La littérature féminine dont fait partie le roman féminin ivoirien a longtemps été présentée sous un cliché, celui qui fait d'elle une littérature consacrée au monde féminin. Cet ouvrage collectif vient justement à point nommé pour permettre un dépassement de cette conception des choses. Ce livre qui regroupe un ensemble d'études menées par différents contributeurs se donne pour tâche de faire découvrir quelques caractéristiques de l'écriture romanesque féminine ivoirienne. Dans cette optique, le style, le conditionnement social du personnage féminin principal et la thématique sont passés en revue. Ainsi, le roman féminin ivoirien ne se présente plus simplement comme un roman "au féminin" mais comme un roman qui s'inscrit dans la perspective des nouvelles écritures, révélant le talent des romancières. Au regard de ces différentes contributions dans ce livre, il est désormais possible, parlant de ce type de roman, de le qualifier de nouveau roman féminin ivoirien dont l'émergence dévoile une production de discours critiques, voire une vision éthique de société.
Nombre de pages
178
Date de parution
09/03/2015
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343057156
Titre
Le roman féminin ivoirien
Auteur
Coulibaly Moussa
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20150309
Nombre de pages
178,00 €
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Ce livre est le premier pas d'une réflexion sur l'héroïsme féminin dans ce grand champ de la littérature africaine subsaharienne francophone, précisément le roman africain. A l'aide de la sémiotique et de la narratologie, cette réflexion analyse un cas précis, celui de Doguicimi, en vue de la théorisation de l'héroïsme féminin, preuve qu'il peut exister, bien entendu, aussi bien dans la vie courante qu'en littérature. L'exemple présenté dans ce livre, rappelle, à cet effet, une valeur essentielle, celle qui consacre l'être humain de " plus grand " parmi ses semblables ; valeur à laquelle l'on doit attacher du prix. Car un héroïsme, qu'il soit masculin ou féminin, est un hymne qui galvaude, réveille en chacun de nous des caractères peu connus devant conduire aux actions déterminantes. A travers Doguicimi, le personnage étudié, l'héroïsme se perçoit, avant tout, comme l'expression de valeurs physiques (beauté physique), morales, humanitaires et guerrières (détermination et esprit de sacrifice). En un mot, la réflexion menée ici, à partir de ce seul cas de Doguicimi, propose, en réalité, ce qui pourrait constituer une grille de lecture de l'héroïsme féminin dans le roman africain francophone.
Cet ouvrage aborde la question de la fragmentation dans les créations littéraires. Il s'agit, par le biais de différentes contributions, d'appréhender la pratique fragmentaire chez les auteurs africains contemporains. Si son usage dévoile un tant soit peu la désintégration des genres littéraires, elle est une exigence formellement admise. Ainsi les auteurs africains ne sont plus des fragmentaires malgré eux-mêmes mais des fragmentaires confirmés dans leurs prises de plume.
Bodo Bidy Cyprien ; Coulibaly Moussa ; Kamagaté Ba
Dire, raconter, déclamer, jouer et conter l'horreur dans le texte africain, comment et pourquoi ? Ce livre analyse ainsi le mode opératoire du motif de l'horreur dans le discours romanesque, poétique, théâtral, oral (conte) africain. Il s'ensuit une polytonalité qui aide à saisir le motif horrifique dans sa multidimensionnalité littéraire et sa polysémie (valeurs et enjeux) à travers les analyses qui portent sur l'horreur de l'écriture et l'écriture de l'horreur dans le champ littéraire africain.
La guerre du Bani-Volta, qui représente l'un des soulèvements populaires les plus importants de l'ère coloniale mené après la période des conquêtes, se trouve aussi être l'une des moins connues. Déclenchée en Afrique de l'Ouest en 1915, par des populations aux ethnies, religions et cultures très variées, elle avait pour but de bouter hors de certains territoires le colonisateur français, installé comme administrateur. Elle mérite aujourd'hui un regard supplémentaire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...