Inlassablement, je me souviens avoir tenté de faire entendre aux autres quelque chose dans le langage et par l'oreille. Cette oreille par laquelle Gargantua naît et le père d'Hamlet meurt. Le Manuscrit de Tchernobyl est le fruit complexe de cette passion de faire entendre. Je ne sais pas ce qu'est ce livre, ni même si le terme de livre reste valable, je sais seulement comment il s'est structuré. Etonnement, je n'en sais guère plus que n'importe quel autre lecteur sur sa signification. Avançons en boitant. J'avais un temps imaginé un livre aux textes multiples entremêlés comme dans une fugue de Bach. Je me suis vite aperçu de la supériorité de l'oreille sur l'oeil. L'oeil ne sait pas lire deux textes en même temps. Pas d'effet polyphonique possible, donc. Cela a été une grande déception. Avant de comprendre qu'en réalité, j'avais fait l'erreur de tenter une équivalence note/lettre absolument idiote. Il ne fallait pas faire d'équivalence du cour. Il fallait, avec les moyens de la lecture elle-même, créer une polyphonie sur une seule ligne. D'un impossible l'autre.
Nombre de pages
180
Date de parution
28/11/2019
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782931067017
Titre
Le Manuscrit de Tchernobyl
Auteur
D'annibale Nunzio
Editeur
BOZON2X
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
20191128
Nombre de pages
180,00 €
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Prenez deux personnages au hasard et rembobinez l'histoire dans un futur antérieur à leur rencontre. Ils ne se connaissent pas, plus, pas encore. Pour autant, le temps - Chronos le Fuyard - chasse la flèche d'Eros. Quelque part dans le temps, un arc fige sa courbe, la corde se tend. La flèche épouse le point d'encoche ; la pince des doigts lâche la corde mais la flèche ne bouge pas : c'est le tireur qui est projeté. On appelle ça l'amour, faute d'autre chose.
Giacomo Joyce, c'est le lieu d'une langue impossible pour la raison même que ce qu'elle cherche à dire est impossible à dire mais tellement impossible qu'il faut essayer quand même, pour être tout à fait sûr de se rater. Joyce s'est mis au défi de raconter la chose la plus longue dans la forme la plus brève : un amour. J'ai failli écrire : "un amour impossible" . Avant de constater le caractère pléonastique de cette formule. Roméo et Juliette, heureusement, ignoraient ce pléonasme. Résumer, condenser, contracter : Joyce s'est amusé de cette contrainte. Chaque lettre est un mot raccourci, chaque mot une phrase raccourcie et chaque phrase tout un poème. Résultat des courses : 16 feuillets de toute beauté, écrits comme des billets, des petits bleus pour penser de grandes blessures.
Né en 1979 à Bolzano, dans le Tyrol du Sud, où il vit encore, Luca D'Andrea est romancier et scénariste. L'essence du mal, son premier roman, lui a valu d'être comparé à Stephen King et Jo Nesbø.4e de couverture : En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois randonneurs sont retrouvés dans la forêt de Bletterbach, leurs corps mutilés au-delà de l'imaginable. Personne n'a jamais su ce qu'il s'est passé. Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame mystérieux et part à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s'est installé, les habitants voient d'un mauvais ?il son enquête. Comme s'ils craignaient qu'elle ne déterre des secrets enfouis depuis des décennies et rouvre des plaies jamais vraiment cicatrisées¿
Résumé : Parti de la Cité ardente, Benjamin rencontre une fillette amnésique qu'il baptise "Lolitalice" . De gambades en cavalcades, il lui fait découvrir la belle Italie, Pise, les Abruzzes, Caprona, Carrara, Milan... la France, la Provence, Nice, Draguignan, Brignoles, le Massif de la Sainte-Baume, Saint-Paul-de-Vence... Obsédée par l'idée de retrouver le mystérieux "Château Panchrone" , Lolitalice va mener le narrateur dans maintes aventures, rencontres saugrenues, épreuves cocasses dont nos deux protagonistes ne saisiront le véritable sens qu'au terme du voyage.
A dADa est une oeuvre inclassable. A dADa nous plonge dans une atmosphère surannée savoureusement franchouillarde, dérape vers l'absurde et nous décroche un franc sourire. Et suivant l'élan de son galop élégamment délirant, Georgie de Saint-Maur nous offre un essai de littérature comparée au service d'auteurs imaginaires ! Les anecdotes croustillantes s'enchaînent, dépeignent des écrivains... trop bien coiffés !
Pour la plupart rédigées sur l'écran tactile de mon smartphone, les nouvelles de ce court florilège évoquent des destins qui pivotent pour un oui ou pour un non. Sans raison apparente. les personnages se retrouvent emportés au-delà de notre perception. franchissant, au détour du train-train de leur existence, le seuil d'une dimension altérée, de Autre côté du miroir. A l'instar du héros de la nouvelle éponyme, grossissant ou déformant, le tain parfois nous éteint, nous absorbe, nous sublime : la psyché nous morcelle. Il n'y a dans nos reflets que des indices de ce que nous pourrions être : il me plaît à croire que notre image (anagramme de magie), si quotidienne, prend alors corps dans un monde parallèle où le songe seul reste matière à réflexion.