En février 2006, Robert Fleck, directeur des Deichtorhallen à Hambourg, a proposé au cinéaste et plasticien Pierre Coulibeuf d'exposer quelques installations dans la Haus der Photographie-Deichtorhallen. Dans le même temps, le cinéaste présentait une rétrospective de ses films 35 mm au cinéma Abaton, à Hambourg. Ces manifestations étaient les premières d'un cycle de rétrospectives et d'expositions de son ?uvre filmique et plastique dans plusieurs villes en Allemagne (Berlin, Leipzig, Munich, Dusseldorf...). Toute l'?uvre de Pierre Coulibeuf se développe sous le signe du passage: passage d'une discipline à une autre, d'une vision à une autre, d'une forme à une autre; mais aussi, à l'intérieur de cette ?uvre, passage d'un objet à un autre - du film à l'installation, à la photographie, au livre -, le film 35 mm devenant alors une sorte de matrice. C'est un projet de transversalité que poursuit Pierre Coulibeuf, selon un processus caractérisé par la reprise. L'entretien entre Pierre Coulibeuf et Robert Fleck analyse les différentes formes d'expression par lesquelles le cinéaste tente de faire circuler ses visions, en fondant son travail à la fois cinématographique et plastique sur des concepts issus de sa lecture ininterrompue de l'?uvre littéraire, philosophique et plastique de Pierre Klossowski - commencée à l'Université - mais aussi d'écrivains et de philosophes français qui ont constitué la "pensée moderne". Biographie: Pierre Coulibeuf a déjà publié, aux éditions Yellow Now: les Guerriers de la beauté (2003), le Démon du passage (2004) et Michel Butor Mobile (2006).
Nombre de pages
143
Date de parution
04/04/2008
Poids
400g
Plus d'informations
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EAN
9782873402235
Titre
Le même et l'autre. Conversation
Auteur
Coulibeuf Pierre ; Fleck Robert
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
400
Date de parution
20080404
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Homme noir est le titre d'un livre et d'une série de travaux réalisés par Michelangelo Pistoletto, à partir desquels le cinéaste Pierre Coulibeuf a tourné un film dans lequel Pistoletto joue l'Homme noir. Une résonance s'installe, une dynamique rétrospective anime et transporte l'oeuvre de Pistoletto.
Coulibeuf Pierre ; Di Marino Bruno ; Nancy Jean-Lu
Essai de reconstitution d'une visite chez l'écrivain Michel Butor. Transposition, réécriture, recomposition, reconstruction, remontage - passage d'une écriture littéraire à une écriture filmique puis, nouvelle transformation, passage d'une écriture filmique à une écriture littéraire, par transposition, réécriture et remontage. Une parole "cadrée" comme on cadre une image de film, une parole construite à partir de thématiques qui rythment et structurent le texte: la frontière, le Nouveau Roman, Mobile, la collaboration avec les artistes...; des fragments de textes écrits par Michel Butor, ici recomposés; l'ensemble constituant une continuité dialoguée (voix in et voix off) pour deux personnages: un écrivain et une étrange "visiteuse... Comme une longue bande pelliculaire où images et dialogues ne cessent de s'entrecouper."
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.