La SNCF est chère au coeur de nos concitoyens et fait l'objet de débats souvent animés. Cependant, ils ne cessent de la critiquer, et il faut dire que les raisons d'être mécontents de la SNCF existent. Elle est en difficulté sur un grand nombre de fronts. Et pourtant, la modernisation de la SNCF est le leitmotiv des dirigeants et des gouvernements successifs depuis une trentaine d'années. Aujourd'hui, la SNCF est une société anonyme et le recrutement au statut a été supprimé. Les dysfonctionnements et les insatisfactions du public demeurent. Pourquoi? Et si la prétendue «modernisation» recherchée avait échoué parce que les décideurs s'étaient trompés sur les objectifs et les méthodes? C'est ce questionnement qui donne son titre à cet ouvrage. La thèse ici défendue est que cette modernisation est non seulement possible mais indispensable, en commençant par la remise à niveau du réseau. Mais la modernisation n'est pas que technique. Elle concerne aussi le mode de management de l'entreprise et sa gouvernance trop technocratique. Aujourd'hui, l'encadrement est fatigué par les mots d'ordre fluctuants et la primauté donnée au marketing plutôt qu'à la technique, ainsi que par les injonctions contradictoires qu'il doit gérer. À force de réformes inachevées mais allant toujours dans la même direction, les salariés dans leur ensemble ont perdu ce qui leur faisait aimer travailler à la SNCF. L'auteur plaide pour un changement de paradigme pour créer les conditions d'une mobilisation des cheminots analogue à celle vécue à la Libération, quand ils ont dû retrousser les manches pour contribuer à la reconstruction du pays. Le déclic aujourd'hui peut être l'urgence climatique. Pour enclencher un changement durable, il faut compléter les propos favorables au secteur ferroviaire par des investissements considérables. Mais ce n'est pas suffisant, il faut permettre aux cheminots et plus largement aux usagers d'être acteurs du changement en développant les modes de participation aux décisions, à tous les niveaux.
Nombre de pages
254
Date de parution
16/10/2025
Poids
380g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791039903134
Auteur
Coux Pierre-Denis ; Ribeill Georges
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Date de parution
20251016
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
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Jamais l'écrivain ne se lasse de marcher dans Saint-Briac, le village de son enfance, pour admirer, se souvenir et raconter. D'où un récit qui ressemble très vite à ses promenades, entraînant le lecteur à redécouvrir la grande et la petite histoire de Saint-Briac. La grande ? Celle d'un village qui conserve des traces du Néolithique et des époques celte et romaine. Celle d'un village qui a subi nombre d'invasions. Celle d'un village de marins, enfin, qui sut prendre le virage de la plaisance pour abriter aujourd'hui un port avec 750 mouillages. C'est alors que la grande histoire rejoint la petite histoire, car Bernard de Coux rappelle tous les débats, quelquefois cocasses, qui ont permis la transformation progressive du village. Ainsi conte-t-il l'aventure de la place centrale du bourg, du château du Nessay, des plages et de la Garde Guérin, hauts lieux de la vie balnéaire.
De l'aube mégalithique au Moyen Age, il y eut les premiers temps, d'une richesse exceptionnelle, et le nom Sancti Briaci apparut au grand jour. Puis, dans ce Saint-Briac aujourd'hui admiré comme l'un des plus beaux villages de Bretagne, sonna le temps des bâtisseurs, avec les premières maisons de pierre et d'ardoise groupées autour de l'église, les hameaux de caractère et les défenses côtières. Vinrent ensuite le temps des grands capitaines, le temps des peintres, des projets et des villégiatures. De père en fils, chacun venait et revenait au village, contribuant à ce qui fut appelé "l'heureuse fortune de Saint-Briac". Car c'est une évidence: dans les somptueuses villas comme dans les vieilles maisons de pêcheurs, il y a un bonheur de vivre à Saint-Briac. Il y a un coeur qui bat, nourri d'embruns et de vent, et dont témoigne Bernard de Coux, d'une plume magnifique, sereine et touchante...
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.