyrouthine, ensuite comme correspondant du quotidien Al-Hayat qui paraît à Londres, avant d'assumer la responsabilité des pages culturelles du quotidien Al-Mustaqbal. Il est l'auteur de sept romans et de deux recueils de nouvelles qui l'ont placé au premier rang des écrivains arabes de sa génération. Sindbad / Actes Sud a publié ses romans L'Immeuble de Mathilde en 1998 et Des jours en trop en 2001.
Résumé : Orphelin de mère, indésirable chez son père, le solitaire Zabor a trouvé refuge en la compagnie des quelques romans d'une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s'est découvert un don : s'il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu'il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Ce soir, c'est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d'un homme qui n'a pas su l'aimer ? Fable, parabole, confession vertigineuse, ce roman célèbre l'insolente nécessité de la fiction en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Tel un double de Schéhérazade, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l'écriture, par l'iconoclaste vérité de l'imaginaire.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...