Reidar Folke Jespersen est un vieil homme acariâtre de soixante-dix-neuf ans, marié à la belle Ingrid, de vingt-cinq ans sa cadette. Un vendredi, Reidar observe sa femme alors qu'elle se rend chez son amant, son ancien professeur de danse. Ensuite, il va retrouver ses deux frères qui possèdent avec lui un commerce d'antiquités. Eux veulent vendre la boutique pour couler des jours tranquilles, lui refuse obstinément et part en claquant la porte. Puis il appelle sa femme au domicile de son amant et lui ordonne de cesser immédiatement cette relation. L'après-midi, il se rend à la réserve du magasin. Habillé en smoking, il y retrouve une belle jeune femme avec qui il boit du sherry tout en écoutant du Schubert. De retour chez lui, un homme l'attend au pied de son immeuble. Ils se disputent férocement et Reidar le gifle brutalement. Et, à l'image de la journée, le dîner familial qui va suivre sera tout aussi tendu... Dans la nuit, Ingrid se réveille avec une sensation bizarre et réalise que Reidar a disparu. Le lendemain matin, il est retrouvé au magasin d'antiquités, exposé nu dans la vitrine et, naturellement, mort. L'enquête des inspecteurs de police Gunnarstranda et Frolich peut commencer, mais les pistes sont si nombreuses - tout le monde détestait Reidar, et tout le monde avait un bon motif de le tuer - qu'ils ne tardent pas à ne plus savoir où donner de la tête...
Nombre de pages
433
Date de parution
11/01/2007
Poids
555g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782070305575
Titre
L'homme dans la vitrine
Auteur
Dahl Kjell Ola ; Gnaedig Alain
Editeur
GALLIMARD
Largeur
154
Poids
555
Date de parution
20070111
Nombre de pages
433,00 €
Disponibilité
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Oslo, au coeur de la nuit. Le corps sans vie d'une jeune femme est retrouvé dans une benne à ordures. Nu, le cadavre a été soigneusement enveloppé dans un film plastique, les parties génitales ébouillantées, comme si l'on avait cherché à masquer une quelconque trace de viol. Dépêché à l'institut médico-légal, l'inspecteur Frank Frolich est chargé de l'enquête. Quand il découvre le visage de la victime, son trouble est manifeste. Cette femme, il ne la connaît que trop bien: la veille, il l'a arrêtée en flagrant délit mineur de possession de stupéfiants avant de la croiser quelques heures plus tard au bras d'un vieil ami d'enfance perdu de vue depuis des années et qui célébrait son mariage. On dit souvent que la mariée est trop belle. Celle-ci semble trop mystérieuse? Tiraillé par ce conflit d'intérêt, et alors qu'une nouvelle affaire éclate avec la disparition d'une jeune étudiante ougandaise, Frank Frolich se rend vite compte qu'il va devoir replonger dans les moments troubles de son adolescence pour trouver les clés du mystère? Pour la troisième enquête de Gunnarstranda et Frolich, Dahl a décidé de mettre la focale sur Frolich, son héros le plus sombre et le plus torturé. Dans ce roman de la divagation et de la dissimulation, nous sommes face à des personnages en rupture, en fuite dont la psychologie est un mélange explosif de rationalité, de passion et de superstition. Pas de course-poursuite pétaradante, mais une progression psychologique en creux, pas à pas, comme si nous levions le voile sur les traumatismes de la jeunesse et les secrets sur lesquels nous nous construisons. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig.
Quand Bendik Fleming sort de prison, il se promet de changer de vie: trouver un studio, un boulot stable, et s'occuper de sa fille, dont son ex ne veut pas qu'il s'approche. Pour son premier soir de liberté, il flâne dans les rues d'une petite ville de province, près d'Oslo, et se paye une bière au comptoir d'un pub. Il y fait la connaissance de Lillian et de son amant, Egil. Le temps d'un soir, il oublie toutes ses bonnes résolutions... Il faut dire qu'on est si bien avec Lillian...
Le corps de Reidar Folke Jespersen, un vieil antiquaire, est découvert à l'aube dans la vitrine de son magasin à Oslo. L'homme est nu, assis un fauteuil; il a été étranglé et sur sa poitrine figure une mystérieuse inscription. L'inspecteur Frolich et le commissaire Gunnarstranda sont chargés de l'enquête; ils comprennent rapidement que Jespersen ne sera guère pleuré. Ils interrogent sa jeune veuve, infidèle, qui dit n'avoir rien entendu alors que son appartement est situé au dessus du magasin; les frères de la victime avec qui ils ont eu une violente dispute l'après-midi même à propos de la vente du magasin; son fils qui n'a jamais réussi à faire sa vie loin de son père... Ils finissent par trouver une jeune femme qui ressemble étrangement à une photographie que le mort cachait dans son bureau. Elle leur révèle qu'elle est comédienne et était payée pour rejouer toujours la même scène. Qui est donc l'inconnue dont elle doit tenir le rôle...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.