Maman a la peau d'un singe ". Dérouler ce que contient cette phrase d'Enfance et l'étendre sur l'ensemble de l'oeuvre de Nathalie Sarraute, c'est montrer comment la mise à mal de la peau de maman et de ses substituts parfois méconnaissables conduit l'auteur à détruire inlassablement le personnage, la personne et l'identité individuelle. La peau de maman est d'abord un lieu, interface où se produisent les échanges blessants entre le dehors et le dedans. Ces jeux, vécus négativement en termes d'intrusion et d'expulsion par ces êtres inconsistants qui peuplent les romans, sont pris activement en charge par l'écrivain et recherchés au niveau du processus créateur. La peau de maman est aussi une substance dorée et veloutée que contredisent cruellement ses paroles pétrifiantes. Les formes romanesques traditionnelles sont de même pour Nathalie Sarraute objets de soupçon, perçues comme des matières lisses et figées que l'auteur oppose dans une guerre des substances à sa peau d'écriture souple et poreuse, extensible à l'infini. L'oeuvre de Nathalie Sarraute pose des questions qui concernent à la fois la création et la sensibilité littéraires : que cherche à toucher un écrivain ? Quelle est la texture de sa peau d'écriture ? Que touche-t-il en nous et comment allons-nous le toucher en retour ...
Nombre de pages
127
Date de parution
06/01/2011
Poids
165g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296140066
Titre
Nathalie Sarraute. La Peau de maman
Auteur
Courson Nathalie de
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
165
Date de parution
20110106
Nombre de pages
127,00 €
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Voici douze récits "vrais', mi-graves mi-joyeux, qui se déroulent dans le champ clos des ambitions politiques locales. Ils ont tous pour objet de raconter, dans des situations variées, ponctuelles ou sur la durée d'une vie,"ce qui se passe"derrière les portes matelassées des cabinets et des antichambres. J'y décris par le menu les acteurs en situation de ce ballet étrange où s'agitent des hommes et des femmes hantés par le"goût du pouvoir'. Ma thèse est qu'au-delà de leur ambition de servir leurs contemporains, les élus locaux sont à la fois des "brutes" et des "petits marquis" fascinés par le pouvoir sur les êtres et les situations, et peut-être par l'histoire. Histoires de mots, de regards et d'applaudissements. De la morts aussi. Biographie: Jacques de Courson: Issu d'une famille d'élus locaux, ex-directeur adjoint de l'agence d'urbanisme de Lyon et longtemps consultant dans un grand cabinet de conseil, l'auteur est docteur ès sciences économiques et ancien élève de l'Institut d'urbanisme de Paris. Il est l'auteur des ouvrages suivants: Le Projet de ville (Syros-La Découverte, Paris, 1993), La Prospective des territoires (Éditions du CERTU, ministère de l'Équipement, Lyon, 1999), Les Élus locaux (Éditions d'Organisation, Paris, 2000), Brésil des villes (L'Harmattan, Paris, 2003), L'Appétit du futur, Voyage au c?ur de la prospective (Éditions Charles Léopold Mayer, Paris, 2005). Il est président fondateur de l'association internationale Urbanistes du Monde.
Voici cinquante-deux histoires de villes, de France et de l'autre bout du monde, d'hier à après-demain, mi-réelles, mi-imaginaires, qui veulent réenchanter le monde. Elles disent à peine esquissées, ce qui pourrait advenir si..., à moins que..., et pourtant..., un jour peu-être.
Témoin constamment étonné et surtout infiniment curieux des villes brésiliennes, par goût et par métier", l'auteur leur voue une passion presque exclusive. Mégalopoles ou cités à dimension humaine, elles sont entrées clans sa vie il y a trente ans, presque par effraction, alors qu'il était jeune professor convidado à l'université de Sâo Paulo. Ainsi cet ouvrage s'apparente-t-il moins à une monographie studieuse qu'au "livre de bord d'un caboteur de villes", vivant et empreint d'humour, ponctué d'anecdotes savoureuses. Ce récit original d'un itinéraire personnel, parfois interrompu, toujours repris, à travers les villes majeures du Brésil est aussi un ouvrage actuel, au moment où "Lula", le nouveau président, élu notamment par les pauvres des villes et les paysans sans terre, met en chantier la transformation sociale du pays. " À chaque séjour, elles sont là, fidèles, chaque fois un peu plus folles, mais toujours aussi charmantes. J'ai caboté ainsi de ville en ville, d'année en année, d'Ouro Prêto à Parati, les belles coloniales, de Belém l'indienne à Bahia l'africaine, de Belo Horizonte l'orgueilleuse à Curitiba l'écologique, de Sâo Paulo la métropole à Rio de Janeiro, la capitale abandonnée, avant d'atteindre Brasilia, l'incomparable. À peine les ai-je quittées, j'ai déjà la saudade de leur charme vénéneux, de leur trop plein d'énergie, de leur violence sourde et aveugle, de leur beauté aussi. "
Courson Alphonse Eugène ; Leclercq Jean ; Martin F
Une série " historique " mais non poussiéreuse, sur un thème devenu un classique de l'histoire de l'art La Collection de l'Art Brut fera paraître au printemps son 27e numéro, après quelques années de pause. Cette série, qui fait référence au niveau international, a été inaugurée en 1964 par Jean Dubuffet, à qui on doit la définition de l'Art Brut et la première collection d'oeuvres réunies sous cette appellation. Chaque numéro réunit des textes sur des artistes figurant dans la Collection de l'Art Brut. Les textes qui sont enrichis de nombreuses illustrations analysent les productions, mais relatent aussi le parcours de leurs auteurs. L'Art Brut No 27 présentera de nombreuses nouvelles acquisitions, et accompagnera aussi les expositions monographiques Clemens Wild et Pascal Vonlanthen (du 14 juin au 27 octobre 2024) à la Collection de l'Art Brut, dont le commissariat est assuré par Teresa Maranzano.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...