Murs rebelles. Iconographie nationaliste contestataire : Corse, Pays Basque, Irlande du Nord
Crettiez Xavier ; Piazza Pierre ; Granier Eglantin
KARTHALA
22,00 €
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EAN :9782811110772
Murs rebelles Depuis plusieurs décennies, la Corse, l'Euskadi et l'Irlande du Nord se caractérisent par de vives tensions séparatistes et communautaires génératrices d un niveau de violence politique insolite sur le vieux continent. L'analyse des traces iconographiques et graphiques protéiformes colonisant l espace public dans ces trois régions (graffitis, dessins, pochoirs, signes, slogans, etc.) permet de porter un regard comparatiste renouvelé sur les dynamiques des révoltes périphériques qui s'y manifestent. L'étude des murs rebelles et bavards, supports de messages omniprésents le plus souvent anonymes, brutalement exprimés et ancrés de manière quasi indélébile dans la géographie de ces territoires en lutte, éclaire ainsi le rôle primordial joué par cette mise en scène visuelle de la contestation qui favorise les mobilisations, identifie les enjeux et adversaires, accompagne la radicalisation. En soulignant l'importance que revêtent les images et les inscriptions murales dans les revendications formulées par les marges, cet ouvrage propose d'appréhender les phénomènes autonomistes et régionalistes sous un angle original: il s'intéresse à des objets et des pratiques au travers desquels s'exprime et s'incarne un véritable nationalisme de la quotidienneté, pas toujours en phase avec les discours officiels des entrepreneurs de cause identitaire.
Nombre de pages
180
Date de parution
07/02/2014
Poids
560g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811110772
Auteur
Crettiez Xavier ; Piazza Pierre ; Granier Eglantin
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20140207
Nombre de pages
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La Culture générale en 20 leçons est un manuel indispensable pour aborder les différents concours de la fonction publique qui, tous, sous une forme ou une autre (composition ou dissertation, questions à réponses courtes, commentaire de texte, discussion ou entretien avec le jury, dossier de synthèse...), nécessitent un solide bagage intellectuel et conceptuel faisant l'objet d'une redéfinition depuis 2008. Au-delà des candidats aux concours, ce manuel de culture politique et sociale devrait aussi séduire quiconque prétend vouloir mieux comprendre son environnement intellectuel et cherche des réponses aux interrogations toujours nombreuses que pose l'actualité internationale, politique, économique ou sociale. Chaque leçon comprend de façon claire et synthétique: une fiche de 11 pages clairement rédigées et structurées, faisant apparaître, au-delà des faits, une réflexion et une façon de problématiser les questions abordées; un "zoom" de trois pages sur une question d'actualité ou un concept difficile mais indispensable; deux encadrés proposant une chronologie, des extraits de textes fondamentaux, un effet de loupe sur un point d'histoire ou une biographie; une rubrique bibliographique qui permet de prolonger, sur les conseils des auteurs, la réflexion proposée. Ce manuel est le fruit d'une collaboration entre plusieurs enseignants-chercheurs en philosophie, sociologie et science politique. Tous appartiennent, quel que soit leur statut, au laboratoire CARPO (Centre d'analyse et de régulation du politique) de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Chaque leçon a été écrite par un enseignant- chercheur spécialiste du thème traité.
Qu'elles viennent d'Etats, de mouvements de libération ou de groupes doctrinaux, toutes les formes de nationalisme légitiment l'usage de la violence. En Europe, en Afrique, en Orient, pourquoi ont-elles autant de succès ? Parce qu'elles donnent l'impression de réenchanter la modernité. Xavier Crettiez décrit en profondeur les raisons qui expliquent le ralliement des élites ethniques au nationalisme violent, qui sert leurs intérêts politiques et économiques, ainsi que les facteurs qui motivent l'engagement des masses dans la violence, parfois jusqu'à l'extrême, comme en ex-Yougoslavie, en Inde ou au Rwanda. Il dresse aussi un tableau du contexte culturel et politique qui favorise la montée de la violence nationaliste.
Alors que les phénomènes de violence paraissent de plus en plus prégnants dans l'actualité quotidienne, cet ouvrage cherche à en comprendre les logiques et à en préciser les limites. Parler de la violence n'a guère de sens tant ce vocable réunit des phénomènes très différents et des manifestations plurielles. L'auteur ambitionne de les passer en revue. Pour autant, il s'agit de mettre à nu les logiques communes d'adhésion à la violence (pourquoi devient-on violent?), de déroulement des violences (comment s'opère le passage à l'acte?) et de transformation de ces phénomènes (la violence évolue-t-elle?). L'Etat, les contestataires sociaux, les individus délinquants, les opposants politiques, tous utilisent une violence qui, soit exprime une colère et une insatisfaction, soit constitue une ressource politique ou même une identité collective. Même ceux qui répugnent à l'utiliser (dans les régimes démocratiques) usent toujours in fine de la menace de la violence pour conforter leur autorité. S'intéresser à la violence, c'est vouloir comprendre la face sombre de l'activité politique, qui n'en est bien souvent que la traduction civilisée. Biographie: Xavier Crettiez est professeur de science politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur du master "Conflit". Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur les thèmes de la violence, du nationalisme et de l'analyse des mouvements sociaux. Il a notamment écrit Violence et nationalisme (Odile Jacob, 2006) et a codirigé Du papier à la biométrie (Presses de Sciences Po, 2006).
Guerres, attentats, violences de masse, mouvements de révolte sociale...l’actualité nationale et internationale est fortement marquée par desmanifestations de violences politiques, parfois extrêmes, dans un contextede transformations profondes de l’ordre mondial.Pour comprendre ces phénomènes et les mettre à distance, cet ouvragepropose une grille de lecture des violences politiques en convoquantles apports de la sociologie politique, de l’anthropologie, de l’histoire, desrelations internationales et de la psychologie sociale.Il repose sur trois ambitions. La première est académique et chercheà identifier les grands débats théoriques sur le déclenchement et l’irruptiondes violences politiques. La deuxième est descriptive, passant en revuela variété des formes de la violence, allant du terrorisme à la guerreen passant par les révoltes de rue ou les massacres collectifs. La dernièreest analytique et interroge les logiques de l’engagement individuelet collectif ainsi que celles de la sortie de la violence.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.