A chacun sa cicatrice : Romain Gary, Georges Perec et Patrick Modiano
Dainese Francesca
L'HARMATTAN
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EAN :9782343243030
La tragédie de l'Holocauste surgit dans les oeuvres de Romain Gary, Georges Perec et Patrick Modiano sous la forme d'une interrogation tourmentée des origines. Pourtant, ils abordent ces thèmes chacun d'une manière singulière, en raison d'un vécu historique différent : celui de héros de la Résistance pour Gary, d' "enfant caché" pour Perec et de "fils de collabo" pour Modiano. Identité et mémoire se rejoignent ainsi dans des récits qui mettent continuellement en jeu les pierres angulaires du moi, se reconstruisant et se déconstruisant, sans jamais se définir de façon définitive. En ce sens, le ressassement identitaire des trois auteurs peut être lu dans la réécriture d'une série de motifs autobiographiques, d'origine traumatique, mais aussi en relation avec la création d'une posture d'auteur, d'un nom d'auteur et d'un corpus littéraire, jouant sur les notes d'une variation esthétique essentielle.
Nombre de pages
208
Date de parution
16/06/2022
Poids
273g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343243030
Titre
A chacun sa cicatrice : Romain Gary, Georges Perec et Patrick Modiano
Auteur
Dainese Francesca
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
273
Date de parution
20220616
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...