On l'a souvent dit comme une évidence, le terme retraduction comprend deux éléments, re- et traduction. il y a donc, inscrit dans la philologie, un double principe : un principe de langue et un principe d'histoire. Le principe de langue peut se comprendre à partir de la linguistique, de la poétique, d'une herméneutique ou d'une théorie de l'expression, entrées qu'on dira d'emblée n'être pas identiques. Le principe d'histoire répond quant à lui à la question de la nécessité de la retraduction, agissant à la fois pour constituer les raisons de la retraduction et pour définir les terrains sur lesquels il peut s'exercer. Si l'on veut bien admettre que tous les textes peuvent être soumis à retraduction ? ce qui ne veut pas dire qu'ils le soient tous, empiriquement parlant ? alors, en ce sens d'une inclusion de la retraduction comme potentialité de toute traduction, la question de la retraduction est aussi la question de la traduction. ce qu'on peut faire une fois, on peut le refaire une autre fois ? ce que la question de la traduction de la Bible a emblématisé et rejoué de façon propre et, en certaines occurrences, de façon historique. Si la traduction est toujours historiquement située, y compris dans son traitement de la langue, alors toute traduction peut impliquer d'être recommencée sous la pression ou l'incitation d'une autre configuration historique, que celle-ci soit saisissement par une singularité subjective ou par une singularité objective.Sous la direction de Jean-Patrice Courtois, maître de conférences à l'Université de Paris VII-Denis Diderot. Robert Kahn, « Le Château et ses dépendances : à propos de quelques traductions de Franz Kafka » ; Alexandre Seurat, « Berlin Alexanderplatz, de la ?traduction effaçante? à la retraduction » ; Martin Kaltenecker, « Respirer avec Adalbert Stifter » ; Mario Fusco, « Retraduire Italo Svevo » ; Edoardo Costadura, « Traduire et retraduire Italo Svevo et Cesare Pavese en français » ; Jean-Raymond Fanlo, « Pourquoi j'ai retraduit Cervantès ? » ; Guiomar Hautcoeur, « Retraduire pour réinterpréter : réflexions sur les traductions de Don Quichotte par Aline Schulman et Jean-Raymond Fanlo » ; Cécile Serrurier, « Pedro Páramo de Juan Rulfo : espaces de jeu d'une retraduction » ; Pierre Chartier, « Visages français de Tristram Shandy » ; André Miquel, « La traduction : du sens à la lettre, et retour » ; Stéphane Baquey, « Les Mille et Une Nuits d'André Miquel » ; Carole Boidin, « ?Vécues, rêvées et traduites? : les (re)traductions des Mille et Une Nuits ou l'expérience de l'étrangeté ».
Nombre de pages
327
Date de parution
18/02/2015
Poids
500g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174330
Titre
De la retraduction. Le cas des romans
ISBN
2873174331
Auteur
Courtois Jean-Patrice
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
500
Date de parution
20150218
Nombre de pages
327,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le monde n'est pas ici une cible à atteindre ou un objet à représenter, mais il est visé à travers une série de descriptions. Elles touchent à une variété construite d'événements ou de phénomènes formant le monde : son assise cosmologique, des traces archéologiques, de la danse, d'autres expériences poétiques, les animaux, les disparitions et les effondrements terrestres. Pas d'exhaustivité. Ces lieux disent une autre accommodation des choses du monde, parce que leur langage est calme, qu'ils ne montent pas le son et que la forme de chaque surgissement a des marges qui lui sont propres. On peut les prendre pour une série de diapositives sonores. Une question appartient au défilement des phrases : qu'est-ce qui se passe ici maintenant ? La réponse est dans la somme des lieux et des choses. La paraphrase du poète latin dit : quel jour est ce jour sur lequel brisé tout à coup tombe le monde.
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Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.