L'éducation contre les libertés. Politiques de la race et du sexe sur les campus américains
D'Souza Dinesh
GALLIMARD
23,20 €
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EAN :9782070727698
Comment faire droit aux exigences légitimes de reconnaissance sociale et culturelle des minorités raciales, ethniques et sexuelles ? Pour y répondre, toute une politique a été mise en oeuvre dans les grandes universités américaines visant à introduire, dans le recrutement des enseignants et dans l'appréciation des résultats des étudiants, des considérations de race, de sexe ou de "préférence sexuelle" . Une autre de ces mesures concerne les programmes, et vise à en expulser ou à y restreindre l'influence de la "civilisation occidentale" . La question est délicate, et le livre de D'Souza prend une position tranchée : l'éducation "libérale" suppose que soit accordée à chaque individu l'égalité des chances. On voit donc comment une exigence généreuse peut se renverser en son contraire. Car non seulement les vraies minorités opprimées n'y gagneront aucune amélioration réelle de leur situation, mais les membres desdites "minorités" ayant accès aux études supérieures se verront privés d'une véritable culture plurielle, libre, contradictoire, émancipatrice.
Nombre de pages
432
Date de parution
05/01/1993
Poids
412g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070727698
Titre
L'éducation contre les libertés. Politiques de la race et du sexe sur les campus américains
Auteur
D'Souza Dinesh
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
412
Date de parution
19930105
Nombre de pages
432,00 €
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Grand Satan " pour les intellectuels islamistes, symbole du capitalisme débridé, de la mondialisation inhumaine et de l'abêtissement culturel pour les Européens, modèle impérialiste et raciste fondé sur l'esclavage et le colonialisme pour les adeptes du multiculturalisme, société pervertie par la décadence aux yeux de la droite religieuse et des Talibans de tous poils, l'Amérique est aujourd'hui la cible d'attaques contradictoires mais convergentes, à la fois exogènes et endogènes. Dinesh D'Souza passe en revue les arguments de l'accusation et les démonte un à un, avec un regard d'autant plus probant qu'il s'enrichit de son expérience d'intellectuel immigré. Cet essai n'est pas seulement une attaque en règle des sophismes du multiculturalisme et une contestation sans complexe du dogme de l'égalité entre toutes les civilisations : c'est aussi le plaidoyer le plus intelligent et le plus limpide en faveur de la civilisation américaine - et, au-delà, de la civilisation occidentale. " Le provocant essai que l'on va lire irritera sans doute plus d'un lecteur français. Ces pages pleines de vie et de verve méritent cependant d'être méditées le plus sereinement possible. Car le phénomène de la montée de la superpuissance américaine, depuis un siècle, est suffisamment important pour susciter autre chose que l'invective, la polémique et le ressentiment. " Jean-François Revel
À l'aube du XXIe siècle, nous sommes plus de six milliards d'êtres humains sur la Terre. À la fin de XVIIIe siècle, le monde comptait neuf cents millions de personnes. Cet accroissement de la population a souvent été présenté comme la cause de la pauvreté : il s'agit là d'une simplification outrancière. Car les interactions entre les facteurs de population et de pauvreté sont complexes, et les problèmes de population sont plus souvent une conséquence de la pauvreté. Les enjeux d'une réflexion sur les relations entre population et pauvreté sont cruciaux : ils se situent bien au niveau d'un développement humain intégral, dans le contexte de la mondialisation. Ce livre veut clarifier une série de concepts démographiques et sociologiques importants ; il veut poser des balises pour aider à mieux comprendre ces enjeux et renforcer un processus de développement durable et intégral. Les éditeurs y ont réuni une série d'expériences internationales et de réflexions en prenant le cas exemplatif de l'Afrique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.