L'esthétique musicale classique et romantique. De Kant à Wagner
Dahlhaus Carl ; Couturier-Heinrich Clémence ; Lapl
ULM
40,00 €
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EAN :9782728805914
L'Esthétique musicale classique et romantique est une présentation de la réflexion musicale entre l'"époque-seuil" (Kosellek) située autour de 1770 et les décennies tardives du XIXe siècle, qui marquent le début de la modernité. Tout en se limitant à l'Allemagne, le livre est universel, dans la mesure où l'esthétique musicale allemande, en particulier durant la décennie décisive ouverte par la Critique de la faculté de juger de Kant (1790) et close par les Fantaisies sur l'art de Tieck (1799), a été à la pointe de l'évolution européenne. Le romantisme fut un phénomène d'esthétique musicale avant de devenir un phénomène musical, il s'affirma comme mode d'écoute avant de pénétrer les styles et les formes de la composition, et parmi les faits les plus curieux de l'époque sur laquelle le livre est centré figure la simultanéité des esthétiques musicales classique et romantique. Néanmoins, l'esthétique musicale classique demeurait vers 1800 rudimentaire, parce qu'il n'y avait pas de liaison efficace entre Vienne, le lieu du classicisme musical, et le foyer essentiel de développement de la réflexion sur la musique, le centre et le nord de l'Allemagne. A certains égards, Eduard Hanslick, qui a été injustement traité de formaliste, est l'esthéticien qui a réussi à donner une formulation légitime de l'esprit de la musique classique. C'est d'elle que purent partir plus tard, bien que sans le dire, August Halm et Heinrich Schenker.
Nombre de pages
632
Date de parution
12/04/2019
Poids
975g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782728805914
Titre
L'esthétique musicale classique et romantique. De Kant à Wagner
Auteur
Dahlhaus Carl ; Couturier-Heinrich Clémence ; Lapl
Editeur
ULM
Largeur
190
Poids
975
Date de parution
20190412
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632,00 €
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Si vaste que soit la littérature wagnérienne, on a rarement tenté, avant le présent ouvrage, de décrire les opéras romantiques de Wagner (c'est-à-dire les oeuvres jusqu'à Lohengrin) et surtout les drames musicaux, comme des oeuvres poético-musicales. La plupart du temps, on les analyse plutôt comme des biographies musicales. Si Wagner appartient au passé en tant que philosophe et personnage politique, il représente toujours un phénomène d'actualité comme compositeur - et surtout comme dramaturge, pour qui la composition scénique importe plus que les détails du texte. Autant les oeuvres demandent à être perçues dans leur ensemble, autant elles sont également riches en détails qui ne se dévoilent qu'après une analyse tenace.
C'est avec les ?uvres de Haydn, Mozart et Beethoven, qualifiées de « romantiques » par E. T. A. Hoffmann au début du XIXe siècle, que la musique instrumentale a supplanté la musique vocale. Ainsi est née, en relation avec l'ensemble des conceptions philosophiques, esthétiques et poétiques du Romantisme, l'idée d'un art musical « autonome », d'une « musique absolue » dont les significations ne sont plus liées à un texte ou à une fonction. Carl Dahlhaus retrace l'histoire d'un concept qui est au fondement de notre culture musicale, et ce à partir des textes fondateurs de Tieck et Wackenroder, Hoffmann, Herder, Novalis ou Schlegel, jusqu'au symbolisme français de Mallarmé et Valéry, en passant par les réflexions théoriques de Wagner, Schopenhauer, Hegel, Nietzsche et Hanslick. Il souligne ce que cette conception de la musique doit à la quête romantique de l'Absolu, à une métaphysique de l'art où les idées philosophiques et théologiques sont réinterprétées dans le médium artistique. Cet ouvrage fondamental du musicologue allemand replace les questions musicales à l'intérieur du mouvement général de la pensée, et éclaire la généalogie de nos idées contemporaines sur l'?uvre, sur la forme du concert, et sur la signification de la musique, idées qui sont devenues, dans bien des cas, une « seconde nature ».
Dans le but de découvrir les origines de la tonalité harmonique, Dahlhaus étudie de grandes théories de l'harmonie (Rameau, Fétis, Sechter, Hauptmann, Riemann et Kurth) afin de dégager une définition univoque de cette tonalité. Il établit ensuite une distinction entre la composition modale, basée sur le mouvement des intervalles, et la composition tonale, élaborée à partir de l'enchaînement des accords. Il examine également l'évolution du système modal du XVe au XVIIe siècles et confronte auteurs anciens et modernes. L'analyse de quelques oeuvres de Josquin à Monteverdi vient enfin illustrer les thèses avancées.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.