
Images et méditation au XVIIe siècle
Au cours du XVIIe siècle la multiplication des traités de méditation et de contemplation sur les mystères chrétiens affecte radicalement aussi bien l'histoire de la spiritualité que celle de l'art religieux. Prétendant rendre accessibles à tous des pratiques spirituelles jusque-là réservées à l'élite des croyants, ces ouvrages contribuent à diffuser un mode d'appréhension des images qui nous permet de comprendre de façon nouvelle la réception des images religieuses à l'époque moderne. En confrontant textes de spiritualité, images gravées et exemples picturaux, cette étude se propose de répondre aux questions suivantes : Quelle est la place accordée aux images dans la littérature et les pratiques spirituelles portant sur l'oraison, la méditation et la contemplation dans la France du XVIIe siècle ? Quelles sont les fonctions attribuées à ces représentations et quels en sont les usages et les effets attestés ? Quels sont les rapports établis entre textes, pratiques concrètes et images ? Quelle est la nature même des images évoquées dans ces textes et quelles relations les différentes catégories distinguées entretiennent-elles entre elles? En quels " lieux " - livres, oratoires, espaces intérieurs - ces différentes images prennent-elles place? Dans quelle mesure peut-on transférer les protocoles de lecture des images élaborés dans ces textes vers les représentations matérielles produites par les artistes ?
| Nombre de pages | 239 |
|---|---|
| Date de parution | 03/01/2008 |
| Poids | 600g |
| Largeur | 175mm |
| EAN | 9782753505148 |
|---|---|
| Titre | Images et méditation au XVIIe siècle |
| Auteur | Cousinié Frédéric |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 175 |
| Poids | 600 |
| Date de parution | 20080103 |
| Nombre de pages | 239,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le peintre chrétien. Théories de l'image religieuse dans la France du XVIIème siècle
Cousinié FrédéricA l'iconoclasme protestant des guerres de Religion, la Réforme catholique a opposé un ensemble de dispositifs - répressifs, festifs, artistiques mais aussi théoriques - qui sont ceux du " baroque " et de ses images. Car bien avant les doctrines artistiques académiques de la seconde moitié du XVIIe siècle français, le discours des controversistes et des théologiens catholiques est le lieu où s'est élaborée une première théorie des images dont la connaissance conditionne la compréhension de l'art religieux à l'époque moderne. Tentant de se fonder simultanément sur une herméneutique (la traduction et l'interprétation des épisodes clés de la Bible et de la Tradition), une sémiotique (l'association d'images de différents statuts symboliques), une métaphysique (la place accordée à l'image dans le processus de la création divine et dans l'économie chrétienne du salut), et une pragmatique (les fonctions et usages supposés des images), cette théorie échouera cependant à se constituer en un système unifié et décisif, révélant les usages ambigus du " pouvoir des images " par les catholiques. Introduction à une histoire des théories de l'image religieuse dans la France du XVIIe siècle, cet ouvrage s'attache aussi à la réception concrète de ces discours par les fidèles et, à travers l'analyse d'œuvres de Champaigne, Vouet, Poussin ou Mignard, aux pratiques effectives des artistes.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER22,50 € -

Gloriae. Figurabilité du divin, esthétique de la lumière et dématérialisation de l'oeuvre d'art à l'
Cousinié FrédéricLa Gloire de Dieu (kavôd, doxa, gloria) c'est en premier lieu le poids et la réputation d'un être dont les qualités supérieures suscitent, en retour, la glorification : rendre Gloire, par les louanges, les chants, les cérémonies, mais aussi par la création artistique. Par extension, la Gloire fut associée à l'émanation lumineuse qui exprimerait de façon visible la divinité du Père (Pâtre luminum) comme du Christ (lumen de lumine). Le motif sculptural de la Gloire, inventé par Gian Lorenzo Bernini à Rome, en est devenu l'incarnation moderne, démultiplié dans toute l'Europe catholique. Entre anthropomorphisme et symbolisme, entre matérialité, monumentalité et expansion lumineuse dématérialisée, la Gloire ne se laisse cependant guère aisément appréhender. Où est véritablement "l'oeuvre" dans le continuum spatial qui caractérise la Gloire ? Comment percevoir ce qui joue entre focalisation, dispersion de l'attention et éblouissement ? De qui ces dispositifs sont-ils la glorification ou expriment-ils la Gloire ? En quoi cet objet peut-il être conçu comme une solution représentative adéquate ? Cette étude est centrée avant tout sur Rome, Paris et plusieurs exemples qui subsistent en France. Conjuguant analyse détaillée des oeuvres, prise en compte des conditions de leur réception, attention aux textes théologiques et dévotionnels, cet ouvrage nous rend accessible un "objet de civilisation" majeur de l'Europe moderne.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER35,00 € -

ESTHETIQUE DES FLUIDES - SANG, SPERME ET MERDE DANS LA PEINT
COUSINIE FREDERICLa représentation picturale des différents fluides corporels - larmes, sang, lait, ou encore bave, excréments, sperme ou sueur - paraît pouvoir réaliser l'exceptionnelle conjonction de l'objet visé par le projet mimétique et de la matière employée. Ce qui est représenté, l'est avec l'élément même de la représentation et exalte visuellement ce qui en est l'essence: la liquidité, la fluidité, l'écoulement. Une telle conjonction semble devoir écarter non seulement la signifiante des fluides, guère interrogée par l'histoire de l'art, mais jusqu'à l'intermédiaire qui semble nécessaire à la réalisation de la représentation: l'artiste, son pinceau et son art, coupables de réintroduire la forme trop maîtrisée, la ligne excessivement arrêtée, la matière figée. C'est, anecdote célèbre et l'un des mythes constitutifs de la peinture occidentale, l'origine de la fameuse "écume" du chien haletant de Protogenes, ou celle des chevaux d'Apelle ou de Néalcès évoqués par Pline, fluide organique complexe et instable dont l'impossible représentation fut finalement réalisée non par les moyens communs de l'art et l'intentionnalité usuelle de l'artiste mais par le "hasard" et la "fortune" du jet furieux d'une éponge, qui peint et dépeint simultanément, sur la peinture imparfaite: "C'est ainsi que, dans cette peinture, la chance produisit l'effet de la nature." Ce défi représentatif est à nouveau relevé au XVIIe siècle par trois peintres qui s'illustrèrent alors par leur maîtrise de la peinture religieuse, de la peinture mythologique et du paysage: Philippe de Champaigne, Jacques Blanchard, et Claude Le Lorrain. Dans leurs oeuvres, la représentation des fluides, où s'origine toute une esthétique de la fluidité, de la liquidité, de l'écume, de la plasticité et de nos modernes "flux", convoque simultanément la spiritualité, la mystique, l'érotique et la politique du Grand Siècle.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER35,00 € -

La tensivité de l'image
Cousinié FrédéricRésumé : Sous quelles formes le corps du Christ et le corps chrétien se sont-ils manifestés dans les représentations visuelles ? Quatre modalités déterminantes ont été identifiées dans les ?uvres de Nicolas Poussin, de Simon Vouet et de leurs contemporains du XVIIe siècle français : le Surgissement épiphanique du divin en ce monde, la Révélation d'un Dieu s'offrant à l'épreuve de la reconnaissance durant sa vie terrestre, l'Extase visionnaire où l'âme tend vers l'union et la connaissance de Dieu, l'Apothéose et le mouvement d'ascension de l'âme faisant retour vers son principe divin. L'analyse formelle, rhétorique et kinésique, attentive au langage corporel, ne peut être dissociée de son inscription dans l'univers spirituel et théologique du siècle étudié. Cette double lecture permet de comprendre les postures corporelles comme autant d'expressions, de reprises et de prolongements d'un mouvement d'origine divine : une dynamique amoureuse, initiée dès l'acte de la Création, puis accomplie par la Grâce et suscitant les propres motions du sujet chrétien. Au-delà, nous constaterons que les multiples tensions qui affectent les visages, les corps mais aussi le temps et l'espace pictural relèvent d'une forme de tension plus générale, caractéristique de l'art de ce siècle : une tensivité des images qui permet de repenser l'analyse des représentations de l'époque moderne.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER39,00 €
Du même éditeur
-

Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo, 2e édition
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri RLe japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Succès et échec de l'héroïsation. De l'Antiquité à l'actualité européenne
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-DomiComment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Madame Infante à la cour de Parme. Pouvoir féminin, relations familiales et ambitions dynastiques
Peyrat Morgan ; Poumarède GéraudFille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Les années Milliat : sports et féminismes dans l'entre-deux-guerres
Castan-Vicente Florys ; Ory PascalLes années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.EN STOCKCOMMANDER26,00 €
