Pour une approche stratégique des espaces politiques. Essai de philosophie politique
Cova Hans
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782343117041
Si la globalisation néolibérale a entraîné une désarticulation des différents espaces politiques, économiques et juridiques à l'échelle planétaire, elle a également chamboulé les concepts clefs de la politique classique - ceux de nation, de peuple et de souveraineté. Partant de ce double constat, les trois essais de ce livre cherchent ainsi à répondre à cette question : com- ment repenser l'action collective et l'unité des luttes à l'intérieur de ce contexte géopolitique, aussi instable qu'incertain ? L'hypothèse est que, si une telle action partagée doit demeurer attentive à la pluralité des formes de domination, elle présuppose néanmoins la désignation d'un adversaire commun : le capitalisme néolibéral. D'où l'actualité des conflits de classes comme axe stratégique et idéologique (selon les termes du philosophe Daniel Bensaïd). Aussi est-il nécessaire d'opposer démocratiquement, à ce nouveau désordre mondial répandant militairement son inquiétante emprise sécuritaire, une alternative politique à la hauteur des enjeux actuels, dont la portée universelle impose le dépassement du "régime cellulaire de la nationalité", tel que l'a promu la Commune de Paris. Une approche stratégique des espaces politiques ne signifie pas, en ce sens, l'abandon de l'espace national ; elle exige au contraire une réflexion active se réalisant simultanément aux niveaux local, national et international. Résolument internationaliste, cette démarche n'est pas sans dessiner, en outre, une nouvelle figure de la citoyenneté, fondée sur l'émancipation humaine...
Nombre de pages
162
Date de parution
22/03/2017
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343117041
Titre
Pour une approche stratégique des espaces politiques. Essai de philosophie politique
Auteur
Cova Hans
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20170322
Nombre de pages
162,00 €
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En écho à la crainte de voir la "politique disparaître complètement du monde", selon l'inquiétude formulée par Hannah Arendt, notamment dans sa Crise de la culture, les trois essais qui composent ce recueil tentent d'apporter quelques éléments de réponse à des questions contemporaines de philosophie politique. Aussi cette menace d'une disparition éventuelle de la politique semble-t-elle suivre de nos jours trois tendances interdépendantes : sa dissolution privative dans les mécanismes du marché ; l'évincement de ses catégories usuelles (nation, souveraineté...) au profit des notions religieuses (croisade, axe du mal...) ; enfin, l'occultation tendancieuse du débat démocratique au nom d'une expertise garante d'une objectivité "non partisane". Si crise de la politique et crise de la culture paraissent ainsi s'interpeller, sans doute est-ce parce qu'elles révèlent un même enjeu : la reconquête, à rebours de cette privatisation processuelle de l'espace public, d'un monde commun - ce que souligne d'ailleurs avec force la question écologique. A l'inverse d'une philosophie politique abstraite sise sur des principes immuables, l'idée est plutôt la suivante : comment articuler concrètement et stratégiquement, dans le sillage de Daniel Bensaïd, philosophie et politique ...
Les trois essais qui composent ce présent ouvrage reposent sur une intime conviction : si nous pouvons parler, de nos jours, d'une crise de la temporalité, celle-ci semble impliquer, en toute vraisemblance, une crise du jugement. Reflet anxiogène d'une compression du temps - sinon d'une accélération d'une Histoire rompue au règne de l'actualité -, cette double crise n'est pas sans nous amener à nous interroger sur la question souvent galvaudée de l'engagement politique, lequel implique nécessairement le libre usage de notre faculté de juger - c'est-à-dire, fondamentalement, l'articulation " judicieuse " de la pensée et de l'action, du particulier et de l'universel. Abordant les problématiques de la culture à l'ère de la globalisation économique, de l'autorité au-delà du schème disciplinaire, et de l'éducation à l'aune du technocratisme néolibéral, ces trois textes cherchent avant tout à répondre à cette question cruciale : comment (re)fonder, à rebours de cette fatalité héraclitéenne qui ponctue notre existence, le jugement et l'engagement à notre époque ...
Alors que nous nous questionnons aujourd'hui sur la pertinence de la réflexion esthétique, la question de sa fonction politique paraît revenir à l'ordre du jour. Faisant le constat des impasses de l'avant-gardisme et des apories de la subversion sponsorisée, nous en sommes venus à douter de la valeur ontologique de l'expérience esthétique, perdue dans une marchandisation aliénante du monde. L'histoire veut que cette " fin de l'art " soit la conséquence d'une fragmentation processuelle du politique. Pourtant, en tant que configuration du sensible, l'esthétique pose toujours la question de sa projection politique. Alors que les Lumières, comprenant l'art à partir de ses effets sur la sensibilité, ont cherché ce projet dans l'harmonie des facultés, gage de la permanence du monde, les avant-gardes semblent plutôt l'avoir associé à la construction d'un monde à venir. Pouvons-nous ainsi établir une continuité ? Ou cette dérive témoignerait-elle plutôt, sous l'aune de l'histoire, d'une luxation des facultés ...
Si le Covid-19 a pu se présenter comme un épisode inédit, sa propagation paraît avoir ravivé des débats antérieurs. En effet, l'épidémie semble bien avoir révélé les limites d'un mode de production fondé sur une croissance perpétuelle le ralentissement des gains de productivité observé depuis un demi-siècle laissant entrevoir une possible stagnation de l'économie. Et les défis écologiques, ainsi que les tensions géopolitiques, confortent cette tendance. Il y a donc nécessité de rappeler les difficultés croissantes du capitalisme néolibéral à se sortir de manière constructive de ses crises financières.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...